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AITLICATIONS DE LA PARTIE DOUBLE

aux opérations des jours pairs, tels que ‘i, 4, 6, etc., de chaque mois, tandis que l’autre serait affecté aux opérations des jours impairs. On alterne simplement le travail sur ces livres, et comme ils ne sont pas ouverts le dimanche, les opérations y sont incrites

comme nous venons de l’indiquer.

Lorsque les comptes à inscrire au grand-livre se multiplient à ce point qu’il serait difficile ou impossible que deux employés travaillant, l’un au journal, l’autre au grand-livre, sulfissent à les inscrire, on divise journal et grand-livre.

Ainsi dans les grandes maisons de banque, le journal proprement dit mentionne en un seul compte et en un seul article par jour toutes les opérations auxquelles donnent lieu les comptes courants. Mais ces comptes courants font eux-mêmes 1 objet d un journal et d’un grand-livre spécial ou de plusieurs journaüx et de plusieurs grands-livres. On aura, par exemple, un journal et un grand-livre pour les comptes courants de Paris, un journal et un giand-livre pour les comptes courants de province, un journal et un grand-livre pour les comptes courants de l’élranger, et 1 on comprend sans peine que ces divisions poui raient être subdivisées au besoin.

Comme l’inscription des articles au grand-livre est ordinairement plus longue que l’inscription au journal, on peut diviser les grands-livres, en affectant par exenqde un registre aux comptes commençant par une des lettres comprises entre A et K et un autre registre aux lettres comprises entre L et Z. Lors même que les comptes courants donneraient lieu à l’emploi de plusieurs journaux et grands-livres auxiliaires, on comprend sans peine que le total des opérations de chaque jour puisse être inscrit en une seule somme au journal général, ou tout au plus en autant de sommes et de comptes qu’il y a de journaux auxiliaires.

En banque, on divise fréquemment le journal en deux. L’un est tenu en la forme ordinaire par le chef de comptabilité, l’autre par le caissier principal. Celui-ci relève sur les brouillards de caisse les recettes et payements effectués dans la journée, et les inscrit en forme de journal, en les rattachant aux comptes auxquels ils appartiennent.

Souvent, au lieu de journaux auxiliaires, on se contente de simples mains-courantes, dont les articles, rédigés en forme de

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journal, sont portés directement aux grands-livres auxiliaires et totalisés par jour pour la comptabilité générale.

Les journaux auxiliaires sont tenus par registres doubles pour lundi, mercredi et vendredi et pour mardi, jeudi et samedi, comme nous venons de l’indiquer pour les mai ns-courantes. Pendant que l’employé chargé de les tenir travaille sur celui du jour, l’employé chargé du grand-livre relève ceux de la veille sur l’autre registre.

On voit comment, au moyen de journaux et de grantls-livres auxiliaires, les opérations et les comptes d’une entreprise peuvent se développer indéfiniment sans cesser d’ètre inscrits et centralisés en totaux sur un seul journal et sur un seul grand-livre.

Grâce à ce procédé et aux subdivisions qu’il rend faciles, on peut simplifier le travail de la comptabilité centrale à ce point que celui qui la dirige tienne habituellement sans peine le journal général et son grand-livre. En effet, les comptes généraux sont en petit nombre et s’élèvent rarement à plus de vingt dont chacun ne présente jamais plus d’un article par jour. Aussi le travail du chef de comptabilité est-il surtout un travail de direction, de vérification et de contrôle. C’est lui qui propose au directeur de l’entreprise l’ouverture des journaux auxiliaires; c’est aussi lui qui désigne les employés chargés de les tenir et surveille constamment leur travail en relevant lui-même les totaux qu’ils ont inscrits et en les véiifiant avant de les transcrire.

L’ensemble de ces moyens très-simples permet de développer une comptabilité au point d’y constater les détails les plus minutieux de l’entreprise la plus étendue, comme aussi de résumer avec précision et sûreté l’ensemble des opérations, sans s’écarter sérieusement des principes simples et uniformes de la partie double. La comptabilité devient un instrument souple et docile qui peut prendre les formes les plus variées, selon la nature des entreprises auxquelles on l’applique, comme aussi selon l’intelligence, le caractère et les vues des personnes qui s’en servent.

II. — Préceptes généraux pour l'établissement d'une comptabilité.

Il serait imprudent de donner pour l’établissement d’une comptabilité ce qu’on est convenu d’appeler des c’est-à-dire

ÉTABLISSEMENT D’UNE COMPTABILITÉ. Cl

des préceptes fixes et généraux. Il n’y a point d’autres règles, à proprement parler, que les principes mêmes de la partie double. Cependant on peut formuler en quelques préceptes généraux les maximes qu’observent les comptables les plus distingués pour

établir et conduire une tenue de livres.

1° Pour établir judicieusement une tenûe de livres, il faut connaître parfaitement la nature de l’entreprise à laquelle elle doit s’appliquer, afin d’adapter la comptabilité aux besoins spéciaux de cette entreprise. C’est pourquoi il convient que les chefs ou directeurs d’industrie connaissent assez bien la comptabilité pour pouvoir établir leurs livres par eux-mêmes, ou tout au moins pour comprendre et discuter ceux que leur comptable principal

pourrait leur proposer. * ^

2" Les livres doivent recueillir et mettre en lumière les details

qui intéressent le chef d’entreprise et relever sommairement ceux qu’il considère comme sans intérêt. — En elfet, plus on exige de détails d’une tenue de livres, plus elle coûte. U convient d’en retrancher tout ce qui est inutile ou propre seulement à satislaire la curiosité. C’est au jugement du chef d’entreprise à décider quels sont les détails dont la connaissance lui est nécessaire et quels sont ceux qu’il lui suffit de connaître par masses.

3" Il suit de là que plus une entreprise est étendue, plus la comptabilité doit être minutieuse, parce que, dans une entreprise étendue, le chef ne peut guère connaître les détails autrement que par les livres, tandis que le chef d’une maison moins impoitante peut avoir une connaissance personnelle et directe des détails qui le dispense de les étudier dans ses livres.

4° Il y a d’autres motifs pour que les grandes entreprises exigent généralement une comptabilité plus détaillée que les petites. Dans les grandes entreprises, le nombre des intéressés auxquels il est nécessaire de rendre compte est plus grand. 11 faut recourir pour les opérations à un plus grand nombre d’employés dont une comptabilité détaillée aide à surveiller la gestion. ^

5“ Dans l’établissement des livres dune grande entreprise, il convient de diviser le travail de telle façon que celui de 1 un serve à contrôler celui de l’autre, et que les deux employés dont le travail se contrôle soient aussi éloignés que possible l’un de

l’autre.

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6® Les opérations qui intéressent les tiers doivent être constamment à jour, même à la comptabilité générale. Les opérations intérieures et d’ordre doivent être au jour et à l’heure sur les livres de notes ou mains-courantes; mais il n’y a pas d’inconvénient à ce qu’elles soient relevées moins fréquemment, par semaine, par exemple, ou même par mois, à la comptabilité générale.

Tels sont les préceptes générau.x qu’on peut recommander hardiment, sans dissimuler les difficultés que présente leur parfaite observation. Eu comptabilité, comme dans tous les arts au.xquels s’applique l’intelligence de l’homme, il y a du médiocre, du bon, et le mieux est toujours possible. Il est facile de jirésenler des modèles d’arrangements de livres, existants on imaginés, comme exemple et comme exercice. Mais il convient de ne jamais perdre de vue que tel modèle, fort bon peut-être pour le cas spécial auquel il a été destiné, ne saurait être, bien souvent, employé sans inconvénient, même dans une entreprise du même genre et devrait, pour s’y bien adapter, subir quelques modifications.

Le bon comptable doit savoir inventer sans cesse, s'il en est besoin, et ne jamais être assez pauvre de ressources pour s’attacher avec entêtement à un arrangement invariable et à une formule unique.

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