II. — Partie mixte
Lorsqu’on a compris les lacunes de la tenue des livres en partie simple, on a imaginé la partie mixte pour approcher davantage de la connaissance exacte des faits. On a désiré, par exemple, constater les mouvements d’entrée et de sortie de la caisse et du portefeuille, et on a vu qu’il suffisait pour cela d’ouvrir deux comptes, dont l’un, appelé Caisse, serait débité de toutes les sommes reçues par la maison, et crédité de tonies les sommes payées par elle; tandis que l’autre, s^])\-ie\é Po?'te feuille, serait débité de tous les effets de commerce reçus par la maison et crédité de tous ceux qui seraient négociés ou recouvrés par elle.
L’ouverture de ces deux comptes permet de constater des opérations qui ne sont pas relevées par les écritures en partie simple, comme les achats et ventes au comptant; mais elle ne constate pas toutes les opérations et surtout elle ne les rattache pas, sans interruption ni lacune, à un point de départ et à un point d’arrivée, de manière à fournir, soit au chef d’entreprise, soit aux tiers auxquels il voudrait faire part de l’état de ses affaires, soit aux tribunaux, une histoire complète des opérations et un état de situation exact toujours facile à constater.
D’ailleurs, dans la partie mixte comme dans la partie simple, les écritiu-es ne se contrôlent point par elles-mêmes, de telle sorte que les erreurs et les lacunes y sont faciles, parce qu’il n’existe aucun moyen direct de les découvrir. Aussi la partie mixte, bien qu’elle donne un peu plus de (ravail que la partie simple, n’est pas en réalité plus avantageuse : l’une et l’autre ne fournissent que des recueils de notes plus ou moins bien et exactement tenus, mais non um? comptabilité sérieuse et digne de ce nom.