LES MY AIRES
leur se remarque en dedans des valves, près du bord, sur la charnière. Cette coloration nous a trompe et nous a fait confondre celte espèce avec VErythrodon de Lamarck. Cette coquille a 46 millimètres de long et 26 de large.
Corbule noyau. Corbula nucléus. Lamk. PI. 6. fig. 7. 8. 9.
C, testa, glvboso^ trîgonâ , albâ, 'vel roseo purpured, 'valvd dexlrd transver slrn striata, subantîquatà, sinistrd lævïgatd , 'vel îongîtudinalitcry obsolète costellatd ; umbonibus magnîs, aîtero gibbosiori,
G/Vwflw/. Oper. post, l. n. p. 3i,pl. 20 f. i43.
Tellina gibba, Oliv. Zuol. adriaU p. loi.
Cardium striatum. Walker. Test minuta, rar. pl. 3. f,
Mya înœquîvaîvis» Monlagu. Tcsl, brit. p. 38* sup. pl. 26. f. 7.
Eucycl. mélb. pl. 280 f» 4.
Peauant. Brit. zool. t. 4. p. x66.
Wood. Üniv. Conch. p. ii3.
Maton et Racket. Lin. trans. t. 8. p. 40. pl i. f. 6.
Dillw. CaI.t. I, p. 55,
Turlon. Conch, bril. p. 3g, pl. 3. f. 8 à 10,
Lamk, Anim. s. vert. t. 5. p. 496. n® 6.
Gerville. Cat. des Moll, de la Manche, p. 1 1. Mya inœquivalvis.
Sow. Généra of shells. f. i.
Payr. Cat, des Moll, de Corse, p. 32. 44.
Wood. Ind, lest, p, 3. f. 40,
Desh. Eucy. mélh. t. 2. p. S. n<) 2.
Desh. Expéd, scient, de Morée. Zool. p, 86, n° 10.
Desh. dans Lamk. An. s. vert. 2^ cd. ti 6. p. 139.
Philip. £num. Moll. Sicil. t. i. p. x6. uo. i. et ). 2. p. i«
Coll, des Ch, Cal. des MoU. du Finis, p. x5. 11° 1.
Buuch'Chaut. Cat. des Mol . du Boulouuais. p. i5.
Reeve. Conch. syst, t, i. p. 54. pl. 36. f. i.
Hanley. Desc. Cat. p. 46.
Corbula striata, Thonis. Rep. ou the faun. of Ireland. p, 263.
Corhuta nucléus, Forbes. Rep. ou œg. invert, p, 143,
Reev, Conch. icou. pl, 2. f, 10,
Fossilis, Corbula gibba. Brocchi. Conch, subap, t, u, p. 517. 11^. i5. Corbula rotundata, Sow. Min. Coucb. pl, 572, f. 4. ^
l88 CINQUIÈME FAMILLE.
Jn Corhula volhynîca, Eichw. Zool, spec. I. iv, p. 281. pl. 5. f, 5.
Pusclï, Pul. Paleout. p. 80. n" i. pi. 8. f. 8. a. h,
Corhula striata. S. AVood. Cal, of sliells ciag. Anti. nat, Aw, (décembrü 1840J, p. 24C. 11® X.
Habile tout l’océan d’Europe, depuis les mers de Norwége jus(jiie dans la Médilerrance* Elle es!’ fossile eu Sicile, dans le terrain snbiipennin de riialie^ de la Morée, de la France, de l’Algérie; elle est également dans le crag d’Angleterre,
Il faudra suivre l’exemple de quelques naturalistes et restituer à cette espèce le premier nom qu’elle a re^u. En 1784, Walker publia ses recherches sur les petites coquilles de l’Angleterre, et il donna à celle-ci le nom de Caràixm striaium. Celle dénomination a donc la priorité sur celle d’Olivi et de Montagu, et doit être préférée. Cette petite coquille est facile à distinguer parmi ses congénères; elle est subglobuleuse, subtriangulaire, presque équilatérale ; ses crochets sont grands et saillans, opposes, très rapproches ; celui de la valve droite plus grand que l’autre ; la surface extérieure de cette valve est régulièrement striée transversalement ; la valve gauche est souvent lisse; quelquefois sur le milieu de sa surface s’élèvent quelques petits plis longitudinaux, irréguliers pour le nombre et par leur disposition. Le côté antérieur est arrondi, le postérieur est tronqué îargemenl. Les valves sont lisses en dedans, l’impression musculaire anlérieure est ovale, semi-lunaire, très rapprochée du bord ; la postérieure est circulaire. L’impression palléale est écartée du bord, faiblement rentrée sur elle-même, au moment où quittant le bord inférieur, elle va gagner l’impression musculaire postérieure ; la valve droite porte en avant du crochet une dent triangulaire, pointue, recourbée sur ellc-inômej en arrière de laquelle est creusée une fossette profonde où le ligament est inséré ; sur la valve gauche, on voit en avant du crochet une cavité conique pour recevoir la dent do la valve opposée, et en arrière une dent oblique creusée en cuilleron. C’est dans ce cuilleron que le ligament vient s’implanter.
Cette coquille est assez variable dans sa forme et dans ses couleurs. Dans les vieux individus, la valve droite devient très convexe et plus courte en proportion que chez les jeunes. Ordinairement cette espèce est blanchâtre, lorsqu’on la dépouille de son épiderme. Il y a une variété rougeâtre sur les côtes de la Corse; on la rencontre aussi dans les mers d’Angleterre.
Cette espèce est longue de 1 2 millimètres et large do 1 4.
LES MYATRES. 189
Corbule aplatie. Corhida complanain. Sow» PI. 6. f. 5 à 8.
C. testa ovalo-suhquaâran^ularïy iransversâ^ mœqiiîlaterd^ (lepressà, Icevigatâ; umbonibus suhnuUis; dente 'lahœ dcxtrœ ioUdo conico ; sînîsfrœ depresso minore»
Sow. Min. Conch. pl. 362. f. 7. 8.
F.rycîna trigonn, Lamk. Ann. du Mus. t. 6, p. 4i3. n® 3.
Desh, Coq, foss. de Paris, I. i. p. 5o, n® 4* pU 7. f. 8. 9, i3. 14.
S. Wood.Cat. of sbells. crag, Ann. nat. hîs. 1840. p. 246,
Dujardif), Touraine» p. 256.
Desli. dans Lamk. An. s. vert, 2® éd, t, 6. p; 142,
Habite fossile aux environs de Paris, dans les laluos de la Toiiraine|
aux environs de Bordeaux et dans le crag d'Angleterre.
Coquille des plus singulières à laquelle il faudrait restituer son premier nom. En effet, d'après l’échantillon de la collection de M. Defrance, La^ marck aurait connu une seule petite valve de celte espèce, et c/est elle qu’il a décrite d’une manière trop concise sous le nom tïErycina trigona. Cette espèce est très itiéqnivalve et inéquilatérale; le côté antérieur est le plus long, il est arrondi ; le postérieur est anguleux, il présente en arrière des crochets un espace aplati assez comparable au corselet des Donaces. Cet espace lancéolé est limité par un angle obtus qui descend obliquement des crochets et va gagner l’angle postérieur des valves. Comme dans les autres Corbules, la valve droite est la plus grande, elle est aplatie; son crochet est triangulaire, petit et à peine saillant. Sa cavité n’ost point profonde^ et c’est à son sommet que s’appuie la base large et épaisse d’une grosse dent qui s’avance en dedans, en se détachant du bord cardinal. En arrière do cotte dent, est creusée profondément, dans toute l’épaisseur du bord, une cavité profonde et étroite, destinée à recevoir le ligament et la dent de la valve opposée. Celle-ci, plus aplatie encore que l’autre, présente à la charnière une cavité peu profonde, triangulaire, pour recevoir la dent de la valve opposée, et en arrière une dent très épaisse, triangulaire aussi, oblique, et portant un sillon en guise de cuilleron pour recevoir le ligament. Les impressions musculaires sont assez grandes, circulaires; elles s'ejoN gnent par une impression palléale située loin des bords ctà'peine infléchie au côté postérieur de la'coquille. Toute cette coquille est lisse, à bords simples et aussi parfaitement close que les autres Corbules ; on pourrait y distinguer quelques variétés, et entre autreà celle de Bordeaux qui est plus
T9^ CINQUIÈME FAMIUtE.
étroi^. Les plus grands individus que nous connaissions viennent des faluns de la Touraine ; ils ont 26 millimètres de long et 40 de large.