GAINS, PERTES, ESCOMPTES, RABAIS
de l’effet remis : seulement il a éteint la première créance et ne doit plus rien à la maison, mais à sa signature. Il faut donc le créditer. Qui doit? Le compte chargé des créances de ce genre, Portefeuille. On écrit donc :
Portefeuille à C, de ..., fr. 1 000, Remise d’un effet n"
K paye 2 000 fr. à B, par remise d’un effet de portefeuille. Le portefeuille doit être crédité de cette sortie et on écrit :
B, de ..., à Portefeuille, fr. 2 000, Pour remise de n/ effet n°
K reçoit de C une somme de 1 500 fr. en un chèque sur D, banquier. Qu’arrive-t-il en ce cas? Le crédit fait à C est éteint jusqu’à concurrence de cette somme et remplacé par un crédit égal fait à D. On écrit :
D, banquier, à C, de ..., fr. 4 500,
Pour un chèque d’égale somme remis par G 1 500 »
K paye 2 500 fr. à B en un chèque sur D. Nous nous trouvons en présence d’une opération inverse de la précédente, et nous écrivons :
B, de ..., à D, banquier, fr. 2 500, Pour r/ de n/ chèque, n°
4° Gains, pertes, escomptes, rabais. — Il y a, indépendamment des pertes proprement dites, des dépenses qui constituent une diminution actuelle du capital ; ce sont les dépenses de loyer, de contributions, les appointements des commis et employés, les prélèvements du chef de maison pour ses dépenses personnelles, les ports de lettres, etc.; on met au même rang les rabais consentis, les escomptes payés. Il y a de même des recettes qui constituent un accroissement du capital : ce sont, outre les profits proprement dits, les intérêts et escomptes perçus, les rabais obtenus, etc.
Les diminutions de capital se portent au débit et les accroissements de capital au crédit de Profits et Pertes.
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Les pertes et profits proprement dits ne présentent aucune dif- | ficulté. Un effet du portefeuille, de 500 fr., se trouve perdu, ou l’on constate dans la Caisse un déficit de 500 fr. jugé irrecouvrable. On passera cette somme au débit de Profits et Pertes et au crédit de Portefeuille ou de Caisse, comme il suit : î
Profits f.t Pertes à Caisse, fr. 500,
Pour déficit constaté ce jour 500 » ^
Si, plus tard, ce déficit, jugé d’abord irrecouvrable, venait à être recouvré, ou considérerait la rentrée de cette somme comme ^ un accroissement de capital. Ne viendrait-elle pas, en eflet, aug- [ menter le capital, réduit par l’article que nous venons d’inscrire?
On écrirait donc :
Caisse à Profits et Pertes, fr. 500,
Recouvrement du déficit du courant 500 »
Si, au lieu de recouvrer un déficit réel, on s’apercevait que ce ;
déficit avait pour cause un payement fait à B, dont l’inscription \
avait été omise, on considérerait la rentrée de cette somme comme un accroissement du capital, indûment réduit par l’in- ' 'Cription du déficit de Caisse, et on la passerait au crédit de Profils et Pertes et au débit de B, ainsi qu’il suit :
B, de .... à Profits et Pertes, fr. 50l>, ?
Pour égale somme, payée le omise en son temps. . . . 500 j>
Si l’on s’était aperçu de l’omission avant d’avoir passé le déficit de Caisse par Profits et Pertes, on le passerait par Caisse et tout serait en ordre. Mais si l’on a commis l’erreur de considérer ce déficit comme une perte, on ne peut réparer celte erreur que par un contrepassement, c’est-à -dire par un article qui annule l’erreur commise dans le premier. Or, dans celui-ci, l’erreur ne consistait pas en ce qu’on avait crédité Caisse, mais en ce qu’on l’avait crédité par Profits et Pertes au lieu de le créditer par B. L’erreur se trouve donc réparée complètement par l’article que nous venons d’inscrire, parce qu’il crédite Profits et Pertes de la