‹ Traité élémentaire de conchyliologie (volume 3)Chapitre 41 sur 127 · GENRE VINGT -SEPTIÈME · texte numérisé non relu

GENRE VINGT -SEPTIÈME

ZiVTRAZRX:. Lutrar'm. (Lamk.)

Pl. 9. fig, 9. 10. Pl. 10 fig. 7. S.

CARACTÈRES GENERIQUES. — Animal ovale, oblong, ayant les lobes du manteau fendus en avant dans le tiers ouïe quart de leur longueur pour le passage d’un pied petit, allongé , triangulaire, très comprimé. Deux siphons très gros, plus longs que la coquille , réunis et revêtus d une enveloppe épidermique ; lès ouvertures de ces siphons un peu divergentes et garnies de

tentacules arborescents. Palpes labiales, longues, étroites-, pointues et flottantes. Branchies inégales , non prolongées dans le siphon.

Coquille équivalve, inoquilatérale, bâillante de chaque côté ; charnière ayant sur chaque valve un cuilleron subtrigone , fort large, et en avant une dent en forme de V. Dents latérales nulles ou petites et rudimentaires. Ligament interne fixé dans les cuillerons.

SYNONYMIE GENERIQUE. — Chanta louga ^ Chama glycimeris^ Rondelet, Gesner, Aldrovande, Jonston. — Chama, Da Costa. — Mya [imrs]^ Linné, Gronovius, Chemnitz , -Schrœter, Gmelin , Spengler, Schweigger. — Macira , Linné , Cheninitz , Schrœter, Gmelin , Donovan, Montagu, Dilhvyn , de Gerville, Wood. — Mmculus, Pennant. — Lxitricola^ Blainville.

OBSERVATIONS. — Lgs aiiîmaux du genre Lutraire sont répandus en abondance dans les mers de l’Europe et dans la Méditerranée ; ils occupent de préférence les régions peu profondes qui avoisinent l’embouchure des eaux douces. Aussi ces animaux n’ont point échappé à l’observation des anciens naturalistes. Rondelet mentionne les deux espèces de nos mers sous les noms de Chama g}\jcimeris et de Chama lomja. Les figures qu’il en donne, quoique grossières, sont cependant reconnaissables ; elles ont été snceessivement recopiées par Gesner, Aldrovande, Jonston , etc. D’autres auteurs ont aussi donné des figures de ces espèces, en les confondant avec des coquilles de genres très différents. Dans le long espace de plus de deux siècles qui sépare Rondelet de Linné, on trouve quelques rares tentatives de classification pour les coquilles , mais elles sont peu fécondes en résultats. Lister est certainement l’observateur qui a le mieux saisi les caractères d’un certain nombre de ^ genres , et il en est quelques uns qui n'ont dû subir aucun changement. Pour les Lutraires, Lister les laisse parmi les Cames, genre indéterminé par sou étendue et la diversité des objets qu'il renferme.

Une des coquilles de Rondelet se reconnaît facilement parmi les espèces du genre Mya, dans la 10* édition du Syüema nalarœ; elle se trouve à la même place dans la Fauna snecioa et le Musexm Vlricœ. De nouvelles études firent apercevoir a Linné des caractères qui le déter-

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