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Partie d'une heure de travail

Un ouvrier emploie le temps ci-après indiqué pour charger dans un camion un mètre cube.

Terre végétale , terre franche , sable 0,63 j

Glaise, terre dure pierreuse, tuf. 0,73 \ Partie d'une heure a* travail.

Vase 0,78 )

Quand on se sert de camions ou de tombereaux , il y a de l’avantage à employer le plus grand nombre de chargeurs qu’il est possible; mais il ne faut pas qu'ils se nuisent mutuellement. Le temps du chargement étant perdu pour la marche , cette perte est d’autant plus sensible que les tombereaux sont plus grands, et augmente au fur et à mesure que la distance diminue; on doit donc se servit- de tombereaux d’autant moins forts que les distances sont moins considérables. « On a trouvé, dit Gauthey, qu’en admettant les prix payés actuellement à Paris, on devrait employer des tombereaux à un cheval , jusqu’à la distance de 315 mètres; à deux chevaux, jusqu'à une distance de 1104 mètres; à trois chevaux, jusqu’à 2111 mètres; àquatre chevaux, jusqu’à 5873 mètres. Cela posé, et supposant que chaque cheval peut traîner un demi-mètre cube de terre (environ 14 pieds cubes), on aura, pour l’estimation des frais de transport d’un mètre cube , les résultats suivants :

Temps du chargement lorsque le tombereau est attelé d’un cheval et contient

0,5 mètres.

Terre végétale, terre franche , sable

Glaise , terre dure pierreuse , tuf.

Vase

Partie d'une heure de deux tombereaux jusqu’à environ 300 mètre» de distance.

Lorsqu’il est attelé de deux chevaux et contient un mètre cube.

Terre végétale, terre franche, sable.

Glaise, terre dure pierreuse, tuf.

Vase

Partie d’heure d'un tombereau à deux chevaux, depuis 300 jusqu’à 1100 nôtres de distance.

lorsqu'il est attelé de deux chevaux et contient un mètre et demi cube.

Terre foetale, terre franche, sable, Glaise, terre dure pierreuse , tuf. .

Vase

0,595 \ Partie d’hmirr d* deux Usr» «la <« -r-f ï tombereau à 3 ebran, de- V^OOo / p ui> ||Qo j U i q ; ,*4 2000 mètre* 0,400 ) d « dii.ance.

Lorsque te tombereau est attelé de quatre chevaux et contient deux mètres cube*.

Terre végétale, terre franche, sable Glaise, terre dure pierreuse, tuf. .

Vase

0,4o4 Part* d'une heur- d’un demi t\ it t\ toinbere«.i à 4 chevaui ,depul«

U,10U *00 juKiu’l 4000 mèlroi de dit-

Transport.

Pour le transport , il n’est pas indifférent de se servir indistinctement de brouettes, de camions ou de tombereaux. Chacun de ces modes est avantageux Uaas certain» cas, mais il cesse de l'être et devient même défavorable dans les aulres. L'expérience seule peut donner des notions satisfaisantes ; ce sont les résultats que l’on a obtenus d’elle que nous allons consulter. '

Jusqu'à la distance de 50 ou 60 toises, le transport des terres qui se fait avec les brouettes est ordinairement le plus avantageux ; à une plus grande distance , ce sont les camions traînés par des hommes, ou les tombereaux conduits par des chevaux , qui deviennent plus avantageux. Sur les rampes dont les pentes sont considérables, les transports par brouettes sont beaucoup plus faciles et moins pénibles.

Il y a deux espèces de brouettes : dans l'une, la caisse qui contient la charge est placée au-dessus des châssis; dans l’autre, elle est en partie en-dessous, et la roue est plus grande. La première, qui se décharge avec plus de facilité est plus vacillante : la seconde, qui a plus de stabilité , fatigue moins l’ouvrier , parce que sa roue a i n plus grand diamètre ; mais elle se prête avec moins d’agilité et de vitesse au mouvement latéral du déchargement.

Lorsqu'une brouette est chargée, l'homme , en saisissant les bras de cette brouette, à 3 pieds à peu près de distance de l'essieu , soutient une partie de la charge et une partie du poids de la brouette; le reste du poids est porté par le point du terrain sur lequel pose la brouette.

Coulomb, ayant soutenu une brouette chargée au moyen d'un pesor , au même point où l'homme tient les bras, a trouvé que la partie du poids soutenu par le peson correspondait à 56 ou à 40 livres; et que, lorsque la brouette était vide, il ne portait que 12 ou 14 livres. Cette force est d’ailleurs modifiée , 1" par les petits ressauts que la brouette rencontre sur le terrain; 2" par le plus ou moins d'adresse de l'ouvrier, qui ne sait pas toujours se rendre maître du mouvement de sa brouette.

Coulomb, ayant ensuite comparé et calculé l'effet utile que produit un homme qui transporte des fardeaux à dos , avec celui que fournit un homme qui transporte les mêmes fardeaux sur une brouette, a trouvé qu’il est comme 100 à 148; en sorte que sur un terrain sec , uni et horizontal , 100 hommes , avec des brouettes , feront , à peu de choses près , la même quantité de travail que 150 hommes avec des hottes.

Une brouette contient à peu près un pied cube de terre. Suivaut les expériences faites par Vauban, et plusieurs fois réitérées, une toise cube de terre peut être menée en 250 brouettées.

Voici la pesanteur spécifique d'un pied cube de terres de diverses qualités :

Terre végétale simple 76 llv.

Terre végétale mélée de gros gravier 106

Terre végétale mêlée de petit gravier 100

Sable 93

Débris de roches , vieux matériaux de démolition , décombres 130

Une brouette, menée par un homme de moyenne force, peut parcourir, dans une journée, 15,000 toises de chemin en plaine, dont la moitié chargée, c’est-à-dire un développement de 6 iiencs, de 2,500 toises chacune en plaine , et seulement les deux tiers en montant, c'est-à-dire 4 lieues, en Axant le temps du travail à 10 heures par jour, et celui du repos à 3 heures, qui font en tout 15 heures de sujétion pendant les mois de mars , avril, mai , juin , juillet , août, septembre et octobre ; pour les 4 autres mois on peut réduire le temps du travail à 7 heures , pendant lesquelles les ouvriers ne font guère plus de demi-journée d’été , à cause du froid et du mauvais temps.

Béüdor dit que, dans une terre ordinaire où il faut un piocheur et deux qui brouettent, ils peuvent transporter 2 toises et un tiers cubes à 10 toises de distance dans une journée d’été , et un peu plus de la moitié en hiver. Ce résultat est moindre que celui de Vauban, qui assigne, pour la tâche moyenne d’un ouvrier ordinaire, le transport, dans une journée, de 2 toises cubes à 15 toises de distance.

Gaothey a consigné , dans son Traité de la Construction des Ponts , des résultats tréS-i'tiles d’observations faites par lui et par d’autres Ingénieurs des ponts et chaussées, sur la ftniifle et le transport des terres. Quand le transport des (erres, dit Gaulhey, se fait sur des brouettes, II s’exécute par relais, à 15 toi.es de distance, et à 10 quand la pente du chemin est de huit pourcent. Un ouvrier emploie, |>our transporter dnns de* brouettes un mètre cube (c'est-à-dire à peu près 27 pieds cubes) , des terres suivanies, à un relais :

Terre végétale, terre franche, Sable 0,45 \

Terre dure pierreuse, tuf, glaise, vase .... 0,55 \

On trouve ordinairement, ajoute cet ingénieur célèbre, de l’avantage à substituer les tombereaux aux brouettes quand la distance du transport passe 73 ou 100 toises; quand celle distance n'e»t pas très-grande, on emploie quelquefois, préférablement aux tombereaux, des camions, traînés par des hommes.

Un camion emploie à parcourir 100 mètres (environ 50 toises), allant et venant sur un terrain horizontal , chargé des qualités de terres suivanies :

Terre végétale , terre franche 0,060 j

Glaise, tuf, pierraille, saule,* vase • • • • • 0,0i0 mion traîné par trot* homme*.

Ou doit ajouter pour le temps du déchargement. 0,030 )

Un tombereau, en allant et en venant, emploie le temps suivant pour parcourir une distance de 100 mètres, avec une charge de

Terre végétale, terre franche, sable 0,060

Glaise, terre dure pierreuse, tuf. 0,070

On doit ajouter pour le temps du déchargement. . 0,050 Pour faciliter le déchargement , les grands tombereaux sont à baseole; à l’égard des petits, quand on veut les décharger, on ne fr.if antre chose, après avoir ôté la fermeture du cul du tombereau et avoir détaché les limons de la dossière du cheval, que d’élever les bouts des limons et incliner la caisse du tombereau, pour que les matières qui y sont contenues puissent glisser par elles-mêmes. Les limons des tombereaux à bascule ne

Parité «Pune heure de travail.

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