aa oO grammi
— thebaïque ^
Hydrolat de menthe q. s, pour 150 c. c.
Vanilline • q. s.
I cuillerée à soupe toutes les 2 heures.
Von Noordcn emploie l’atropine aux doses de 1/2 milligramme à 4 milligrammes, pendant quatre à six semaines.
Les eaux arsenicales du Mont-Dore et de la Bourboule sont très utiles dans l'asthme nerveux; les eaux sulfureuses (notamment des Eaux-Bonnes) quand il existe un élément bronchitique. Chez les asthmatiques goutteux, les eaux bicarbonatées sodiques (Vais, Vichy, Saint-Nectaire) sont particulièrement indiquées.
II n’est que juste d’insister sur l’action calmante, sédative, exercée parla cure Mont-Dorienne sur l’asthme vrai. « Les inhalations et parfois aussi les bains hyperthermaux, associés à la note climatérique, sont vraiment une des meilleures médications que je sache chez les asthmatiques, pourvu (ceci est capital) • pie l’asthme soit fonction de réaction d’adultérations des voies respiratoires; pourvu qu’il s’agisse de neuro-arthritiques qui, par des crises de leurs nerfs respiratoires, témoignent d’un état lésional, apparent ou fruste, superficiel ou profond, de l’arbre aérien. » (Landouzy, Cours de thérapeutique de la Faculté, 1899-1900.)
Peu minéralisées (0 gr. 001 d’arseniate de soude pour 0,028 dans les eaux
ASTHME
de la Bourboule), les sources du Mont-Dore sont très chargées d’acide carbonique, ce qui permet une large utilisation des inhalations.
Le traitement comprend d’ailleurs la cure de boisson, dont l’effet est à la fois général (activité imprimée aux oxydations, décharges uraliques, etc.) et local (action sédative du côté des voies respiratoires); les bains hyperlhcrmaux dans lesquels on est plongé jusqu’à la ceinture, pendant cinq à dix minutes, à une température variant de 59 degrés à plus de 45 (effets révulsifs très énergiques, excitation générale suivie d’une détente se traduisant par la sensation d’augmentation de l’amplitude respiratoire); enfin les inhalations. Celles-ci se pratiquent dans de vastes salles où les malades séjournent pendant un temps qui varie de vingt minutes à une heure et où ils respirent les vapeurs produites par l’ébullition des eaux. « Cette huée humide, chaude, chargée d’éléments minéraux, se répand dans tout l’arbre aérien, imbibant, stimulant, hyperémiant doucement toutes ses parties ; augmentant l’activité des sécrétions bronchiques; provoquant une manière de décapage de l’endothélium de surface et des épithéliums glandulaires. » (Landouzy, loco citato.) Ajoutons que la vapeur inhalée traduit objectivement ses effets par une sédation manifeste, due sans nul doute à l’action de contact immédiat sur l’élément nerveux des bronches, par conséquent sur le spasme.
L hydrothérapie froide, contrairement à ce qu’ont dit quelques médecins, peut rendre de grands services. 11 importe seulement de la cont inuer pendant longtemps.
Il nous reste à indiquer les précautions hygiéniques auxquelles doit s'astreindre l'asthmatique et le traitement général qui lui convient.
On a cherché à déterminer quelles sont les influences climatériques qui déterminent l’accès d’asthme; il a été impossible de préciser ces influences, car tel asthmatique peut être pris d’un accès dans une localité où un autre asthmatique voit disparaître les siens. Cependant on a remarqué depuis longtemps que c’était dans les endroits les plus humides et parfois les moins hygiéniques <pie les accès étaient le plus rares. Le malade redoute en général le vent et les brusques variations barométriques. S il réclame le séjour à la campagne, on devra lui prescrire de choisir une localité bien abritée; les pays boisés semblent préférables aux plaines découvertes et aux pays de culture où l’air est rempli, au printemps et en été, de poussières végétales qui peuvent provoquer les accès. Il faut interdire enfin les climats d’altitude.
On doit chercher à combattre chez les malades la diathèse arthritique dont l’asthme n’est qu’une manifestation; à cet effet il faut recommander un régime alimentaire à prédominance de végétaux, l'usage des alcalins, etc. ; chez les goutteux on prescrira le salicylate de soude, les sels de lilliine, on ordonnera un traitement à Vichy, Vittel, Ems, Wiesbaden, etc. Certains accès d'asthme alternant avec des accès de goutte ont pu être modifiés avantageusement parle colchique. Lorsqu’il existe une dermatose concomitante, Y arsenic est particulièrement indiqué. Les bromures, la valériane conviennent aux asthmatiques nerveux.
Le traitement de l'accès d'asthme chez l'enfant consiste en l’emploi de la
MALADIES DU POUMON
teinture de lobelia inflata (XX à C gouttes par jour), de la teinture de grindelia robusta (XV à LX), de la belladone. Moncorvo recommande la potion suivante :
Eau de tilleul. . . .
Eau de fleurs d’orangei
Uiqueur d'Hoffmann. .
Teinture de belladone .
— de lobélie . .
Par cuillerées à café jusqu’à cessation de l’accès.
La pyridine en inhalations (V gouttes, 5 ou 4 fois par jour) est un des moyens les plus efficaces.
L’accès une fois calmé, on prescrit Yiodure de sodium (5 à 10 centigrammes dans de la bière d’extrait de malt) ou le sirop iodotannique, Y arsenic (trois à quatre gouttes de liqueur de Fowler au milieu du repas);
ou :
Arséniate de soude 0 gr. 02
Bromure de potassium 2 gr. 50
Sirop de fleurs d’oranger 50 grammes.
Eau distillée 70 —
(Comby.)
100 grammes.
J gramme.
| àâ V à X gouttes.
3 cuillerées à café par jour.
C’est chez l’enfant surtout qu’est manifeste l’influence héréditaire du neuroarthritisme sur le développement de l’asthme, influence à laquelle vient se joindre celle de différentes causes occasionnelles : irritation ganglionnaire (adénopathie trachéo-bronchique), nasale ( végétations adénoïdes), amygdalienne
(hypertrophie des amygdales), génitale, cutanée, etc Chez eux, comme
chez l’adulte, la cure du Mont-Dore produit les meilleurs effets : on fera prendre l’eau en boisson à la source Madeleine, à la dose quotidienne de 50 ou 100 grammes pendant les premiers jours, ou à la source Ramond; on leur fera pratiquer de plus des inhalations, qui constituent le « cataplasme appliqué sur la partie malade » (Joal) ; enfin on emploiera des douches chaudes en jet ou en pluie sur les parois thoraciques, surtout à la région interscapulaire, pendant 4 à 5 minutes de durée. Les bains hyperthermaux, trop excitants, ne sont pas à conseiller chez l’enfant, non plus (pie des douches nasales; mais, dans le cas d’asthme nasal, on recommandera aux jeunes malades, de respirer par le nez pendant leur séjour à la salle d’inhalation; ils pratiqueront ainsi un véritable humage ; de plus ils feront des pulvérisations nasales ou seront soumis à l’action de l’eau poudroyée au moyen de la palette de Lambron ou du bain nasal donné avec un petit flacon en verre, à col recourbé et terminé par un embout olivaire; le liquide s’écoule dans les narines, la tète étant rejetée en arrière, et pénètre sans violence dans les fosses et le naso-pharynx où il est
EMPHYSÈME
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retenu par la contraction du voile du palais si le malade respire bien par la bouche ou prononce la voyelle I.
B. — Traitement causal.
Lorsque le diagnostic d’asthme nasal est posé, il faut satisfaire à deux indications :
1° Faire disparaître l’excitabilité anormale de la pituitaire;
2° Supprimer la cause locale qui l’entretient.
La cocaïne est le meilleur moyen que l’on possède pour atténuer l’excitabilité de la muqueuse; il faudra, dès le début de l’accès, faire des attouchements de la muqueuse avec une solution forte (au 5e). Quant au traitement de la lésion, il est évidemment variable suivant qu'il s’agit de polypes, d’hypertrophie des cornets, d’épaississement chronique de la muqueuse, de déviation de la cloison, etc. Il importe d’ailleurs de se garder de tout traitement systématique et de vouloir envers et contre tout pratiquer la cautérisation, l’ablation des cornets, si ces opérations ne sont pas rigoureusement justifiées; c’est à cause des abus qui ont résulté de traitements intempestifs, faits sous le couvert de la nouvelle théorie, que la médication locale a paru tomber en discrédit. La proportion des guérisons, dans les cas d’asthme d’origine nasale, oscille, suivant les auteurs, entre 25 et 50 pour 100 (Hack, Lublinski, Heryng, Bosworth, Sommerbrodt) .
On peut aussi utiliser l 'adrénaline soit sous forme de pulvérisations intranasales (solution normale associée dans la proportion de 1/5 à l’huile de vaseline), soit en pommade dont on introduira gros comme un pois dans la narine :
Chlorhydrate d’adrénaline
Vaseline
Lanoline
Ce qui démontre bien que dans l’asthme l’influence de la cause occasionnelle n’est qu’accessoire, c’est que l’asthme peut persister après disparition de la cause provocatrice, c'est que les crises les plus typiques, les accès les plus persistants d’asthme surviennent dans les cas où la zone asthmatique est : introuvable. La part de la névrose est dans tous les cas prépondérante et la cure du Mont-Dore agit plutôt sur l’état constitutionnel, sur le neuro-arthritisme (pii sont les causes provocatrices.