‹ Traité élémentaire de comptabilité [microform]Chapitre 67 sur 72 · TRACES · texte numérisé non relu

TRACES

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sur chacun des chapitres ou articles du budget des dépenses.

Chaque fois qu’un payement est ordonné, la somme qui en fait l’objet est imputée à l’article du budget auquel elle appartient, et cet article ou chapitre est débité de cette somme.

Ainsi chacun des comptables payeurs a son journal, son grandlivre et son livre de caisse. Les comptes du grand-livre se trouvent définis et nommés par le budget des dépenses, de telle sorte que les écritures de chaque comptable se rattachent sans peine aux livres de la comptabilité supérieure, qui est chargée de les ré-

sumer.

A la fin de l’exercice, la balance des chapitres du budget montre si une partie des crédits est restée sans emploi. On voit en même temps, s’il reste des dépenses à ordonner après épuisement des crédits ouverts, si ces crédits étalent insuffisanls. Alors on annule les crédits sans emploi et on ajoute un supplément aux crédits insuffisants, de manière que lês dépenses soient dûment

autorisées, après avoir été contrôlées.

Bien que les comptes des ordonnateurs soient très-importants, et peut-être même les plus importants de tous, ils ne font pas partie de la comptabilité proprement dite : ils constituent une comptabilité d’ordre, dans laquelle ne figurent ni fonds, ni existences quelconques, puisque les ordonnateurs n’ont dans leurs mains le maniement d aucune somme d aigent.

11 en est autrement des comptables chargés de recevoir ou de

payer certaines sommes, de recevoir ou de livrer certaines matières. Ceux-là tiennent les livres élémentaires sur lesquels on relève la comptabilité générale des finances publiques.

Les comptables de matières, qui disposent de valeurs considérables, nolamment»dans les ministères de la guerre et de la marine, sont de véritables gardes-magasins. Des livres de magasin, en tout semblables à ceux que tient le commerce, pourraient leur suffire.

On a adopté une autre forme, un peu moins simple. La comptabilité des magasins est tenue au moyen d’un journal des entrées et des sorties et d’un grand-livre divisé par espèces de matières où chaque article est inscrit par quantités et valeurs. Ces articles sont ensuite relevés par valeurs seulement et par catégories dans un autre grand-livre plus résumé qui sert à établir les comptes annuels.

La comptabilité des magasins est confiée à un corps de comptables .soumis à un cautionnement et responsables. Ils sont justiciables de la cour des comptes.

Comme les comptes de matières se trouvent presque toujours liés à des comptes industriels, on peut appliquer aux uns et aux autres les procédés de la comptabilité commerciale. Prenons pour exemple un des magasins de la marine destiné à fournir aux constructions, aux réparations et aux armements.

Les gardes-magasins tiendront les livres que nous avons indi- . qués. La comptabilité générale des magasins pourra tenir un journal et un grand-livre analogues à ceux que tiennent les banquiers pour les comptes courants. Seulement les comptes, au lieu d’ être ouverts à des personnes, seront ouverts à des objets. Ces objets entreront au débit par la caisse du comptable chargé d’en acquitter le prix ou par un compte intitulé Désarmement : ils sortiront au crédit de leurs comptes respectifs et au débit de quelques comptes intitulés, par exemple. Constructions, Réparations, Armements.

Au journal et au grand-livre de la comptabilité du matériel, les divers objets entrés ou sortis ne seraient pas seulement énumérés ; ils seraient aussi évalués, et lors du récolement qui accompagnerait l’inventaire, on pourrait apprécier leur moinsvalue et en débiter un compte spécial.

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