SC
lu sous-nitrate ou le salicylate de bismuth , le dermatol, associé au naphtol , au salot, au bétol, au benzo -naphtol .
On peut aussi donner par jour 2 grammes de tanin , en pilules, ou \' oxyde de zinc. Enfin Y acide lactique, qui est eflieace dans toutes les diarrhées (Hayem) et (pii, dans l’entérite tuberculeuse en particulier, a été employé avec succès par différents médecins, peut être prescrit à doses élevées (10 à 15 grammes par jour) dans un litre d’eau additionnée de 100 grammes de sirop de coings.
Les lavements créosotes peuvent arrêter parfois la diarrhée.
Si la diarrhée s’accompagne de coliques très douloureuses, on calme ces coliques par l’application de cataplasmes laudanisés ou d’un Uniment calmant :
Teinture d’iode. . . .
Laudanum de Sjdcnham Chloroforme
ou bien :
Laudanum
Chloroforme
Huile de jusquiaine . .
15 grammes.
afi 10 grammes.
Le traitement local pourra être essayé lorsque les symptômes indiqueront une prédominance des lésions au niveau du gros intestin : lavements de décoction de pavots additionnée d'une cuillerée à soupe d'eau-de-vie ou d'une cuillerée de teinture de ralankia (Ferrand), lavements à la décoction de racine d'ipéca (Bourdon et Cliouppe); au sulfate de zinc (Lasègue).
Deux, formes de tuberculose intestinale sont justiciables du traitement chirurgical, la tuberculose caecale, formant tumeur par suite de l’infiltration embryonnaire considérable des parois et la sténose consécutive à la cicatrisation d’ulcérations. Il existe actuellement, depuis la première résection intestinale pratiquée par M. Bouilly en 1886, de nombreuses observations d’interventions chirurgicales suivies de succès.
Nous ne citerons ici la fistule à l’anus que pour indiquer la nécessité de l'opérer le plus vite possible.
Troubles circulatoires. — Si l’asystolie que l’on observe dans les périodes avancées de la tuberculose est négligeable au point de vue thérapeutique, il n’en est pas de même de la tachycardie qui est pour ainsi dire la rc.de chez les tuberculeux et qui, chez certains d’entre eux, est un phénomène précoce, permettant de soupçonner une tuberculose .pii ne s’affirme pas encore par des signes stéthoscopiques précis. Dans certains cas, la tachycardie est portée à un degré extrême; elle constitue un symptôme des plus pénibles qui interdit aux malades tout effort, toute occupation, tout travail intellectuel.
La tachycardie est sans doute due à l’action des toxines tuberculeuses sur les centres bulbaires ; aucun médicament ne parvient à la faire disparaître:
TUBERCULOSE PULMONAIRE
ni la digitale, ni le strophantus, ni la spartéinc n’ont d’action sur elle, ils paraissent même augmenter l’éréthisme cardiaque, le repos seul a une influence sur la tachycardie. Le médecin doit, d’autre part, se borner à préserver le tuberculeux tachycardique des influences susceptibles d’exagérer le trouble morbide. Il doit tout d’abord interdire les excitants et les stimulants: kola, coca, café, alcool, le tabac; supprimer les médicaments tels que la créosote qui exagèrent la tendance des malades aux poussées congestives (Faisans), surveiller l’alimentation et substituer aux repas copieux des repas fréquents et légers. Le régime lacté, joint au repos, donne dans certains cas d’excellents résultats; on peut supposer qu’il agit en favorisant l'élimination des produits toxiques.
L’existence de la tachycardie implique, nous l’avons dit, la nécessité du repos. Si la tachycardie n’est pas très prononcée (80-90 pulsations), les malades pourront faire de courtes promenades; si la tachycardie est accentuée. (100 pulsations et au delà), le repos sera absolu.
La cure permanente à l’air libre peut être nuisible, si on y soumet le malade sans entrainement préalable. On se bornera à recommander deux cures d’air par jour, l’une le matin, l’autre l’après-midi. On préservera avec soin le malade du vent et de l’insolation directe.
Les femmes tachycardiques devront garder le repos absolu au lit au moment des périodes menstruelles qui sont souvent l’occasion de mouvements congestifs.
Parmi les climats sédatifs à recommander aux tuberculeux tachycardiques, M. Faisans cite particulièrement celui de Pau.
Les palpitations coïncident habituellement avec la tachycardie, mais peuvent aussi se manifester chez des malades dont le cœur est peu accéléré. Chez les jeunes lilles ou les jeunes femmes d’aspect anémique, les palpitations sont souvent un signe précoce de tuberculose; une erreur de diagnostic au sujet de leur cause, leur attribution à la chlorose entraîneraient une erreur de thérapeutique préjudiciable aux malades, le fer déterminant fréquemment des poussées congestives chez les tuberculeux.
11 uc suffit pas de les rattacher à leur véritable cause; il faut encore en rechercher la pathogénie qui peut être variable chez les tuberculeux. Sans doute, le plus souvent, elles sont l'indice de la toxi-infection et de l’anémie symptomatique qui en résulte; auquel cas elles sont uniquement justiciables du traitement général de la tuberculose (repos, suralimentation, etc.), qui remonte les forces, améliore les échanges nutritifs, permet à l’organisme de lutter contre l’invasion bacillaire; mais elles peuvent encore être dues à une lésion cardiaque d'origine tuberculeuse (péricardite, endocardite) ; parfois à des troubles digestifs, d’où l’indication de traiter ces troubles en soumettant les malades à un régime alimentaire de repos, en supprimant les médications irritantes, etc.: elles peuvent enfin dépendre de l’adénopathie trachéo-bronchique et dans ce cas coïncident avec la tachycardie : Yiode est alors indiqué ainsi que d’autre part, à titre d'agents palliatifs, les bromures , la valériane , la belladone.
MALADIES DU POUMON
Sueurs nocturnes. — Faut-il traiter les sueurs nocturnes des phtisiques? La question pourra sembler hors de propos, pour qui sait combien ce symptôme est pénible, combien par sa répétition il contribue à l’affaiblissement des malades; elle a cependant été souvent débattue. Sans remonter aux anciens auteurs, rappelons l’opinion de Trousseau sur le danger qui résulte de la suppression brusque des sueurs; Trousseau l’expliquait par un prétendu antagonisme existant entre les différentes sécrétions. « L’antagonisme des sécrétions, dit-il, existe aussi entre la peau et la membrane pulmonaire, car la suppression brusque de l’exhalation cutanée, par suite du refroidissement, suscite uu flux muqueux dans les poumons comme elle suscite des diarrhées. » L’opinion de Trousseau au sujet de cet antagonisme entre les diverses sécrétions est erronée; ce qui est exact, c’est que la suppression des sueurs peut dans certains cas être le signal de l’apparition d’autres manifestations morbides; c’est ainsi que chez les arthritiques, si des sueurs abondantes et habituelles sont supprimées, peuvent survenir des douleurs articulaires ou musculaires; c’est qu’en effet l’excrétion sudorale est une voie d’élimination pour les toxines microbiennes ou pour certains produits de désassimilation cellulaire.
Lorsque cette voie est fermée, une partie des principes nuisibles reste dans la circulation et devient une cause d’auto-intoxication. 11 est certain que les sueurs des phtisiques éliminent les produits provenant de la combustion des tissus et les toxines des micro-organismes qui pullulent au niveau des bronches; elles sont donc, à ce point de vue, salutaires.
Récemment M. Salter (The Lancet, 5 janvier 1808) a donné la confirmation du rôle joué par les sueurs des tuberculeux dans l’élimination des produits toxiques; ce médecin a constaté en effet que les sueurs de ces malades contiennent de la tuberculine. En injectant sous la peau de cobayes rendus tuberculeux 5 à 7 centimètres cubes de sueur provenant de phtisiques ayant une transpiration nocturne abondante, il a vu se produire chez les animaux en expérience la réaction caractéristique que l’on obtient sous l’influence de la tuberculine de Koch; l’injection des produits de la transpiration de personnes saines aux animaux tuberculisés ne détermine pas cette réaction. Salter conclut qu’il est irrationnel de vouloir employer les médicaments antisudoraux. Suivant lui, il faudrait au contraire stimuler la fonction sudorale par des applications de flanelle chauffée, de houles d’eau chaude, etc
Sans nier le rôle éliminateur des sueurs, nous devons constater qu’elles constituent un symptôme des plus pénibles et que l’on est parfois obligé de les modérer.
Le phtisique qui est atteint la nuit de sueurs abondantes ne doit pas trop se couvrir, ni user d’oreillers de plume. Chaque soir, avant de se mettre au lit, il fera sur tout le corps, une lotion avec de l'eau froide, aiguisée ou non avec du vinaigre (II. Bennett, Hérard et Cornil, Peter).
La lotion sera suivie d’une friction avec de l'alcool.
Comme moyen externe on a proposé les applications d’un mélange de poudre de tannoforme et de talc (à parties égales).
La médication antithenniquc constitue l'un des meilleurs moyens (le supprimer les sueurs, mais il faut compter plus sur l’action antithermique de la cure d’air et de repos que sur celle des médicaments. On ne prescrira donc qu’exceptionnellement l’un des nombreux médicaments internes proposés comme autisudoraux : le plus employé est l’atropine, proposée pour la première fois en France par Vulpian. On donne le sulfate neutre d' atropine , à la dose d’un demi-milligramme pour une pilule, deux ou trois heures avant l’arrivée de la sueur, c’est-à-dire vers dix heures du soir, les premières sueurs se produisant en général vers une heure du matin. 11 est rare qu’une seule pilule suffise à produire F effet attendu : le malade est habituellement obligé d’en prendre deux ou trois dans la soirée : une toutes les deux heures. On a préconisé l’hyoscine à la même dose; mais elle est plus dangereuse à manier, tout en étant moins efficace.
V agaric blanc a été recommandé par Andra 1, Trousseau, Peter; il s’emploie en poudre à la dose de 50 à 50 centigrammes que l’on prend en pilules, au moment du coucher; il est presque aussi actif que l’atropine, mais peut provoquer parfois la diarrhée :
Agaric blanc 0 gr. 50
Poudre d’opium 0 gr. (U2
Pour 1 cachet Ou :
Agaric blanc . . .
Tannate de quinine.
Extrait de gentiane .
Pour 1 pilule. 4 le soir.
âïi I) gr. Où q. s.
On emploie aussi l’acide agaricique dénomm ’1 à tort agaricine, aux doses de 0,005 à 0 gr. 02 :
Acide agaricique 0 gr. 005
Poudre de Dover 0 gr. 10
Pour 1 pilule. 1 à 2 le soir.
D’après M. Combemale, l’agaricine est un agent antisudoral d’action certaine. aussi bien contre les sueurs des phtisiques (pie dans tous les autres cas où il est nécessaire de supprimer les sueurs; ses elfets ne s’accumulent pas et ne s’atténuent pas.
Le phosphate tribasique de chaux , à la dose de 5 à 0 grammes par jour, est aujourd’hui délaissé.
L'ergot de seigle et Yergotine ont été recommandés par Dacosta, Tenncson, etc. On donne I gramme de poudre d’ergot de seigle le soir avant le
MALADIES DI POEMON.
sommeil, ou mieux encore une demi-heure avant l’apparition des sueurs. On renouvelle cette dose une ou deux heures après, s’il y a lieu. On doit continuer cette médication pendant trois jours de suite; l'effet thérapeutique se prolonge souvent pendant un ou deux septénaires. On peut remplacer la poudre d’ergot de seigle par une injection sous-cutanée d’ergotine.
Bien d’autres médicaments encore ont été préconisés : le tanin à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme, en pilules; V oxyde de zinc associé on non à la pondre de Dover (40 à 50 centigrammes); la picrotoxine, la duboisine, en granules d’un quart de milligramme (Guider) dont on donne un ou deux, ou bien en injections sous-cutanées :
Sulfate de duboisine 1 centigramme.
Eau distillée de laurier-cerise 20 grammes.
Chaque centimètre cube renferme un demi-milligramme de principe actif.
Vhydrastis canadensis à la dose de \\\ gouttes d’extrait lluidc à prendre le soir.
L 'acétate de plomb, vanté par Ettmuller, Pringle, Amelung et Fouquier, mais complètement abandonné aujourd’hui, en raison des dangers d’intoxication auxquels il expose.
Le sulfonal a été donné avec succès par quelques médecins (Bôttricb, Cantu) à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme. Cantu aurait obtenu la disparition complète des sueurs l ! fois sur "27 cas, 8 fois une amélioration, 5 fois seulement un échec.
D’après Sacaze (de Montpellier), un autre hypnotique, le cliloralose sérail également efficace contre les sueurs. On prescrit d’abord un seul cachet de 5 centigrammes; on peut ensuite renouveler jusqu’à 5 ou 4 fois cette dose, en faisant prendre les cachets à une demi-heure d’intervalle chacun.
Deux médicaments antisudorifiques ont été particulièrement étudiés dans ces dernières années ; ce sont l’acide camphorique et le tellurate de soude.
L'acide camphorique a été expérimenté par Leu, Bohland, Coinbemale, etc. If se donne à la dose de 2 grammes dans un julep alcoolisé, que l’on prend en une seule fois le soir, deux heures après h; dernier repas. 11 serait supérieur à l’atropine, d’après Leu, et agirait en détruisant les produits solubles septiques, cause des sueurs. Il n’a pas, en tout cas, d’effet désagréable ou fâcheux. Quant au tellurate de soude, il se donne en pilules à la dose de 2 à 5 centigrammes (Neusser, Combcmale) ; après son usage prolongé on peut observer des troubles digestifs et l’haleine prend une odeur alliacée. L’efficacité du tellurate de soude serait supérieure à celle de l’acide camphorique.
On a récemment proposé d’utiliser les propriétés antithermiques du pyramidon et les propriétés antihidrotiques de l’acide camphorique, en employant les combinaisons de cel acide avec le pyramidon. M. Bertherand a prescrit le camphorate neutre de pyramidon (0 gr. 50 àO gr. 00); MM. Lyonnct et Lançon (de Lyon) le camphorate acide ( I gramme par jour en 2 fois).
TUBERCl LOSE l'I LMONA1RE.
7 Ul
Quel que soit le remède employé contre les sueurs, il faut bien savoir que son administration prolongée est nécessaire, car l’action des antisudoriliques n’est que passagère. Il ne faut pas perdre de vue non plus que les médicaments sont inutiles si l’on parvient à couper la fièvre : c’est donc à lutter contre la lièvre que le médecin devra s’appliquer avant tout.
Hémoptysies. — (Voir le chapitre consacré au traitement de ce symptôme.)
Bronchite; expectoration. — A la bronchite et à I expectoration qui en est la conséquence on peut opposer, dans certains cas, la méthode des injections inlra-trachéales d'huiles essentielles, indépendamment des moyens classiques : terpine, créosote, gaïaeol et dérivés administrés par la bouche, par les voies rectale et sous-cutanée.
La muqueuse respiratoire est, de toutes les membranes muqueuses, celle qui jouit au plus haut degré de la faculté absorbante, non seulement pour les gaz, mais encore pour les liquides (Colin d’Alfort).
Le I)r Mendel a utilisé la méthode des injections inlra-trachéales pour porter directement, au niveau de la trachée, diverses huiles essentielles dont le pouvoir bactéricide sur les germes de la tuberculose a été démontré par les expériences de Frcudenreich,, ainsi que 1 iodoforme, le gaiacol, le menthol.
Les doses adoptées par lui pour 100 centimètres cubes d’huile d’olive stérilisée sont les suivantes :
Essence de thym. . .
— d’eucalyptus .
— de cannelle .
Iodoforme
Gaïaeol
Menthol
5 grammes.
2 gr. 50
2 gr. 50
Chaque jour, on introduit, sous le contrôle du miroir, derrière l’épiglotte et entre les deux cordes vocales, une seringue à longue canule recourbée, contenant 5 centimètres cubes de solution huileuse, et l’on pratique une injection de 9 à 12 centimètres cubes de la solution. Dans nombre de cas on obtient une diminution très marquée de la toux, une modification très appréciable de l’expectoration.
Toux. — La toux, destinée à éliminer les sécrétions contenues dans les bronches et les cavernes, est une toux salutaire que l’on ne peut d’ailleurs combattre. II n’en est pas de même de la toux sèche, quinteuse, qui tourmente les malades d’une façon incessante, pour aboutir à l’expulsion de quelques rares crachats. Ainsi que nous l’avons indiqué plus liant, les malades peuvent, au prix de quelques efforts, maîtriser le besoin de tousser, quand la toux ne doit pas avoir d’effet utile; mais, pour obtenir ce résultat, il importe que le médecin use de toute son autorité et qu’il persuade au malade que la toux.
MALADIES DI POUMON
au lieu de faire cesser le chatouillement laryngé, congestionne les voies respiratoires supérieures et entretient la quinte. Quand on éprouve une démangeaison en public, on ne se gratte pas... la toux sans crachats, c’est le grattage de la gorge qui démange... on ne doit pas se gratter la gorge en public (Detweiller).
On peut d ailleurs faire cesser le picotement qui est souvent le point de départ du réflexe de la toux en humectant l’arrière-gorge au moyen d’un liquide chaud (eau boriquée, décoction d’eucalyptus, etc.) ou parfois au moyen d’un badigeonnage à la cocaïne (0 gr. 25 pour 100 grammes de glycérine). Si cependant la toux est invétérée, il faut la calmer au moyen de I opium (pilules d’extrait thébaïque de 0 gr. 01 dont le malade peut prendre jusqu’à six ou sept par jour), de la codéine et de la morphine en sirop ou même en injections, si la tuberculose n’est pas trop avancée, sinon l’injection de morphine peut bâter la terminaison fatale. Enfin les opiacés sont contreindiqués quand il existe de l’encombrement bronchique ; ils mettent obstacle à l’évacuation des bronches.
La meilleure potion pour la nuit est la suivante :
Sirop de morphine. .
Eau de laurier-cerise.
— - de fleurs d’orangei
Sirop de tolu. . . .
On a récemment proposé de substituer à la morphine deux de ses dérivés, V héroïne (éther diacétique de la morphine) qui peut être employée à la dose de 0 gr. 0U5 - 0 gr. 02 (elle est plus toxique que la morphine et doit être maniée avec prudence): on utilise la forme pilulaire ou les solutions :
Chlorhydrate d’héroïne 10 centigrammes.
Eau de laurier-cerise 20 grammes.
XV à XX gouttes dans de l’eau sucrée, 3 ou 4 fois par jour.
Chlorhydrate d’héroïne 5 milligrammes.
Poudre de guimauve 2 centigrammes.
Extrait de rhubarbe 5
pour une pilule, 4 à 6 par jour.
ô grammes.
Chlorhydrate d’héroïne . . .
Sirop de fleurs d’oranger. . . Eau distillée de laurier-cerise
<|. s. pour
0 gr. 02 50 grammes.
et la dionine (éthylmorphine) : la dionine se prescrit aux doses de 0 gr. 01 — 0 gr. 02 par la bouche ou eu injections sous-cutanées :
Dionine 20 centigrammes.
Eau distillée de laurier-cerise 10 grammes.
X gouttes 2 fois par jour.
TtBERCULOSE Pt LMO.NAIRE.
Dionine . . .
Eau stérilisée .
‘20 centigrammes.
10 grammes.
Injecter une seringue de Pravaz de 1 centimètre cube.
On peut encore employer contre In toux du bromure de potassium, de Yelher, de l’eau chloroformée. La toux quinteuse pourrait être arretée par les injections sous-cutanées d'eau pure faites dans la région sous-claviculaire ou cervicale, au niveau des points où les malades accusent des sensations de fourmillements, de picotements (Landouzy).
11 est un moyen bien simple, mais trop souvent négligé, de rendre la toux moins pénible, dans les cas où les malades ont peine à « arracher » leurs crachats; c’est V inhalation d'eau chaude à laquelle on peut ajouter un peu de teinture de benjoin.
Dans les cas où la bronchite prédomine, la lerpine en pilules ou en potion alcoolisée facilite l’expectoration.
Dyspnée. — Lorsque la dyspnée résulte, comme c’est le cas habituel, du rétrécissement progressif du champ de l’hématose, on est impuissant à lutter contre elle. Seules, les inhalations répétées d'oxyyène apportent un soulagement momentané ainsi que les fortes doses de sirops d'éther et de morphine, donnés à parties égales. Lorsqu’elle est l’effet d’un emphysème concomitant, 1 iodure de potassium à petites doses peut rendre des services, s’il n’existe d’ailleurs ni fièvre ni hémoptysie.
On a récemment proposé, à titre d’antidyspnéique, V oxycamphre (Menasse) à la dose de 0 gr. 50 à 1 gramme par jour, en tablettes, capsules ou potion alcoolisée.
Douleurs thoraciques; pleurodynie. — Les douleurs thoraciques dues le plus souvent à la pleurite, parfois à des névrites, sont un des symptômes pour lesquels on est le plus souvent consulté. La médication interne a peu d’influence sur elles; parfois cependant V antipyrine paraît les calmer. La morphine en injections sous-cutanées peut devenir nécessaire, si les douleurs sont intolérables. On poursuit habituellement les points de côté avec la teinture d'iode associée ou non au laudanum, avec les sinapismes et les cataplasmes sinapisés, les vésicatoires, les ventouses sèches ou scarifiées ; on peut encore faire des pulvérisations de chlorure de méthyle ou d’ éthyle; nous employons avec succès le gaïacol associé à la glycérine et à la teinture d’iode :
Gaïacol 2 grammes.
Glycérine ) 2Ü
Teinture d'iode )
ou le gaïacol mélangé à la teinture d’iode, dans la proportion de 1 à 4 (LX gouttes du mélange).
MALADIES DU l’OlMON.
On peut, encore utiliser le salieylate de méthyle en nature (XXX ou XL gouttes sur le point douloureux) ; en une pommade :
Vaseline ) ^
Lanoline i aa
Salieylate de méthyle
Gaïacol
Extrait de belladone.
— thébaïque . .
En Uniment :
Salieylate de méthyle Chloroforme ....
Laudanum
Huile de jusquiame .
Le meilleur moyen de remédier aux douleurs thoraciques, est la compresse échauffante , très usitée en Allemagne. On applique sur le [joint douloureux une compresse imbibée d’eau froide et tordue : par-dessus on pose une forte épaisseur de flanelle et on recouvre le tout d’un taffetas gommé. Il se produit une sensation de chaleur interne au bout de peu de temps et la douleur disparaît.
Rappelons incidemment qu’un point de côté violent doit éveiller l’attention sur un pneumothorax éventuel.
Insomnie. — L’insomnie des phtisiques est due le plus souvent à la toux, d'autres fois à la fièvre et aux sueurs qui l’accompagnent. Le chloral, la morphine sont les moyens à employer dans le premier cas; la cure d’air agit sur la toux, sur la fièvre et les sueurs.
15 grammes.
20 centigrammes.