‹ Traité élémentaire de conchyliologie (volume 2)Chapitre 43 sur 52 · ORGANES DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

ORGANES DE LA RESPIRATION

contraire , les oreillettes le reçoivent lorsqu’il a été revivifié par l’organe de la respiration.

Section III. — Organes de la respiration.

Tous les Mollusques conchifères respirent par des branchies; ces organes sont diversement disposés, selon la forme de l’animal, ils sont symétriques, situés de chaque côté du corps , et dans presque tous les genres , il y en a deux de chaque côté. Ces branchies ont la forme de feuillets membraneux, ordinairement quadrangulaires, souvent inégaux, larges et courts lorsque l’animal est globuleux, allongés et étroits lorsque l’animal est lui-même allongé. Dans le plus grand nombre des genres, les branchies sont formées de deux couches membraneuses , dans l’épaisseur desquelles descendent, avec une grande régularité, les vaisseaux branchiaux. Dans plusieurs familles, comme dans celles des Arches et des Peignes, les vaisseaux branchiaux, au lieu d’être réunis parallèlement dans l’épaisseur d’une membrane commune, restent désunis dans toute leur longueur, et ils sont ainsi formés d’un grand nombre de filamens très fins fixés par la base dans un pédicule membraneux, dans lequel rampent les veines branchiales avant de se rendre à l’oreillette. Dans un grand nombre de familles et de genres, les branchies d’un côté n’ont aucune communication avec celles du côté opposé. Dans quelques autres cependant, comme dans les Mulettes, les quatre feuillets branchiaux se réunissent au-dessous du pied et tous leurs vaisseaux se jettent dans un sinus veineux considérable. Ou remarque, dans un grand nombre de Mollusques conchifères, un phénomène fort singulier : les œufs, au sortir de l’ovaire, au lieu d’être rejetés au-dehors, sont déposés entre les deux

INTRODUCTION

membranes des feuillets branchiaux, et y subissent une sorte d’incubation pendant laquelle ils prennent un assez grand développement. Dans quelques genres, tel que celui des Mulettes, la coquille a eu le temps de se développer dans l’œuf avant de quitter la branchie : ainsi, il est arrivé à plusieurs anatomistes de prendre ces petites coquilles pour des parasites. Comme dans tous les autres animaux à branchies, les organes de la respiration sont destinés à rendre au sang l’oxigène qu’il a perdu pendant la circulation. Cet élément, nécessaire à l’entretien de la vie, est rendu au sang par son passage dans un organe approprié pour le mettre presque en contact avec le liquide ambiant dans lequel l’air et l’oxigène sont tenus en dissolution.

Section IY. — Organes de la génération.

Les organes de la génération sont d’une grande simplicité : ils consistent en un ovaire compris dans la partie antérieure et supérieure de la masse viscérale. On ne trouve aucune trace d’autre organe de la génération, et il faut admettre que les Conchifères ont un hermaphrodisme suffisant, la génération chez eux se faisant sans accouplement. L’ovaire est une masse glanduleuse placée à la partie supérieure et antérieure du corps; il est en connexion avec le foie; souvent il reçoit une partie de l’intestin, et il se développe, sur les parties latérales du corps, entre les deux feuillets charnus que forment les parois du pied. Dans les Acéphalés siplionifères, à pied court et rudimentaire, l’ovaire dans son développement forme une très grande partie dé la masse abdominale, et on le reconnaît facilement à sa consistance mollasse et à sa couleur d’un blanc jaunâtre. Dans ceux des Acéphalés, dont les siphons sont courts et

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