III. — Irritants d’origine végétale
Parmi les irritants d’origine végétale nous signalerons :
a) Les parasites végétaux de l’homme, tels que l’achorion Schœnleinii, le trichophyton tonsurans, le microsporon furfur, le microsporon minutissimum, etc./ que nous étudions dans la classe II.
b) Les végétaux qui n’ont que des contacts fort accidentels avec l’homme : ils sont des plus nombreux; et nous renvoyons pour leur étude détaillée 1 aux ouvrages de White et de P. -A. Morrow. C’est ici le lieu de rappeler avec Dubreuilh (, Journal de méd. de Bordeaux, 1904) que nombre d’éruptions vernales, automnales, récidivantes de la face et des mains, ne sont que des éruptions d’origine florale provoquées par le contact de certaines plantes et de certaines fleurs parmi lesquelles il convient de citer surtout les primevères, la grande pâquerette, les chrysanthèmes (Hoffmann), le thuya occidentalis, les Rhus, etc...
Voici une énumération succincte des principaux de ces végétaux nuisibles.
Le citrus vulgaris, qui donne lieu à la maladie des ouvriers qui pèlent les oranges amères : on observe chez eux de l’érythème douloureux, de l’œdème, des vésicules et des pustules.
L ’ arnica montana, qui produit des éruptions très fréquentes à cause de l’usage habituel qu’on en fait : il provoque de l’érythème, des papules, des vésicules, des phlyctènes, des éruptions eezématiformes, érysipélatoïdes, purpuriques, ulcéreuses.
L ’ustilago hypodites, parasite de 1 ’arundo doncix : c’est l’agent actif de la maladie des ouvriers qui travaillent la canne de Provence, maladie qui se caractérise par de l’érythème, avec gonflement œdémateux des parties découvertes du scrotum et de la face interne des cuisses, des vésico-pustules, des exulcérations, des croûtes, parfois de la gangrène, des conjonctivites, des coryzas, des stomatites, des angines, des laryngites.
Le linum usitatissimum, qui produit l’eczéma des fileurs et des varouleurs de lin, affection bien étudiée par Leloir, et qui consiste en une dermite érythémateuse ou érythémato-vésiculeuse, parfois pustuleuse, avec épaississement du derme et lichénification. Elle est fort prurigineuse, siège aux mains, parfois aux pieds.
Le cinchona ; les ouvriers qui travaillent la quinine ont fort souvent de l’érythème, des vésicules, des pustules, des croûtes sur le visage, les bras, les avantbras et les parties génitales.
Les autres plantes qui peuvent exercer des effets nuisibles sur les téguments sont les suivantes : nous nous contentons de les énumérer : alisma plantago, rhus venenata, rhus toxicodendron (Sumac), lequel cause des éruptions de diverse nature très fréquentes en Amérique (voir, pour leur traitement, les ouvrages de White et de Morrow); nerium Oleander, podophyllum peltatum, borrago offieinalis, lappa officinalis, leucanthemum vulgare, conifères (abies, juniperus, thuya), sedum acre, sinapis alba, nasturtium armoracia, sisymbrium officinale, brvonia alba, drosera rotundifolia, buxus sempervirens, croton tiglium, euphorbia, iris florentina, andira araroba (poudre de goa), allium sativum, asparagus officinalis, lobelia inflata, gelsemium sempervirens, colchicum automnale, veratrum, scilla maritima (E. Hoffmann), eugenia pimenta, myrcia acris, vanilla planifolia, chelido
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