‹ Traité élémentaire de conchyliologie (volume 3)Chapitre 78 sur 127 · GENRE QUARANTE-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

GENRE QUARANTE-CINQUIÈME

PÛIiXiASTRE. Pullastra. (Sowerby.)

Pl. 2 1, f. 7. 8. II. 12.

CARACTERES GENERIQUES. — Animal ovalaire transverse, ayant les bords du manteau simples ; deux siphons un peu moins longs que la coquille, réunis dans le milieu ou les deux tiers de leur longueur ; siphon branchial terininé par une ouverture circulaire sur le bord de laquelle s’élèvent un grand nombre de tentacules rameux, symétriquement rangés, inégaux, les plus petits dans les interstices des plus grands; siphon anal plus étroit et un peu plus court, garni d’un rang de tentacules simples et cylindracés; pied grand, aplati, linguiforme , portant un byssus à la base, dans la plujiart des espèces; bouche petite; palpes labiales triangulaires subéquilatérales; branchies larges, inégales, subquadrangulaires, réunies en arrière du pied.

Coquille ovale transverse , inéquilatérale , mince , à bords

simples parlaitement clos; charnière portant trois dents médiocres, souvent bifides ou canaliculées au sommet, subparallcles ou divergentes. Deux impressions musculaires ovalaires; impression palléale terminée en arrière par une sinuosité horizontale ovalaire et peu profonde.

SYNONYMIE GÉNÉRIQUE, — Venus , Linné , Chemnitz , Schrœter, Gmelin, Dilhvjn, Lamarck , etc. — Twpes^ Megerle, Schumacher. — , Sowerby, Reeve, Anton, Morris, etc.

OBSEnvATiON.s. — Ofl doit à M. Sowerby la création du genre PtiU îaslra; il l’a proposé , pour la promièro fois , en 1 827, dans son Généra of shells et dans le Zoological journal. Ce genre est séparé des Vénus de Linné pour celle des espèces qui ont trois dents cardinales rapprochées, presque parallèles, dont le test est mince, et dans l’intérieur desquelles se remarque une impression palléale, terminée en arrière par une sinuosité profonde, ovalaire et subhorizontale. Fondé sur des caractères d’une faible importance, ce genre fut rejeté par la plupart des conchyliologues , et nous-mÔme, dans la 2* édition des Animaux sans vertèbres de Lamarck , nous avons insisté sur le peu de valeur des caractères empruntés aux coquilles pour le repousser de la série des bons genres , n*ayant pas alors les moyens de nous assurer si les animaux offrent des différences avec ceux du grand type des Vénus. Nous faisions apercevoir le peu de fixité des caractères signalés par M. So- ■vverby, . Ainsi les dents cardinales qui, dans le VeMws decussaZa, par exemple, sont en effet petites et presque parallèles, deviennent beaucoup plus divergentes dans des espèces extrêmement voisines , de sorte que de proche en proche . on est entraîné à admettre parmi les Pullastra une très grande partie des Vénus aplaties et transverses qui peuplent en grande abondance les rivages des mers chaudes. Si Ton croit trouver dans l'impression palléale plus de fixité, l’observation vous désabuse bientôt, et vous voyez cette impression s’amoindrir insensiblement, devenir de plus en plus triangulaire, et finir enfin par ressembler beaucoup à celle des Vénus bombées et épaisses. Dans l’état où se trouvait la science, il était raisonnable, nécessaire même, de rejeter le genre Pulîaslra. Aujourd’hui que nous possédons d’autres documents, lorsque nous avons pu observer vivants les animaux de plusieurs espèces de Pullastra , nous avons pu nous fixer sur la valeur de ce genre et l'adopter aujourd’hui après l’avoir rejeté autrefois.

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