‹ Traité élémentaire de conchyliologie (volume 3)Chapitre 73 sur 127 · Saxicave gallicane. Saxîcava gdlUcana. Lamk · texte numérisé non relu

Saxicave gallicane. Saxîcava gdlUcana. Lamk

PI. 12. f. 1. 2. S. 4.

s. testa ovato-oblohgâ^ üicequilateraUy anticè obtusâ, postieè truncàtâ , latere antico brevi^ valvults hiantibus snba^nalibus posticè depressis , irregtilariter striata rugosis ^ cardine edenttélo,

tiamarcky An. s. vert. t. 5, p. Soi. n* a,

^xicave .striée. Fleuriâu de Bellévue, Mém. s. 1. Mol!, lith. Journ. d e physique, an A., p. 5.

Hanleÿ. Descript, ïal, p, 5o. Saxîcava rngosa, var.

Wood, Ind. te.stac. a® siippl. pl. 9. f. 5. '

Avant d’avoir vu l'animal de cette espèce > nous avons eu quelques doutes sur sa valeur, et nous avons cru avec M. Hanley qu’elle devait constituer une variété du Sajrtcaua rugosa. Nous rappellerons que l’animal du Swcavcp rugosa , ûg-uré par MüUer dans.le Fauua danica , est terminé en arrière en un très gros siphon assez profondément bifurqué au sommet. Nous avons une figure’ fâile d'après l’animal vivant du Saxicava gallicana, et dans celte espèce les siphons , moins allongés , sont à peine bifurqués au sommet. Cette différence nous paraît suffisante pour-la constatation des deux espèces distinctes , .et aujourd'hui cesse pour nous le .doute que nous éprouvions encore ij y a quelques années. Au reste, en examinant un grand nombre d’individus des coquilles de? deux espèces on reconnaît entre elles des différences constantes , qui , quoique d’une faible valeur, viennent confirmer celles qui existent entre les animaux.

La Saxkava galUcttna est allongée , transverso , subéquivalve , très inéquilatérale et subcylind racée, à la manière desModioles lithophages. Les valves sont bâillantes en avant et. en arrière. Eïlps sont épaisses et solides. Les crochets, peu saillants, sont opposés et très rapprochés ; en arrière , sur le bord dorsal , un sillon profond sépare une nymphe calleuse épaisse , destinée à recevoir un ligament externe. Le côté postérieur présente un méplat assez sensible , limité par un angle exces"sivement obtus , qui s’étend obliquement du crochet à l'angle inférieur et postérieur des valves. Ce méplat existe aussi dans le Saxicava rugosa, mais il y est beaucoup moins apparent. L’extrémité antérieure des valves est arrondie , obtuse; l’extrémité postérieure est tronquée per-^ pêndicuMrement à l’axe transVerse , et elle est aussi large que l’extrémité antérieure. La surface èitérieure est irrégulièrement striée par des accroissements; elle est revêtue d*un épiderme d’un brun grisâtre, 3i*

mince et caduc. A l’intérieur, la coquille est d’un blanc jaunâtre; sa charnière est sans dent , et lorsque le bord cardinal n’est point corrodé par un empiètement du ligament, il offre une callosité simple , légèrement infléchie , qui vient se continuer avec la nymphe. Cette espèce nous offre un exemple du rôle que doit jouer. le byssus chez ces animaux. En effet, les individus qui se logent dans les pierres tendres des environs de La Rochelle, sont toujours dépourvus du byssus , tandis que ceux qui se logent dans les fissures des rochers y sont suspendus par un byssus plus ou moins épais selon l'âge des individus. Si de nouvelles observations venaient à constater la variabilité dans la proportion des siphons , il faudrait alors joindre la Saxicave gallicane à la Saxicave fugueuse, et confondre la synonymie des deux espèces.

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