‹ Traité élémentaire de dermatologie pratique comprendant les syphilides cutanées. Tome premiere. Généralités et entité morbides vraiesChapitre 232 sur 252 · Botryomycose · texte numérisé non relu

Botryomycose

On a donné le nom de botryomycose à une affection caractérisée par de petites tumeurs pédiculées de la peau : on a cru pendant un ceitain e 1 q causée par un parasite spécial, le botryocoque; aujourd hui on tend a pe q

ce fameux botryocoque n’est autre chose que le staphylocoque dore (von

^PendTnflÔnotemps^n n’a connu cette affection que chez les animaux : elle constituait ce qu’en médecine vétérinaire on appelait le

ou la funiculüe. C’est en 1897 que Faber et ben S.etho ü ont publie le ï e de botryomycose humaine, et que Poucet et Dor ont identifie les tumeurs i ec lées qui siègent chez l’homme au niveau des doigts au champignon de castration du cheval Ils pensaient que c’était une maladie spécifique due au developpeme

botryocoque au staphylocoque doré;

d’un simple bourgeon charnu. Bodin le démontre dune maniéré perempto.re en 1902, etc...

Étiologie. — La botryomycose est toujours consécutive a un traumatisme, ou a une effraction quelconque de l’épiderme ; il s’ensuit que les mains du corps de beaucoup le plus souvent intéressée; ce sont les doig , en particu leur face interne, qui sont le siège d’élection de ces tumeurs; puis viennent pieds, chez les personnes qui marchent nu-pieds, les levres etc tQU.

La malpropreté joue un rôle important dans a genese e - „ont atteintes Les

jours des personnes sales, pauvres, vivant avec des animaux qui sont atteintes, irritations locales de toute nature en favorisent le développement Assez souvent le botryomycome se greffe sur un abcès sur un panan Malgré quelques faits en apparence positifs, on peut dire que la maladie n ,

inoculable, ni auto-inoculable.

Symptômes. - Le botryomycome esl une tumeur pédiculée du volume d une framboise, plus rarement d’une noisette; on l’a vu atteindre jusqu a cinq très de diamètre; mais c’est lort rare.

Il a la forme générale d’un champignon mûriforme à pied court et assez gre e. La tête est une masse arrondie ou un peu aplatie de haut en bas, granuleuse, line-

DERMATOSES MICROBIENNES

ment mamelonnée, d’un rouge plus ou moins vif, qui saigne assez facilement. D’ordinaire cette tête repose sur le derme dont elle est séparée par un sillon au fond duquel en écartant la petite tumeur on aperçoit le pédicule : dans toute l’étendue

de son contact avec le botryomycome la peau est rouge, macérée, et est le siège d’un suintement séreux plus ou moins abondant.

La tumeur a une consistance assez ferme, comme élastique ; elle est quelquefois très légèrement réductible en raison de sa richesse vasculaire (Le Berre, thèse de Paris, 1904).

Elle se développe d’ordinaire assez lentement : elle met quelques semaines ou quelques mois à atteindre le volume d’un pois ou d’une cerise ; parfois cependant en quelques jours elle prend son aspect typique.

Elle peut être recouverte d’une croûte jaunâtre ou jaune brunâtre par hémorragies; quand on l’enlève brusquement, on fait saigner la tumeur sous-jacente. Elle est indolente.

Au point de vue anatomie pathologique la botryomycose semble n’être qu’un bourgeon charnu, très organisé, riche en cellules embryonnaires, en tissu fibreux et très vasculaire.

Fig. 189. — Botryomycose du médius droit.

Diagnostic. — On a voulu rapprocher la botryomycose dit pian. Elle en diffère à tous les points de vue : en effet elle n’est ni contagieuse, ni auto-inoculable; elle ne se généralise pas; elle ne s’accompagne pas de phénomènes généraux; elle peut s’observer sur les muqueuses, et n’est pas prurigineuse : tous caractères inverses de ceux du pian.

Traitement. — Le procédé de choix consiste à exciser complètement le point d’implantation de la tumeur et à suturer. Chez les sujets pusillanimes on peut se contenter de couper aux ciseaux le pédicule aussi ras que possible; mais dans ce cas il y a parfois des récidives.

C'. — MOROCOCCIE CUTANÉE

Nous donnons provisoirement le nom de morococcie cutanée aux dermatoses qui, d’après certains auteurs, reconnaîtraient pour agent pathogène le monocoque de Unna, c’est-à-dire le staphylococcus cutis commuais ou coccus polymorphe à cultures grises de Sabouraud et Cedercreutz.

L’importance du morocoque en pathologie cutanée a subi beaucoup de vicissitudes. Dans ses premières recherches sur l’eczéma séborrhéique, Unna l’a considéré comme étant le microbe de l’eczéma; depuis il en a décrit plusieurs variétés. De nombreux expérimentateurs ont démontré qu’il était dénué de toute valeur pathogénique dans l’eczéma véritable. Sabouraud dans ces derniers temps l’a de nouveau tiré de l’oubli en le considérant comme l’agent microbien le plus important de ses pityriasis stéatoïdes.

Description du microbe. — (Voir pour de plus amples détails les travaux de Cedercreutz et l’ouvrage de Sabouraud sur les pityriasis, 1904, p. 476 et suivantes.)

DERMATOSE FIGURÉE MÈDIO-THORACIQUE

— Nous en avons donné les principaux caractères au chapitre Pathologie generale cutanée. « Ensemencé en stries sur tubes de gélose-peptone pauvre, il forme des colonies d’un gris blanchâtre à bords finement sinueux presque en dents de scie et souvent, tout le long de ces bords, se trouve un rang de fines colonies, en goût elettes grises, dont beaucoup se fusionnent avec la colonie mère par les denticu a-

‘'TcecoJcus^extrêmement polymorphe : nous trouvons d’abord des formes rondes variant entre 8/10 de g et 7 g; des formes pseudo-bacillaires de 2 a 9 £ de Ion o- avec des variantes en forme d’haltères; des formes ovales de 4 a 9 g, d un ovale régulier ou étranglées en leur milieu, des formes diverses en gourde, des formes diplococciques avec deux cocci égaux ou deux moitiés inega es en nscui s,

en meringues, en double timbre, variant du simple au quadruple.

« Enfin ces éléments se divisent suivant leurs deux diamètres pour donner lieu a une tétrade ; on peut voir la division suivant une direction rester incomplète et e coccus primitif n’avoir donné lieu qu’à trois éléments, deux petits et un gios leste

'"Îce microbe est excessivement fréquent à la surface de la peau humaine, en dehors même de tout pityriasis apparent, même en dehors des régions pian es, même sur des peaux saines. , . . .

« Ce microbe, très fréquent à la surface de toute peau humaine, certainement trouve dans la desquamation de la peau un aliment facile, car ses besoins sont très „Tossiers; il cultive presque sur toute matière quelconque et sur les milieux usuels

dC« E^' même, chose certaine, on le trouve pullulant dans les états squameux de la peau qu’il ne détermine certainement pas lui-même : iclithyose hystnx, squames

cl’eczé ma .

« Son innocuité pour l’animal et pour l’homme est extrême.

« Sur l’homme, tout ce qu’on peut créer avec lui, c’est une pustulette minime,

promptement abortive, et qui disparait sans laisser de trace.

« Quand on sait tout cela et qu’on examine les lésions, non pas celles ou habite, mais celles où ü pullule, il est facile de reconnaître > que . partout ou on lerenco» tre en multiplication, sa présence s’accompagne soit visiblement unteit u?o), , ^

invisiblement (pityriasis stéatoïde) du phénomène de Vexoserose. Or ce phenome m existe au plus haut degré dans les impétigos qui, tous, ont pour cause des coee

anSc!lns conclure d’une façon absolue, puisque l’on ne peut encore reproduire expérimentalement tous les phénomènes dont j’ai parle, on peut crone et iusqu’a plus ample informé, on doit croire que le coccus à cultures grises, e t capable dans certaines conditions, de déterminer sur la peau une sorte d impétiginisation sourde, dont les caractères impétigoïdes ne sont reconnaissables qu

l’pYampn histolosicrue. » (Sabouraud,, loc. cit .)

D’après ce qui précède on doit comprendre combien l’étude de la morococcie cutanée est encore peu précise. Y a-t-il vraiment des dermatoses dans lesquc es coccus polymorphe à cultures grises joue un rôle pathogène .

Nous pensons qu’à l’heure actuelle il est impossible d’être absolument alluma

"'D’après Sabouraud il semblerait cependant que, survenant sur des lésions de furfuration épidermique primitivement causées, d’après cet auteur par la spore de Malassez, ,1 exerce une action réellement pathogène, et qu’il contribue ainsi a pro-

DERMATOSES MICROBIENNES

duire les pityriasis stéatoïdes, que, s’associant au microbacille de la séborrhée, il contribue à produire les formes vulgaires de Vacné , etc...

Nous décrirons donc ici, mais sous toutes réserves , l’affection à laquelle nous avons donné le nom de Dermatose figurée médio-thoracique ( Pityriasis stéaloïde de Sabouraud), et nous ferons remarquer que le chapitre suivant, celui des acnés, pourrait, à la rigueur, toujours d’après Sabouraud, être en partie annexé à la morococcie cutanée.

Dermatoses figurées médio-thoraciques. (Séborrhéïdes circinées et figurées1.)

Nous avons désigné sous le nom de séborrhéïdes circinées et figurées ou encore sous celui de dermatoses figurées médio-tlioraciques des éruptions assez fréquentes qui ont été dénommées : lichen circumscriptus par Willan et Bateman, lichen gyratus par Cazenave et Biett, lichen cinnulatus serpiginosus par E. Wilson, lichen acnéique par Weyl, eczéma acnéique par Bazin et Lailler, eczéma Jlcinellaire par les médecins de l’hôpital Saint-Louis, seborrhœa corporis par Duhring, circinciria par Payne, etc. C’est le type même de Y eczéma séborrhéique d’Unna, c’est la séborrhéide eczématisante d’Audry, le pityriasis stéatoïde de Sabouraud.

Ces formes morbides, ont pour localisations de prédilection la partie antérieure de la poitrine au niveau du sternum et dans son voisinage, l’espace interscapulaire et le cuir chevelu dont elles peuvent envahir la totalité, mais où elles prédominent au vertex. En somme elles siègent aux lieux d’élection de la séborrhée, sauf la partie médiane de la face : mais, chez les personnes qui ne prennent pas de soins de toilette, on en observe aussi des vestiges en cette dernière région.

On peut en distinguer deux formes principales : la forme vulgaire , la forme péripilciire.

A. Forme vulgaire.

Thorax. — L’affection débute pour ainsi dire toujours vers la ligne médiane, de là elle s’étend plus ou moins loin, suivant son degré d’intensité, vers les parties latérales. Elle est constituée au début par de tout petits éléments punctiformes, à contours nettement arrêtés, d’un rouge rosé, un peu saillants, recouverts de squames graisseuses, donnant tout à fait l’impression d’une petite papule acnéique avortée. Ils sont déjà prurigineux par intermittences, aussi sont-ils parfois excoriés.

Ces éléments s’agrandissent peu à peu par progression excentrique ; leur centre s’affaisse, prend une coloration d’un rouge jaunâtre, ou franchement jaunâtre, tandis que leur périphérie saillante, d’un rouge rosé, ou même d’un rouge vif, forme un contour nettement arrêté, figurant ou bien un fin liséré rouge, ou bien des incisures, ou bien une bordure hérissée de sortes de saillies minuscules papuleuses ou mieux papulo-squameuses, ce qui explique le nom d’eczéma acnéique que lui avait donné Bazin.

Ces éléments primitifs continuent à grandir et à gagner par leurs bords tout en conservant leurs limites nettes et leur bordure d’extension légèrement saillante et squamo-croûteuse ; ils finissent par acquérir des dimensions variables, parfois étendues ; ils s’affaissent et disparaissent sur un point de leur circonférence pour continuer à progresser par un autre, se réunissent aux éléments voisins, et con-

1 Voir Séborrhéïdes aux tableaux d’ensemble.

DERMATOSE FIGURÉE MÉDIO-THORAC1QUE

stituent ainsi toute sorte de figures et de dessins irréguliers qui conservent le grand caractère d’être serpigineux et figurés. Le centre de plaques a boi s festonnés et polycycliques est de niveau avec e reste de la .P®"1; D‘l n ^

d’infiltration notable, et a une coloration d un rose ^

rarement une teinte normale ou presque normale ; il est frequent d y trouv vestiges de squames et de croûtes séborrhéiques. Les bords sont legeremen s,u tant i™’ parfois un peu épaissis ; parfois il prennent I

parakératoses psoriasiformes ; ils sont recouverts de squames plus ou mo .

Fig. 190. — Dermatose figurée médiothoracique, forme circinée.

Fig. 491. Dermatose figurée médio- & thoracique (grandeur naturelle).

sèches plus ou moins séborrhéiques, plus ou moins adhérentes suivant les cas

importance au des plus prurigineuses, mais elle l’est

malades «g™, - 1— - «~

8,n, son, folle., par S2t.n.i.n, nn p»l^™*r

Cuir chevelu. — Quand le thorax . F fiip v o^t caractérisée

* a. .vin pvisie également au cuir chevelu. Elle y est caiactenste presque a coup sur qu el e e s en plaques irrégulières de formes

par des squames ou croûtes grais eu es d!spo P c ricieuses plus ou

Îdu.Tleur niveauïe derme est rouge rosé, parfois sec, souvent un peu humide,

sont le wrtex, les parties latérales du cuir chevelu vers le front et vers les oreilles.

DERMATOSES MICROBIENNES

Il existe pour ainsi dire toujours de la séborrhée huileuse (séborrhée grasse de Sabouraud), et une alopécie séborrhéique plus ou moins accentuée.

Complications . — Outre la séborrhée dont nous venons de parler, et qui est tellement constante, tellement liée à l’essence même de cette affection qu’on peut presque la considérer comme constituant l’un de ses éléments primordiaux, nous devons signaler la facilité relative avec laquelle la séborréïde circinée se complique de vésiculation. Cependant, malgré ce qu’en ont dit les auteurs, nous estimons que cette forme morbide est beaucoup moins préeczématique que certaines parakératoses psoriasiformes des plis.

Elle se complique assez fréquemment de parakératoses psoriasiformes, et même d e psoriasis. Au cuir chevelu elle coexiste pour ainsi dire toujours avec da pityriasis simplex.

B. Forme péiupilaire. — Cette forme, malgré sa fréquence, est encore mal connue, et jusqu’ici elle n’a pas été bien décrite.

D’après les derniers travaux de Sabouraud, elle serait due à l’infection des follicules séborrhéiques par le staphylocoque à cultures grises.

Fig. 192. — Dermatose figurée médio-thoracique ; forme péripilaire banale.

Elle consiste essentiellement en de petits éléments développés autour des follicules pilo-sébacés, d’abord à peine saillants, à peine papuleux, d’un rouge plus ou moins vif : ils sont pour ainsi dire toujours groupés par 3 ou 4 au moins, 15 à 20 au plus, dès le début ; puis leur nombre peut s’accroître par adjonction de nouveaux éléments folliculaires, et les groupes voisins peuvent confluer de façon à constituer des nappes assez vastes à limites irrégulières.

A mesure que l’affection se développe, les éléments deviennent plus franchement papuleux, plus saillants ; leur coloration est plus vive; ils présentent assez souvent à leur centre une squame plus ou moins sèche, plus ou moins séborrhéique, parfois une croutelle brunâtre suite d’excoriations.

DERMATOSE FIGURÉE MÉDIO-THORACIQUE

L’affection est prurigineuse par intermittences.

Elle a les mêmes localisations que la forme vulgaire avec laquelle elle peut d’ailleurs coexister. Mais elle évolue souvent à l’état pur.

Elle se développe plus fréquemment que la forme vulgaire en dehors des lieux d’élection. Elle a même dans quelques cas rares une certaine tendance à se généraliser, et, dans ce cas, on voit des groupes de papules péripilaires survenir sur les

Fig. 193. Dermatose figurée medio-thoracique ; forme péripilaire papuleuse (Séborihéidr

péripilaire disséminée) simulant le pityriasis rubra pilaris.

poignets, les avant-bras, les bras, la face dorsale des mains, les cuisses, les jambes, les parties latérales du tronc, etc.

Elle arrive alors à former des plaques qui s’eczématisent avec rapidité, et qui offrent souvent une grande résistance à la médication locale.

Gomme elles sont fort prurigineuses elles peuvent aussi se lichénifier. Elles ont beaucoup de traits communs avec l’eczéma follieulorum {voir ce mol) de

Malcolm Morris U

i Nous venons de dire comment nous concevons cliniquement les affections auxquelles nous avons donné le nom de séborrhéïdes circinées et figurées, ou dermatoses figurées medio-thoraciciues, il nous faut maintenant exposer en quelques mots les idees de Sabouraud sur ce sujet.

Ces lésions rentrent pour lui dans ses Pityriasis stéatoides : mais il est probable que ses pityriasis stéatoides renferment autre chose que nos séborrhéides circinées et figurées. ^

Dans les pityriasis stéatoides Sabouraud distingue les variétés objectives suivantes aux régions

Bkocq. — Dermatologie. I.

DERMATOSES MICROBIENNES

Marche Durée. Terminaisons. — La forme vulgaire des séborrhéïdes circinées ou figurées a une évolution éminemment capricieuse : presque toujours elle a de la tendance à persister avec des alternatives d’amélioration et d’aggravation jusqu’à ce que l’on institue une médication locale appropriée. Sa durée peut donc être indéfinie. C’est d’ailleurs une affection essentiellement récidivante ; elle semble repulluler d’après le même mécanisme que le pityriasis versicolore.

La forme péripilaire a dans les variétés torpides une évolution à peu près ana-

pileuses : Formes objectives caractérisées par des squames : I. Poudreuses ; II. Pelliculaires ; III. Furf ureuses ; IV. Cartonneuses ; V. Pâteuses ; VI. Boueuses. Sur le pityriasis à squames pelliculeuses, l’épiderme corné est un peu rugueux et irréguber : on voit s’y produire des traits de fracture, par clivage, analogues aux fêlures d'un verre épais. Sous le pityriasis à squames furfureuses et cartonneuses, l’épiderme est œdématié, et il exhale une moiteur invisible à l'œil nu. Sous le pityriasis à squames boueuses (lésion qui s’observe fréquemment aux plis naso-géniens qui deviennent rouges et graisseux), l'épiderme n’a plus qu’une couche cornée incomplètement formée laquelle laisse sourdre en des points qui ne sont pas des orifices glandulaires des gouttelettes de liquide, dont les plus grosses n’atteignent pas le quart d'une gouttelette de sueur sortant d’un pore sudoral. Cette moiteur séreuse semble faire partie intégrante de tous les pityriasis dès qu'ils prennent l’aspect graisseux.

Le début de ces lésions se fait, comme pour les pityriasis secs, par une saillie mousse de l’épiderme, saillie qui devient un cône plat et mousse ; puis, au sommet du cône, l’épiderme corné s'infiltre d’air, perd sa transparence, se fissure suivant des rayons : il en résulte des secteurs squameux sur chacun desquels l'épiderme se récline du centre vers la périphérie : dès lors la lésion comprend un centre qui est au stade d'état, et un bord qui est au stade d’extension. Le bord qui est en extension est épais et feuilleté : le centre offre une furfuration mince et diffuse.

Les lésions voisines coalescent de manière à constituer des plaques. Elles s'arrêtent au niveau du bord du cuir chevelu sous la forme de festons, et quelquefois elles dépassent de un demicentimètre, de un centimètre les limites de ce cuir chevelu.

Leur aspect est variable suivant les sujets ; elles prennent parfois nettement la forme polymicro-circinée, parfois elles offrent des circulations plus grandes. Parfois les festons périphériques qui se voient vers les bordures sont rompus par places, et il n’existe alors sur les limites du cuir chevelu que des segments isolés. C'est ce que l’on a appelé au front la corona saborrhoïca. Il est d'ailleurs possible de voir coexister sur le même cuir chevelu des formes diffuses et des formes figurées.

Sabouraud leur distingue en outre trois variantes symptomatiques principales :

1° Il y a des pityriasis qui s'échauffent et qui présentent un flux séreux cliniquement visible à l’œil nu.

2° Il y en a qui coexistent avec d’autres dermatoses.

3'- Il y en a qui s’accompagnent de réaction inflammatoire folliculaire légère (pityriasis acnéique, eczéma acnéique).

Ces lésions s’observent au cuir chevelu, mais aussi aux sourcils, à la moustache, plus rarement à la barbe où. l'on rencontre principalement du pityriasis sec, et surtout à la poitrine et au milieu du dos (pityriasis médio-thoraciques de .Sabouraud). En ce dernier point, ils débutent nettement par de petites lésions périfollicülaires formant la squame-croûte des pityriasis stéatoïdes, puis ils constituent des circinations présentant : a) la squame-croûte, b) des points folliculaires, c ) le liséré: la surface cutanée sous-jacente est moite, rosée, à bord interne un peu effacé, sans relief, à bord externe net et accusé.

Chez les enfants âgés de huit à dix ans, ces pityriasis stéatoïdes peuvent former au cuir chevelu des taches d’une couleur brune, terreuse, d’un brun verdâtre, constituées par un magma assez homogène, caséeux, sorte de matière emplastique agglutinant les cheveux couchés. A leur niveau les cheveux tombent avec facilité, et il reste des taches alopéciques au niveau desquelles la peau est comme amincie, un peu rosée; l’alopécie y est incomplète : il y reste quelques poils et du fin duvet. Cette lésion existe sur les tempes et vers le sommet de la tête en avant. L’alopécie se répare avec lenteur et ne disparaît guère qu’au bout de cinq à six mois. Elle constitue environ le tiers des « fausses pelades » de l’enfant.

Ces pityriasis stéatoïdes peuvent aussi chez les enfants se caractériser par des squames cartonneuses, minces, adhérentes, disposées d’une manière diffuse sur le vertex, souvent en bandes antéro-postérieures ; elles peuvent causer Yalopécie en lanières du vertex.

Les pityriasis secs et les pityriasis stéatoïdes sont extrêmement fréquents dans l'adolescence : ce sont les pityriasis secs qui s’observent tout d’abord de douze à dix-huit ans : peu à peu les pityriasis stéatoïdes s’installent, soit d’une manière hâtive entre quinze et dix-huit ans , soit d’une manière tardive entre dix-huit et vingt-cinq ans.

La moitié des femmes adultes présentent des pityriasis stéatoïdes causant leurs alopécies pelliculaires. Cette affection peut débuter chez elles vers l’âge de dix ans; elle se développe surtout

DERMATOSE FIGURÉE MÉDIO-TH OR A G I QUE 803

logue : dans les formes aiguës, extensives, elle a, aü contraire, une marche assez rapide, et elle se termine d’ordinaire par la guérison au bout d’un laps de temps qui varie de quelques semaines à plusieuis mois .

Anatomie pathologique. — Voici, d’après Audry, quelles sont les lésions histologiques de la séborrhéïde figurée forme vulgaire.

Dans l’hypoderme il n’y a que des lésions fort légères, un peu d œdème, parfois

un infiltrât de leucocytes autour des glandes sudoripares.

de seize à vingt ans, et elle donne alors un aspect graisseux au cuir chevelu. Parfois, chez la femme de vingt ans qui a de l’infection séborrhéique microbacillaire accentuée du visage, 1 se constitue vers le bord frontal de la chevelure, sur une bande d’un centimètre et demi environ de largeur, un état pelliculaire spécial, mélange de pityriasis stéatoïde et de seborrhee : on y trouve des squames petites, formant des cônes plats de 3 millimètres de diamètre recouvrant les follicules et entraînant avec elles les cheveux sans résistance. La peau est cnblee^ d orifices, folliculaires distendus par la colonie vermiculaire séborrhéique. 11 s ensuit unejalopecie dui able, foi niant une bande large d’un doigt, suivant tout le front en bordure ; il y persiste quelques rares cheveux.

Au point de vue anatomo-pathologique , Sabouraud distingue trois formes principales de pityriasis stéatoïdes : 1° forme à squames cartonneuses feuilletees ; 2° forme a squames crouteuses et pâteuses correspondant à la corona seborrhoïca; 3° pityriasis acnéiques, cest-a-dire pityriasis

s’accompagnant de lésions folliculaires. .. , T e . .

1. Histologie de la squame cartonneuse ou feuilletée du pityriasis steatoide. - La face inferieure de la squame est plane et retenue à la surface de l’épiderme par des lameres de tissu corne : sa face supérieure est rugueuse et criblée de microbes. Le corps de la squame est forme de litières de cellules plus ou moins kératinisées. séparées par d’innombrables alvéolés ovoïdes grandes ou petites, quelquefois énormes, occupées par une matière qui a toutes les reactions du sérum coagulé et qui est irrégulièrement parsemée de noyaux leucocytaires : on n y trouve pas de microbes Ce sont, des squames-croûtes qui naissent sur l’épiderme: elles donnent la sensation quelles sont grasses, quand elles se trouvent farcies, non pas de gouttelettes de graisse, mais de gouttelettes

d<2 ^mstoloTie de la corona seborrhoïca et des pityriasis figurés. — Dans ce type on trouve non pas une exsudation vraie sous la croûte avulsée, mais une moiteur que le raclage de la peau egrrement rosée d’ailleurs met en évidence et exagère. Histologiquement la lésion de la corona seborrhoïca est vésiculeuse : Elle est constituée par une sorte de phlyctene plate, dont le plafond surbaissé est fait de couches cornées multiples en exfoliation, et dont la cavité aplatie est remplie e sérum et de noyaux de leucocytes en exocytose : parfois la vésicule est enchassee dans 1 epi-

derme, et ronde au lieu d être aplatie. , , m -, ,

3° Histologie des lésions folliculaires des pityriasis. — Elles sont constituées par de 1 hyperkeia-

tose : c'est un clou corné qui s’enfonce dans le follicule jusqu'à la hauteur de la glande sebacee. Ce sont surtout les pityriasis figurés qui s’accompagnent d’infection iolliculaire.

Bactériologie des pityriasis a squames stéatoïdes. — 1° Flore de la croûtelle alvéolaire steatoide. — On v trouve des spores de Malassez aussi nombreuses que dans le pityriasis simplex : ei es sont disposées par couches dans les failles de la squame-croûte. Mais les cooci (coccus polymorphe à cultures grises) y foisonnent : ils sont plus nombreux que les spores de Malassez, et

leur présence semble correspondre à l’exosérose. ,

2» Flore de la vésicule histologique des pityriasis figurés steatoules. — On trouve des spoies de Malassez dans les squames sèches hyperkératosiques 11 y a des paquets de cocc. au sommet de la vésicule, au ras de son plafond surbaissé. En général ces cocc. ne pénétrent point dans la vesi-

cule et n v pullulent point : la vésicule est sléiilc. r ,

3. Flore microbienne du pityriasis folliculaire. — Le follicule est occupe par un bouchon cor e qui a la forme d'un clou à grosse tête : de part et d’autre de sa tete sur une coupe on vo.t sa jonction avec les lamelles hyperkératosiques du pityriasis de surface lny c Pa ‘ de JA" séreuses En un point central, il y a un long amas de bacilles-bouteille . il n y a pas de cocc dans la profondeur. Parfois on trouve des cocci dans l'infundibulum, et alors il y a evoseiose et exocytose - mais ces processus ne se produisent qu autour de l’orifice tm^^ncownn* ou en demi-couronne, et non dans l’intérieur du follicule, ou il n y a que de 1 h > pci kc a •

Section séborrhéique vraie est plus fréquente dans les pityriasis simplex que dans les pityriasis stéatoïdes : quand elle se produit, on trouve des cocons microbaci laucs.

Les pityriasis stéltoïdes s’accompagnent d’alopécie : chez la femme, c est une al opecie chronique lentement progressive du sommet de la tête, des tempes et de la région retro-aunculaiie. L lo se prononce prendant les trois mois d'été, juillet, août et septembre et au bord de la mer

Les pityriasis stéatoïdes diffèrent histologiquement et bacteriologiquement du psoriasis, alîcc- ' tien nettement définie par la présence dans les squames stratifiées d abcès leucocytaires, microscopiques, amicrobiens. (Sabouraud, loc. cit., 11104, tort résumé.)

DERMATOSES MICROBIENNES

Dans la couche papillaire se voit un processus inflammatoire variable d’intensité : il y a des amas de lymphocytes autour des vaisseaux : les papilles sont allongées et étroites; le tissu élastique a disparu ou est fortement attaqué.

Il existe dans l’épiderme une diapédèse dont l’intensité est en rapport avec le degré d’infiltration de la couche papillaire. On y trouve de nombreuses cellules en karyokinèse. L’acanthose est surtout accentuée au niveau des colonnes interpapillaires; elle atteint son maximum de développement dans les variétés lichénifiées.

Fig. 494. — Séborrhéïde eczémalisante du dos.

cc. couche cornée (parakératosique). — cm, corps muqueux (en acanthose). — p, papilles (étouffées). — sp, tache

spongoïde. — i, traînée d’infiltration inflammatoire.

Par places on voit dans la couche épineuse un aspect réticulé analogue à l’état spongoïde d’Unna.

Le stratum granulosum est normal; cependant les couches cornées lui succèdent brusquement.

Dans cette variété d'éruption, on retrouve avec une abondance toute particulière un coccus dont la culture grise prend sur les milieux glycérinés une odeur butyrique nauséabonde marquée. Ce coccus pullule en quantités incroyables dans les lamelles furfuraeées. Il s’y rencontre avec la spore de Malassez, c’est-à-dire le flaschenbacillen d’Unna (Sabouraud).

Étiologie. Pathogénie. — Les séborrhéïdes figurées sont des maladies de l’adolescence et de l’âge adulte. Elles ont leur maximum de fréquence entre quinze et quarante-cinq ans.

Elles affectent surtout les hommes, en particulier ceux qui ont la poitrine velue, qui sont assez fortement séborrhéiques, et qui ont une tendance marquée à la calvitie. Leur développement semble être favorisé par le port du gilet de flanelle et surtout par la rareté des savonnages.

La forme péripilaire généralisée s’observe surtout chez les jeunes gens des deux sexes entre dix et trente ans.

DERMATOSE FIGURÉE MÉDIO-THORACIQUE

Le tempérament dit en France arthritique acquis et héréditaire constitue un bon terrain pour la germination de ces dermatoses.

Tout dans leurs allures, leur symptomatologie, leurs réactions thérapeutiques, fait songer à leur nature microbienne. Unna en Allemagne, Merrill en Amérique, Sabouraud en France, etc., en ont meme décrit le ou les miciobes, Unna son microcoque associé au flaschenbacillen; Sabouraud son coccus butyricus ou coccus polymorphe à cultures grises qui est probablement le miciobe d Unna, Menill toute une flore microbienne dont les combinaisons diverses expliquei aient les différentes formes objectives de ces affections (voir plus haut la note dans laquelle nous exposons les idées de Sabouraud).

Diagnostic. — A. La forme vulgaire a un aspect tellement pathognomonique sur le thorax que le diagnostic s’impose dans l’immense majorité des cas. Au cuir chevelu, on aura parfois quelque peine à la distinguer des pityriasis simplex : dès qu’il existe une vague bordure rosée circonscrivant des plaques, il faut diagnostiquer la séborrhéïde figurée.

Au thorax, quand elle est fort atténuée, elle peut simuler le pityriasis vei Bicolore : il suffira dans les cas douteux d’un examen microscopique extemporané des squames pour établir le diagnostic d’une manière irréfutable : et d’ailleurs une erreur dans ce sens ne serait guère préjudiciable au malade, puisque les deux affections sont justiciables de la même médication locale.

Elle diffère du pityriasis rosé de Gibert par son aspect, ses bordures plus franchement arrêtées, plus acnéiformes, plus croûtelleuses, par son évolution non cyclique, par l'absence de la plaque primitive, pai ses localisations.

Pour son diagnostic avec les parakératoses psoriasi formes et par suite avec le psoriasis , nous renvoyons à 1 article parakeratoses psonasifoimes.

B. La forme péripilaire est également facile à reconnaître dans les variétés usuelles qui sont cantonnées aux lieux d élection. Mais dans les formes extensives, son diagnostic peut présenter d’extrêmes difficultés.

Elle se distingue des dyskératoses des infundibula pilaires par son aspect inflammatoire, de la kératose pilaire par ses localisations et par sa disposition en groupes, du moins au début.

Le pityriasis rubra pilaire est plus franchement corné, il affecte plus aisément les faces dorsales des phalanges et des mains, les poignets; il s’accompagne de rougeur diffuse des paumes des mains et des plantes des pieds avec kératodermie ; il est plus sec, plus pityriasique dans ses formes en plaques ; il n’a pas de tendance à l’eczématisation.

Les syphilides lichénoïdes péripilaires sont encore plus difficiles à distinguer. Elles ont cependant dans leurs groupements de la tendance à s affaisser au centre; on trouve parfois un gros élément central avec une couronne d’éléments satellites périphériques plus minuscules. Elles sont plus infiltrées que les séborrhéïdes péripilaires; elles ne se compliquent pas d’eczématisation, et elles ne sont pas pruri¬

gineuses.

Malheureusement il n’est pas rare d’observer chez certains sujets syphilitiques des éruptions mixtes de syphilides et de séborrhéïdes péripilaires, lesquelles peuvent même s’eczématiser. Il est alors bien malaisé de dépister la syphilis sousjacente, ce qu’il est cependant nécessaire de faire; car, tant que 1 on n’institue pas le traitement antisyphilitique, on ne peut obtenir la guérison. Il faudra dans ce cas relever tous les antécédents du malade, les autres symptômes qu’il présente;

DERMATOSES MICROBIENNES

et, quand on peut conclure dans ces faits douteux et rebelles à une syphilis antérieure relativement récente, on doit instituer le traitement antisyphilitique. ç Nous n’insisterons pas sur le diagnostic des complications des séborrhéïdes figurées : il s’impose dans la majorité des cas. La séborrhée, l’acné, l’eczéma, les lichénifications, les parakératoses psoriasiformes, le psoriasis, quand ils se surajoutent aux lésions que nous venons de décrire, leur impriment un aspect tellement spécial qu’il est aisé de les reconnaître.

Traitement. — Pour le traitement général nous renvoyons aux articles Séborrhée et Parakératoses psoriasiformes.

Quand le prurit est fort intense, le régime alimentaire de la goutte et de l’eczéma s’impose.

Traitement local. — On peut dire que tous les traitements locaux réussissent dans ces affections. Il suffit pour les faire disparaître de savonner une ou deux fois par jour les régions malades avec de l’eau de son boratée et du savon : on peut employer pour cela du simple savon de Marseille, ou du savon au goudron, ou au naphtol, ou au soufre, ou au sublimé : après chaque lavage il est bon de faire pratiquer une lotion avec de l’eau-de-vie camphrée, ou même avec de l’alcool camphré s’il est supporté par les téguments, ou encore avec de la liqueur de van Swieten, ou avec de l’eau oxygénée pure ou coupée d’eau si elle irrite. On poudre ensuite avec de la poudre de talc, et on interpose un linge en toile fine et usée entre la flanelle et la peau.

Ce traitement hygiénique doit être continué pendant fort longtemps, au moins tous les deux ou trois jours, après disparition apparente totale de l’affection, pour l’empêcher de récidiver.

Si la peau s’irrite sous l’influence de ces savonnages et de ces lotions, on la calme avec une simple pâte à l’oxyde de zinc (oxyde de zinc 10 grammes, vaseline pure 15 grammes), ou bien avec des pommades au calomel ou au soufre mitigées (calomel de 50 centigrammes à 1 gramme, pour oxyde de zinc 8 grammes, vaseline pure 12 grammes), ou (soufre précipité, de 1 à 2 grammes, oxyde de zinc 8 grammes, vaseline pure 12 grammes).

Si la peau ne s’irrite pas, mais si l’affection ne veut pas disparaître, on peut l’attaquer par des badigeons quotidiens de teinture d’iode fraîche étendue de trois à quatre fois son volume d’alcool à 60°, répétés jusqu’à desquamation, ou par les pommades fortes employées dans les parakératoses psoriasiformes, les acnés et les psoriasis (pommades au tannin et au calomel, à l’oxyde jaune d’hydrargyre, au turbith minéral, à l’oxyde jaune et au goudron, au soufre et au savon noir, à l’huile de cade, baume de Duret, etc.). (Voir ces chapitres.)

Voici ce que nous conseillons de faire au cuir chevelu.

Quand c’est possible, faire des applications de teinture d’iode fraîche pure ou diluée d’alcool sur le cuir chevelu entre les cheveux, jusqu’à disparition de l’éruption et jusqu’à desquamation. Sinon faire ce qui suit :

1° Laver soigneusement la tête toutes les fois que c’est utile avec du savon au goudron ;

2° Faire une lotion avec une solution de sublimé au 1/500;

3° Appliquer aux points malades de la pommade à l’oxyde jaune d’hydrargyre ou au turbith minéral au 1/30 ou au 1/20;

4° Si les préparations mercurielles ne conviennent pas, faire les lavages avec une solution de polysulfure de potassium (polysulfure de potassium liquide de

DERMATOSE FIGURÉE MÉDIO-THORACIQUE

trente à cent gouttes pour un quart de verre d’eau chaude), puis employer une pommade soufrée, par exemple : résorcine 30 centigrammes, soufre précipité de 2 à 4 grammes, vaseline 20 grammes.

Sabouraud préconise chez les enfants au cuir chevelu la pommade suivante :

Huile de cade.

Lainine . . .

Vaseline . . .

Soufre précipité Cinabre ...

Résorcine . .

« Quand le processus date de longtemps et a comme reconstitué la calotte du nourrisson, avant tout autre traitement on peut appliquer la pommade de décapage suivante :

Sous-carbonate de potasse . 2 grammes.

Cérat, de Galien . ^ âà 15

Vaseline . )

. | àâ 10 grammes.

. ' aa 1

et, quand le décapage est opéré, on agit avec les préparations indiquées plus haut. (Sabouraud, p. 664).

Chez les adolescents et les adultes on peut employer des émulsions d’huile de cade dont voici des types d’après le même auteur.

ou bien :

Huile de bouleau . .

Huile de cade . . .

Teinture de quillaya Alcool à 60° ....

j âà 3 grammes.

Jaune d’œuf .

Huile de cade . . . .

Décoction de Panama Alcool à 90° .

i àâ de 2 à 6 grammes.

80 grammes.

(Vigier.)

Mais, toujours d’après Sabouraud (p. 677), il faut traiter, au début tout au moins, les pityriasis à squames jaunes et molles par les pommades. « Plus 1 clément squameux sera prédominant, plus le médicament employé devra compiendre d’huile de cade; plus l’apparence grasse sera prononcée, plus il faudra incorporer de soufre au médicament. »

(( Voici un exemple de pommade pour un pityriasis légèrement gras et très squa¬

meux :

Huile de cade . .

Lainine .

Vaseline .

Cinabre .

Soufre précipité .

ââ 10 grammes.

0,50 centigrammes.

Voici une pommade pour un pityriasis d’apparence très grasse et très peu squameux :

Soufre précipité Cinabre . . . .

3 grammes.

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Huile de cade . ) A A „

Lainine . ; aa 0

Vaseline . . . 20

« De telles pommades supposent toujours des nettoyages dits à sec, ou des savonnages, le lendemain.

« Les pityriasis gras à déchets boueux sont à traiter presque exclusivement par le soufre. » (Sabouraud.)

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