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48 TRAITE ELEMENTAIRE DE COMl'TABILITÉ.
passe tout simplement cette somme au crédit de Marchandises et au débit de Caisse.
Mais si C, en réglant ou discutant son compte, obtenait de K un rabais quelconque, de 100 fr. par exemple, ce rabais devrait être inscrit comme une perte. Pourquoi? Parce que avant ce rabais il entrait dans la composition du capital de la maison une créance sur C supérieure de 1 00 l‘r. à celle qui existe réellement. Ce capital, ainsi évalué, a subi par le rabais une perte réelle, qu’il faut inscrire comme il suit :
Profits et Pertes à C, de fr. 100, Pour rabais consenti ce jour
De même si, par rectification d’erreur commise ou autrement, K obtient de B un rabais de 450 fr., la dette qui existait au profit de B se trouve réduite de cette somme et le capital de la maison, tel qu’il résultait de l’état des écritures, est augmenté d’anlant. On écrit donc :
B, de ..., à Profits et Pertes, fr. 450, l’our rabais obtenu ce jour '
La plupart des gains et des pertes résultent d’une différence entre le prix d’achat et le prix de vente des marchandises. Ainsi K achète pour 1 000 fr. un lot de marchandises qu’il revend 1 500 fr. 11 a gagné 500 fr. et c’est sur les gains de ce genre qu’il compte pour faire face à ses dépenses de toute sorte et obtenir, s’il le peut, un bénéfice. Si l’on voulait constater ce gain de 500 fr. sur les livres, à l’instant même, il faudrait créditer Marchandises de 1 ,000 fr. et Profits et Pertes de 500 fr. Mais le calcul des résultats de chaque opération serait presque toujours un peu long et souvent inutile. La difficulté consisterait à savoir combien précisément a coûté un lot de marchandises différentes, achetées en divers temps, en divers lieux, à diverses personnes. Ce calcul serait d ailleurs inutile, pareequ’il fournirait seulement un résultat partiel et insignifiant, puisqu’il ne saurait donner une idée du gain ou de la perte qui peuvent résulter de la plus value ou de la moins value des marchandises en magasin.