‹ Traité élémentaire de dermatologie pratique comprendant les syphilides cutanées. Tome premiere. Généralités et entité morbides vraiesChapitre 142 sur 252 · II. — Irritants d’origine animale · texte numérisé non relu

II. — Irritants d’origine animale

Parmi les irritants d’origine animale nous signalerons :

a) Les animaux parasites de V homme que nous étudions dans la classe II.

b) Certains animaux qui n'ont que des rapports tout à fait accidentels avec l'homme, tels que les méduses, les actinies (orties de mer), beaucoup d’autres organismes inférieurs habitant la mer, les cantharides, les fourmis, les abeilles, les guêpes, les frelons, les scorpions, certains papillons, les cocons de vers à soie qui provoquent chez les personnes qui les manient l’affection à laquelle on a donné le nom de mal de vers ou de bassine, de maladie de dévideuses de cocons.

Mal de vers ou de bassine. — Cette affection siège aux mains des ouvrières qui tiennent leurs mains plongées dans l’eau chaude dans laquelle se trouvent les cocons. C’est la main droite qai est le plus souvent atteinte. Il se produit d’abord du prurit, un érythème sur lequel se développent des vésicules, et souvent des pustules assez volumineuses qui laissent à leur place des ulcérations : parfois des lymphangites les compliquent.

c) Les divers liquides et les diverses sécrétions de l'organisme tels que le mucopus du coryza, de la blennorragie et de la vaginite, les matières fécales, l’urine et surtout les urines des diabétiques, les sécrétions sudorales, les crasses de la peau, etc.

Nous rattachons à ce groupe l'étude de certaines lésions intertrigineuses.

Vue d’ensemble des éruptions intertrigineuses. — Nous avons donné plus haut dans la symptomatologie générale des éruptions artificielles de cause externe une description succincte de l’érythème intertrigo des vieux auteurs.

La pathogénie des éruptions intertrigineuses est presque toujours fort complexe. Dès que la peau est lésée par le contact des substances irritantes, les divers microbes qui s’y trouvent pullulent avec une incroyable rapidité, et ils interviennent dès lors eux aussi pour modifier l’aspect de la lésion et en augmenter l’intensité. Ceux que l’on observe le plus souvent sont : le staphylococcus cutis communis auquel s’associe quelquefois le bacille bouteille, parfois le streptocoque, dans les formes pustuleuses et furonculeuses le staphylocoque doré.

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