CAPITAUX REMIS A DES TIERS OU CONFIÉS PAR EUX
Les achats et ventes à terme peuvent avoir une autre forme et être consentis contre effets de commerce. En ce cas, on ne les inscrit pas aux comptes des vendeurs ou des acheteurs, mais aux comptes des effets de commerce passifs ou actifs, qui sont Effets
à paver et Portefeuille.
K vend un lot de marchandises de 10 000 fr. et reçoit en payement pour une somme égale d’effets de commerce; le capital de 10 000 fr. est confié à l’acheteur, mais celui-ci transforrne sa dette à l’instant en remettant des effets négociables souscrits ou endossés par lui. Ce n’est donc plus l’acheteur qui doit la sornme, ce sont les débiteurs des effets représentés par un compte spécial, qui est Portefeuille. On écrira donc ;
Portefeuille à Marchandises, fr. 10 000,
Montant de n/ facture n® ... , réglée par les effets n® 10 000 »
De même, lorsque K achète pour 12 000 fr. de marchandises et règle sa-faetnre par un billet ou par l’acceptation d’une lettre de change, il ne doit pas au vendeur le capital de 12 000 fr. qui lui est confié; il doit au porteur de son engagement, represente sur ses livres par le compte collectif Effets à payer. G est donc ce compte qui est crédité de la somme, ainsi qu il suit ;
Marchandises à Effets a payer, fr. 12 000,
Faclurc n® réglée par n/ acc®“ n®
L’achat et la vente peuvent être réglés par une délégation sur un tiers et être imputés au compte de ce tiers, bien cpi il n ait pris aucune part à l’opération. - K vend pour 8 000 fr. de marchandises à un commerçant qui lui remet en payement un chèque sur D, son banquier. Celui-ci, acceptant le chèque, est débiteur de
cette somme, et l’on écrit :
D, banquier, à Marchandises, fr. 8 000,
Chèque de Y, pour n/ facture n® 8 000 »
De même, si K achète pour 4 000 fr. de marchandises et les paye par un chèque sur D, il écrira :
Marchandises à D, banquier, fr. 4 000, chèf|ue n® ... à Z, pour sa facture u®
Si l’on considère Portefeuille comme un compte collectif affecté à certains débiteurs, on peut considérer l’achat de marchandises payées par une remise d’effets comme une sorte de virement. — K, par exemple, achète pour 25 000 fr. de marchandises et les paye par la remise d une somme égale d’effets -de son portefeuille. Que fait-il en réalité? 11 délègue à son vendeur un certain nombre de créances qui existaient cà son profit. Comme le vendeur est payé, il n y a pas lieu, en ce cas, d’inscrire son nom sur les livres; on écrit :
Marchandises à Portefeuille, l'r. 25 000, Remise des effets n»‘ ... c/ la facture X n®
25 OOO »
On peut aussi considérer cette opération comme une simple transformation de l’actif, puisque le capital de 25000 fr. que la maison possédait en effets de portefeuille se trouve transformé dans ses mains en marchandises.
3“ Articles de liquidation. — Liquider, c’est payer ce qu’on doit et recevoir ce qui est dû. Tout crédit accordé ou reçu donne lieu, par conséquent, à une liquidation qui l’annule. C.paye une somme de 8 500 fr. à compte sur ce qu’il doit à K ; c’est une opération de liquidation facile à inscrire. En effet, K reçoit des
espèces et en débite le compte Caisse eu créditant G, comme il suit :
Caisse à C, de ..., fr. 8 500, Pour sa remise espèces
K paye 4 000 fr. à B, à comptede ce qu’il lui doit. Qui reçoit dans cette opération? B. Qui fournit? Caisse. Écrivons :
B, de ..., à Caisse, fr. 4 000, Pour notre payement de ce jour. . ,
4 OOJ »
Au lieu de liquider définitivement par des remises d’espèces, on liquide fréquemment, dans le commerce, par des créations ou remises d’effets de commerce et par des virements. — C remet un eflet de 1,000 fr. et le passe à l’ordre do K. A-t-il liquidé définitivement? Non, puisqu’il demeure responsable du payement