‹ Traité élémentaire de dermatologie pratique comprendant les syphilides cutanées. Tome premiere. Généralités et entité morbides vraiesChapitre 168 sur 252 · L’INTÉRIEUR DE L’ORGANISME · texte numérisé non relu

L’INTÉRIEUR DE L’ORGANISME

Cysticerques du tissu cellulaire.

Symptômes. — On a publié plusieurs cas de cysticerques de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané. Les malades présentent des tumeurs multiples presque toujours sous-cutanées, rondes ou ovalaires, non douloureuses, non inflammatoires, élastiques, quelquefois dures, et qui peuvent rester fort longtemps stationnaires. Leur contenu est liquide et renferme des cysticerques. Le diagnostic n’est possible que par la ponction de la petite nodosité et par l’examen du liquide dans lequel on peut trouver des crochets.

Traitement. — Le seul traitement radical est l’incision et l’extirpation de la poche. On pourrait essayer les injections de liquide antiseptique, en particulier les injections iodées.

Ankylostomiase. — Le Pani-ghao. — Looss a prouvé (1898-1904) que les larves d’ankylostome duodénal pénètrent dans la peau en produisant un peu de rougeur et de prurit ; elles traversent les follicules pileux, passent dans le derme, entrent dans les veines de la peau, arrivent au poumon, dans les alvéoles, puis dans les bronches et la trachée pour atteindre l’œsophage et redescendre dans l’estomac et F intestin.

Dans les pays où l’ankylostomiase est endémique, il y a des éruptions endémiques symptomatiques de cette affection. Elles sévissent surtout dans l’Assam et dans les états méridionaux des Etats-Unis d’Amérique.

D’après Dubreuilh ( Presse méd., 15 avril 1905, p. 233) on les appelle Pani-gliao (mal d’eau) ou water-sore, sore feet of coolies, water-itch, ground-itch, etc... dans les plantations de thé de l’Assam.

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