ULCÉRATIONS CUTANÉES
Tumeurs conjonctive»- vciscul ai ^s.
Angiomes, hémangiomes, lymphangiomes.
Fibromes, molluscum, chéloïdes.
Névromes (pseudô-névromes, tubercules sous-cutanés douloureux). Liomyomes.
Ostéomes et tumeurs calcaires.
Lipomes.
Myxomes.
Xanthomes.
Urticaire pigmentée*.
Sarcomes, lymphosarcomes, sarcoïdes.
Endothéliomes (cylindromes).
(Classification de Darier.)
cr
Faisons immédiatement remarquer que cette classification ne répond pas au proranirne que nous nous sommes imposé. Ou y trouve côte à côte des tumeurs certainement parasitaires (ladrerie), très probablement microbiennes (molluscum contagiosum) et d’autres qui, comme les lipomes, les névromes, etc., ne reconnaissent sans doute pas cette origine. Parmi ces dernières, certaines comme les adénomes sébacés, les molluscum rentrent dans les nœvi.
Nous n’adopterons donc pas ce groupement dans sa totalité. Nous décrirons dans les dermatoses microbiennes celles de ces affections qui nous paraissent être de nature parasitaire. Nous étudierons dans les nœvi celles qui sont manifestement de nature congénitale. Nous grouperons les autres sous l’étiquette de néoplasmes par déoialîon du type normal des tissus, et nous constituerons ainsi une sorte do groupe d’attente dans lequel les progrès futurs de la science permettront sans doute de reconnaître d'autres entités morbides de nature microbienne.
ULCERATIONS CUTANEES
On donne le nom d’ ulcérations cutanées (voir Lésions élémentaires ) à des pertes de substance plus ou moins profondes des téguments consécutives à un processus morbide quelconque.
L’ulcération cutanée n’est donc qu’un symptôme qui peut s’observer dans les états morbides les plus divers.
Nous étudions les ulcérations syphilitiques à l’article Syphilis, les ulcérations vénériennes à l’article Chancre mou, les ulcérations diabétiques aux Diabétides , les ulcérations tuberculeuses et les ulcérations lupiques au chapitre Tuberculose de la peau , les ulcérations trophiques aux Trophonévroses, les ulcérations carcinomateuses , épitheliomateuses , sarcomateuses, aux Tumeurs de la peau, h'ul-
cus rodens ou rodent ulcer est un épithéliome, Yulcus grave est le Madura foot; Y ulcère perforant ou mal perforant rentre dans les trophonévroses.
Fig. 30.
Ulcères variqueux.
Cette photographie montre avec la plus grande netteté l'origine de ces ulcères par de pelils foyers vasculaires de nécrose des téguments.
TABLEAUX D’ENSEMBLE ET SYNDROMES INCLASSABLES
Il nous reste à parler de ces lésions si fréquentes et si importantes en pratique auxquelles on a donné le nom d'ulcères de jambe, qui dans nos pays compliquent le plus souvent les varices, et que beaucoup d'auteurs français ont de la tendance à considérer comme une affection chronique des téguments, ayant pendant un temps variable une certaine disposition à gagner par une sorte de gangrène moléculaire.
L'ulcère de jambe n’a jamais été décrit dans les traités de dermatologie; on l’a toujours considéré comme étant du ressort de la chirurgie.
A côté de lui, nous devons mentionner Yulcère pliagédénique des pays chauds qui a déjà prêté et prête encore à de vives discussions et dont quelques médecins veulent faire une affection spéciale causée par un microbe bien défini. Nous l’étudierons dans la classe des affections microbiennes, et à son propos nous dirons quelques mots des principales méthodes thérapeutiques actuellement employées pour les ulcères de jambe.
ULÉRYTHÈME
Sous le nom A'uléry thème (ôuUy), cicatrice, et spuôvqxa, rougeur) Unna a décrit tout un groupe (à notre sens pas très homogène) de faits que caractérisent objectivement : 1° une inflammation érythémateuse d’aspect des téguments ; 2° puis une atrophie cicatricielle consécutive.
11 y fait rentrer :
A. \A uléry thème centrifuge : c’est le lupus érythémateux ;
B. L’ uléry thème ophryogène : c'est un des aboutissants possibles de la kératose pilaire ;
C. L’ uléry thème sycosiforme : qui correspond à notre Sycosis lupoïde, à nos folliculites et périfolliculites destructives du follicule pileux.
D. U uléry thème acnéiforme, affection des plus rares, occupant la face et les oreilles, limitée au pourtour d’un certain nombre de follicules pileux, débutant par un érythème permanent et par une forte hyperkératinisation de l’épiderme, s’accompagnant de production de comédons, et aboutissant à la rétraction du derme et à l’atrophie cicatricielle.
VULVE, VULVITES
Nous n’avons pas à étudier les affections de la vulve dans cet ouvrage. Mais nous avons cru utile de faire pour la vulve ce que nous avons fait pour le pénis, et de présenter un tableau succinct des maladies que l’on y rencontre.
Tableau d’ensemble des affections de la muqueuse vulvaire. — Modifications d'aspect tenant ci dévolution. — Atrophie. Hypertrophie des petites lèvres. Hypertrophie du clitoris (voir les ouvrages de chirurgie).
Affections traumatiques. — Elles sont fréquentes et consistent en plaies, contusions, érosions, déchirures, brûlures d’origine variable, etc...
Modifications de la, coloration. — On les observe dans la maladie d’Addison, l’argyrie, l’arsénicisme (voir ces mots).
VULVE, VULVITES
Il peut s’y développer de l’intertrigo, de l’érythème, de l’eczéma, du psoriasis, des parakératoses psoriasiformes, du lichen plan, de la leucoplasie, etc... Gomme la région glando-préputiale, c’est un des sièges de prédilection de l’herpès (voir ce mot), de l’éléphantiasis, des végétations, du chancre simple, du chancre syphilitique, des syphilides, etc...
On y observe en outre le molluscum contadosum, des ulcérations tuberculeuses, des lépromes, de l’épithéliome, du fibroma molluscum, etc...
On a décrit sous le nom d'esthiomène (voir ce mot) un syndrome ulcéreux et hypertrophique spécial à cette région.
Il est fréquent d’y constater des affections dans lesquelles le système nerveux joue un rôle considérable, comme le vaginisme, l’hyperesthésie vulvaire (voiries ouvrages de pathologie interne), le prurit (voir ce mot).
En outre, il s’y développe fréquemment des inflammations plus ou moins vives auxquelles on a donné le nom de vulvites.
D’après leur nature on a décrit comme pour les balano-posthites :
1 0 Des vulvites traumatiques, par irritations mécaniques directes et manque de soins hygiéniques;
2° Des vulvites mixtes consécutives à des contacts prolongés de liquides irritants et à des pullulations de microbes banaux, comme dans le diabète (diabétides vulvaires, voir diabétides ) : on peut y rattacher les vulvites simples ou catarrhales, qui sont mal définies ;
3° Des vulvites microbiennes spécifiques qui comprennent :
a) La vulvite blennorragique ;
b) La vulvite aphtheuse des enfants (voir aphthes).
4° Enfin on a décrit comme étant une entité morbide à part la vulvite des petites filles ; ce n’est dans l’immense majorité des cas qu’une vulvite blennoragique causée parle gonocoque et transmise presque toujours par des contacts indirects.
Pour être logiques et complets, nous devrions donner ici un tableau clinique d'ensemble de la vulvite considérée comme un syndrome, puisque nous avons tracé celui de la balanite. Mais presque tout ce que nous avons dit à propos de la balanite s’applique à la vulvite, et nous ne ferions que nous répéter.
Nous nous bornerons donc à ajouter quelques mots à propos de la vulvite des petites filles.