‹ Traité élémentaire de cristallographie géométrique à l'usage des candidats à la licence et desChapitre 9 sur 36 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Mesure des angles. — Goniomètres

Le calcul cristallograpbique reposant tout entier sur la connaissance des angles dièdres des cristaux, il est indispensable de pouvoir les mesurer avec une approximation suffisante.

La chose n'est pas toujours facile.

Le plus souvent les cristaux sont ternes, striés, déformés, de sorte que, pour obtenir des résultats acceptables, on est obligé d'avoir recours à des mesures répétées sur plusieurs échantillons de la même espèce, mesures dont on prend la moyenne.

Goniomètre de Haûy. — C'est le premier en date parmi les appareils un peu précis qui permettent ce genre de détermination. Il est formé de deux branches à coulisse, analogues à celles d'un compas de proportion, et pouvant comme elles tourner autour d'un bouton muni d'une vis de pression.

On applique les deux branches, après leur avoir donné une

M.SSURE DES ANGLES. — GOXIOMÈTUES 25

longueur convenable, aussi parfaitement que possible sur leis deux faces de l'angle à mesurer, en les maintenant bien perpendiculairement à Taréte, puis on porte le compas sur un rapporteur qui permet une lecture au demi-degré.

Bien qu'assez primitif, ce goniomètre d'application trouve encore son utilité' lorsqu'on a affaire à des cristaux dont les faces ne sont pas assez réfléchissantes pour que les goniomètres à réflexion, beaucoup plus précis, puissent être employés.

Goniomètre à réflexion de Babinet. — S'il est un peu encombrant, il offre en revanche lavantage de permettre la mesure des indices de réfraction des cristaux suffisamment transparents. Comme son principe est le même que celui du goniomètre de Wollaston et qu'il est décrit dans tous les traités de physique, nous nous bornons à le citer pour mémoire.

Goniomètre de Wollaston. — C'est le plus employé des goniomètres à réflexion, et il ne diffère essentiellement de celui de Babinet que par l'absence de lunettes et par la disposition verticale du cercle gradué servant à effectuer les mesures.

L'appareil est supporté par un pied muni de vis calantes qui permettent de rendre le plan du cercle A bien vertical.

Ce cercle peut tourner rapidement sous l'influence du boulon M, et lentement sous celle de la vis de rappel V, en face d'un vernier immobile E.

Une tige axiale CD, porta:nt à gauche le support du cristal C et à droite une tête molletée D, peut tourner avec le cercle A ou indépendamment de lui, suivant qu'une vis de pression V est serrée ou desserrée.

Le support C est composé d'une petite plate-forme destinée à maintenir le cristal par Tintermédiaire d*un tampon de cire molle, et de deux pièces articulées à la façon d'une suspension

Kig. X.

Cardan, qui permettent d'amener simultanément Tarète du cristal à être horizontale et suivant le prolongement de Taxe de rotation.

Théorie. — L'angle FAP' représentant l'angle à mesurer, dont l'arête est horizontale, on choisit ou Ton dispose un point lumineux P (l'arête du toit d'une maison vue par la fenêtre, ou la flamme d'une bougie dans la salle même, si l'on ne peut opérer autrement) à une distance d'au moins 7 ou 8 mètres et à une hauteur suffisante au-dessus du cristal.

L'œil situé en peut donc apercevoir, simultanément et en

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