‹ Traité élémentaire de conchyliologieChapitre 30 sur 54 · GENRE QUATRE-VINGT. DEUXIÈME · texte numérisé non relu

GENRE QUATRE-VINGT. DEUXIÈME

SOliENEXiXE. Solenellay Sow.

CARACTÈRES GENERIQUES. — Animal inconnu.

Coquille ovale oblongue , transverse, subéquilatérale, épidermée, faiblement bâillante à ses extrémités^ crochets petits, à peine saillants. Charnière très étroite, linéaire, faiblement arquée, formée de dents sériales fines , serrées , pectiniformes , partagées en deux portions inégales, Tantérieure très courte et ne comprenant qu'un petit nombre de dentelures. Ligament externe, étroit, demi-cylindrique; impressions musculaires petites, très écartées, l’antérieure oblique, subovalaire; la postérieure subcirculaire. Impression palléale peu apparente, formant en arrière une sinuosité large et profonde.

LES NUCÜLÏDES. ' 269

SYNONYMIE GENERIQUE. — Molletia^ Desmoulins. — Ctenoconcha , Gray.

Observations. Ce genre a été institué en t832 , par M, Sowerby, dans les Proceedings de la Société soologique de Londres^ et bientôt après reproduit par lui dans l'un des derniers fascicules de son Généra of sheîls. Dans le même temps, mais on peu postérieurement, M. Desmoulins, de Bordeaux, savant conchyliologue , établissait le même genre sous le nom de Maîletia, dans les Actes de îa Société Unnéenne de Bordeaux. Enfin , pour terminer la courte histoire d’un genre aussi nouveau, M. Gray, en 1840, proposait pour lui le nom de Ctenoconcha^ et assurément à cette époque M. Gray n’ignorait pas l’existence du genre de Sowerby, tandis que M. Desmoulins était excusable d’un double emploi involontaire , car il était matériellement impossible qu’il eût connaissance de la publication de M. Sowerby, au moment où U proposait son genre Maîletia.

Presque tous les zoologistes qui ont eu occasion de parler du genre Solenelîa Se sont rangés à une môme opinion. Ils l’ont placé dans le voisinage des Solen , entraînés par ce double caractère d’un ligament extérieur et d'une impression palléale sinueuse en arrière.

Une seule espèce est actuellement connue dans le genre qui nous occupe J elle a été rapportée des mers de l'Amérique méridionale , par M. Norris. Le nom de cet observateur a été attaché à cette curieuse coquille parM. Sowerby,

La Solénello de Norris est ovale transverse, très aplatie latéralement, son test , mince et fragile , est lisse en dehors et revêtu d'un épiderme verdâtre dans le jeune âge , mais qui devient brun dans les vieux individus. Cet épiderme, assez épais et corné, déborde la partie solide du test et sert à revêtir le bord saillant du manteau. Les extrémités sont également obtuses , et la coquille est assez exactement équilatérale. Les valves étant rapprochées sont exactement fermées Je long du bord ventral , mais elles laissent entr'ouverte une fente étroite en avant et en arrière. Les crochets sont très petits, à peine saillants , ils sont opposés.

L’intérieur de la coquille n’est point nacré ; elle est lisse , blanche quelquefois marquée de zones Iransverses , inégales , légèrement bleuâtres. La charnière est fort étroite ; elle laisse la cavité des valves entièrement découverte; on y voit un grand nombre de dents sériales très fines, très préominentes, ce qui leur donne de la ressemblance avec les dents d’un peigne. Ces dents sont partagées en deux parties très inégales, séparées entre elles par un espace lisse, correspondant au

VINGT-SEPTIÈME FAMILLE

sommet des crochets. La portion antérieure ne contient qu’un très petit nombre de dents ; la postérieure en compte trois ou quatre fois plus. Le ligament est situé à l’extérieur; il est demi-cylindrique, comme dans les Solen , et sa longueur est égale à celle de la portion dentée du bord postérieur. Ce ligament a une disposition remarquable, en ce sens que sa tunique externe ne paraît pas s’engager dans le sillon d'une nymphe préparée pour la recevoir. Les impressions musculaires sont petites, très écartées et toutes deux dans la région dorsale de la coquille. Il faut tenir compte de ce caractère, car il ne se présente pas au même degré, du moins chez ceux des genres desSolénacés ou des Myaires avec lesquels on a voulu mettre celui-ci en rapport. L'impression musculaire antérieure est subpyriforme ; la postérieure est subcirculaire et les impressions des muscles rétracteurs du pied sont étroites, presque linéaires^ absolument comme dans les Nuculçs. L’impression palléaleesl peu apparente ; elle est formée d’une ligne fmç et très étroite , qui, après avoir suivi parallèlement les bords antérieur et inférieur, se recourbe en dedans, et circonscrit une sinuosité large et profonde.

Nous avons vu, en traitant de la famille des Nuculides, pourquoi nous plaçons de préférence le genre Solenella dans celle famille , plutôt que dans celle des Solénacés ou dans celle des Myaires. Nous n’avons donc pas à revenir sur ce sujet, et nous n’indiquerons ici que la seule espèce connue. Elle a été nommée de la manière suivante :

Solenella Norrisii^ Sowerby, pi. 34 , f. 5 , 6 , 7.

S, testa omtaf compressa ^ albido cœrulescente , Iccvigatti^ çpidennide olivaceo viridi, subœqmlatera^ lateribus subrotundatis*

Sowerby, Gei». of shells. n* 39.

Sowerby, Proceed. zool. Soc, Lond. i832. p. 197.

Cunoconcha Norrisiiy Gray.

Reeve, Conrh. ^yst. pl. 3o. f. 1-4.

D’Orbigiiy, Voy. en Amer, Moll. p. 543

Süwerby, Conch. man. f. i38,

CallüW. ('onch. nom. p. 6. n® i.

Nous avons emprunté à cette espèce tous les détails relatifs au genre, nous sommes dispensé par là d’en donner une description plus étendue. Assez rare dans les collections , celte coquille vient des mers de Yalparaiso.

LES. NÜCULIDES.

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