‹ Traité élémentaire de comptabilité [microform]Chapitre 38 sur 72 · OBSERVATIONS GENERALES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS GENERALES

a nulle sagesse à se complaire dans la multip'icilé des comptes d’ordre sans nécessité, ou dans des résumés laborieux, à faire de l’ait pour l’art en un mot, Le vrai comptable a soin de ne négliger aucune écriture utile, mais il se garde d’écrire une seule ligne inutile.

Nous avons montré comment la tenue des livres pouvait être employée à constater et à montrer à l’œil la situation véritable d’une entreprise industrielle en même temps qu’à présenter l’histoire de ses opérations. Mais il ne faut pas ajouter une foi aveugle aux livres les plus régulièrement tenus, parce qu’ils n’expriment tout au plus que la pensée de ceux qui les font écrire et peuvent prendre facilement une apparence mensongère, sans qu’aucune opération y ait été omise.

Ainsi une maison qui croira avoir intérêt à exagérer ses bénéfices ou à dissimuler ses pertes pourra surévaluer ses marchandises à l’inventaire ou simplement ne tenir aucun compte des dépréciations qu’elles auront subies : ou bien elle n amortira que peu ou point les capitaux employés en appropriations, machines, etc.; ou bien elle continuera de porter comme bonnes des créances devenues douteuses ou absolument mauvaises. Quelque bonne que soit la tenue des livres, elle n’a pas par elle-même la vertu de faire disparaître ces moyens de tromper.

La tenue des livres, en effet, ne constate que les transmissions et les transformations de capitaux. Elle ne peut constater que les capitaux transmis à (elle personne et dus par elle sont perdus : elle ne peut pas constater davantage que des marchandises, des machines, des bâtiments, qui n’ont subi aucune transformation appréciable, ont perdu de leur valeur.

C’est aux chefs de maison, c’est à ceux qui veulent le devenir en achetant des suites d’affaires qu’il convient d’écarter ces causes d’erreur et d’étudier les choses en elles-mêmes et non pas seulement dans les livres de commerce. Ceux-ci ne rapportent après tout que ce qu’on leur a dicté et ne présentent au vrai la situation de la maison qu’aulant que les existences de toute sorte qui constituent l’actif ont été évaluées avec intelligence et inscrites de bonne foi à l’inventaire.

Ces appréciations sont au-dessus des attributions du comptable simple teneur de livres et en dehors de ses attributions. Sa fonc-

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lion n est pas d’apprécier : elle est d’inscrire ponctuellement et avec exactitude les opérations faites et d’avoir soin que ses livres, proprement et régulièrement tenus, lui fournissent en peu de temps et avec peu de travail une balance de vérification exacte, chaque fois qu’elle pourra être demandée.

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