‹ Traité élémentaire de dermatologie pratique comprendant les syphilides cutanées. Tome second. Reactions cutanéesChapitre 10 sur 183 · CINQUIÈME TYPE OBJECTIF · texte numérisé non relu

CINQUIÈME TYPE OBJECTIF

DYSIDROSE

Défini ( iou . — Sous le nom de dysidrose ( Cheiro-Pompholyx d’Hutchinson), Tilbury Fox a décrit une affection cutanée qui nous paraît être spéciale, et qui est cliniquement caractérisée par une éruption de vésicules assez volumineuses, primitivement transparentes, semblables à des grains de sagou cuit, renfermant un liquide limpide, et presque toujours localisées aux extrémités.

L’auteur anglais l’attribue à la rétention dans les follicules de la peau de la sueur rapidement et abondamment sécrétée. Quoi qu’il en soit de cette explication pathogénique, qui paraît devoir être maintenant abandonnée, il n’en est pas moins certain que cette affection est un type clinique bien défini, du moins dans ses formes ordinaires.

Étiologie. — Elle se montre surtout au printemps et en été, parfois à l’automne, et certaines personnes la voient revenir à ces époques d’une manière régulière. D’après quelques auteurs, les sujets qui sont ainsi prédisposés à cette affection n’ont pas une santé parfaite : ils transpirent abondamment, sont dyspeptiques, sont vite épuisés, ont des sensations d’accablement profond, et ont souvent des goutteux et des auto-intoxiqués dans leurs ascendants. La dysidrose semble pouvoir se développer aussi sous l’influence d’exercices violents et de températures excessives.

Symptômes. — La dysidrose est le plus souvent localisée aux mains, à leur face palmaire, mais surtout aux espaces interdigitaux, et aux parties latérales des doigts.

DYSIDROSE

L’éruption est presque toujours précédée de certaines sensations de prurit ou de cuisson, qui sont parfois intolérables; puis apparaissent de petites vésicules transparentes, perlées, semblables à des grains de sagou cuit, et profondément situées sous l’épiderme. Elles se développent, atteignent les dimensions d’une grosse tête d’épingle ou d’une lentille.

D’abord isolées, ou groupées par deux ou trois, elles peuvent devenir confluentes; loin de se rompre, elles se distendent de plus en plus, forment des saillies ovalaires et mamelonnent la surface des téguments. Le malade souffre de vives démangeai-

Fig. 246. — Dysidrose de la main gauche.

sons et de brûlures; et, plus il se gratte, plus les vésicules se produisent et augmentent de volume. Il semble qu’on les fasse en quelque sorte naître sous les doigts aux points prurigineux que l’on frictionne (Obs. personnelle.) Elles prennent une teinte jaunâtre, s’ouvrent les unes dans les autres de façon à constituer d’énormes soulèvements pseudo-bulleux fort irréguliers. Quand on les crève, il en sort un liquide clair, semblable à du sérum, d’abord alcalin, puis acide, mais ce point est fort controversé; car pour beaucoup d’auteurs il est neutre ou alcalin.

L’évolution des vésicules dysidrosiques est éminemment variable. Tantôt elles durent à peine quelques heures, deux ou trois jours ; tantôt elles persistent beaucoup plus longtemps. Il est fort rare qu’elles s’ouvrent d’elles-mêmes.

Si on ne les ouvre pas volontairement ou par un traumatisme accidentel, le

liquide finit par se résorber peu à peu; l’épiderme s’exfolie et tombe en laissant à nu une surface lisse, rouge, sensible, mais qui ne suinte pas.

Quand l’éruption est assez intense et dure depuis quelque temps, elle revêt parfois un aspect jaunâtre particulier semblable à de la cire jaune ou à du miel.

L’éruption peut n’être constituée que par quelques petites vésicules interdigitales siégeant à une seule main ou aux deux : le plus souvent elle est assez symétrique. Elle peut occuper les deux mains, soulever tout l’épiderme de leur face palmaire, gagner même leur face dorsale, envahir les avant-bras.

Mais nous croyons que les faits dans lesquels on a cru observer des généralisafions de la dysidrose à tout le corps sont des faits mixtes dans lesquels l’éruption dysidrosique vraie s’est compliquée de miliaire, de lichen tropicus, d’érythème, d’eczéma.

La dysidrose peut d’ailleurs s’infecter, se compliquer d’ecthyma, de pyodermites diverses.

Il est probable que les faits de dysidrose de la face qui ont été décrits étaient des cas d’hydrocystome.

Les pieds peuvent être affectés de la même manière que les mains.

La durée ordinaire d’une poussée de dysidrose est de dix à quinze jours; mais, dans les cas graves, elle peut persister plusieurs semaines. Nous avons déjà dit qu’elle était fort sujette à récidiver.

Parfois, il reste après l’évolution des vésicules un état subinflammatoire de la peau qui est rouge, sèche, un peu douloureuse. Cette petite complication s’observe surtout chez des sujets affaiblis ; il faut alors instituer un traitement général.

Anatomie pathologique. — Sur une coupe la vésicule récente de la dysidrose apparaît comme une cavité arrondie de forme presque géométrique, creusée dans l’épiderme. Elle est remplie d’un liquide séreux, sans aucun élément cellulaire. Les parois sont formées par les cellules épidermiques refoulées, tuméfiées, plus ou moins dégénérées. Peu à peu le liquide renferme des tractus fibrineux irréguliers et quelques leucocytes.

Le point de départ de ces formations vésiculaires est probablement assez variable : Breda l’a placé au milieu du corps de Malpighi, Williams et Santi immédiatement au-dessous du stratum granulosum, Unna dans le stratum granulosum lui-même. D’ordinaire elles semblent débuter au niveau des espaces interpapillaires mais ce n’est pas constant. AVilliams et Breda ont démontré qu’elles n’avaient aucune relation avec les conduits sudoripares, et qu’on ne peut par conséquent admettre la théorie de Tilbury Fox sur leur pathogénie.

D’après Unna, la dysidrose serait une affection de nature microbienne causée par un bacille de forme spéciale qu’il aurait observé. Ces recherches n’ont pas été confirmées; et, à l’heure actuelle, la nature exacte et la pathogénie de la dysidrose restent à l’état de problème.

Diagnostic — La dysidrose diffère de Y eczéma par le caractère de ses vésicules, qui n’ont ni les dimensions, ni la couleur, ni l’évolution des vésicules de l’eczéma, et par ce fait qu’elle ne s’accompagne pas comme lui d’une vive réaction inflammatoire, de suintement séro-purulent, de formation de croûtes. Cependant elle peut être suivie, parfois même accompagnée, d’une éruption franchement eczémateuse d’aspect, et c’est la fréquence de cette complication qui a permis à certains auteurs de ranger la dysidrose dans l’eczéma.

U en est de même pour certaines éruptions artificielles vésiculeuses qui peuvent

DYSIDROSE

simuler la dysidrose ou la compliquer : elles en diffèrent par leurs localisations et leurs autres caractères distinctifs.

Les vésicules dysidrosiques se distinguent des sudamina par leur localisation, leur durée, leur volume beaucoup plus considérable.

Vhydrocystome en diffère par sa localisation spéciale au visage, au nez, autour des yeux et aux parties voisines des joues, et par la longue durée de ses éléments qui persistent plusieurs mois.

Graphique Y. — Graphique schématique de la dysidrose et des éruptions sudorales destiné à montrer la constitution de ces groupes morbides et leurs affinités.

Un coup d’œil jeté sur le graphique ci-contre permettra de se rendre compte de la place qu’occupe à l’heure actuelle la dysidrose dans le cadre nosologique.

Traitement général. — Il faut traiter les quelques phénomènes généraux que peuvent présenter les malades.

Aux rhumatisants on prescrira les alcalins; aux nerveux et aux débilités on donnera, suivant les cas, de la quinine, de l’ergotine, de la belladone, des toniques, tels que le fer, l’arsenic, le quinquina, la gentiane; aux dyspeptiques on conseillera un régime approprié.

REACTIONS CUTANEES PURES

Tilbury Fox administrait toujours les diurétiques pour suppléer aux fonctions cutanées. Le malade doit éviter toute fatigue, ne pas prendre de boissons diaphoniques, et se tenir au repos dans une température moyenne jusqu’à ce qu’il y ait une complète amélioration. Certains auteurs ont recommandé la tisane de feuilles de sauge qui aurait la propriété de diminuer les transpirations.

Traitement local. — Au point de vue local, on calmera les démangeaisons en donnant des bains de son, des bains alcalins, des bains d’amidon vinaigrés, des bains locaux additionnés d’un peu d’eau blanche, etc.

On mettra sur les parties malades de la pommade à l’oxyde de zinc, ou à la calamine, dans laquelle on pourra incorporer un peu de sous-acétate de plomb. R. Crocker vante beaucoup les oléates, en particulier l’oléate de zinc.

Certaines personnes se trouvent bien de tenir leurs mains dans des sacs de toile remplis de poudre de talc ou de poudre d’amidon. Leredde préconise un mélange de talc, 20; oxyde de zinc, 10; dermatol, de 3 à 6.

Parfois les mains sont trop enflammées, trop douloureuses pour supporter ce traitement; on ouvre alors toutes les vésicules avec une aiguille flambée; on fait sortir le liquide qu’elles contiennent, et on recouvre ensuite avec de l’ouate imbibée de Uniment oléo-calcaire aseptisé contenant un peu d’acide borique ou d’acide salicylique ; puis, peu à peu, on applique la pâte de zinc. Il est souvent utile pour achever la guérison de faire après le nettoyage, avant le pansement, un badigeon avec une solution aqueuse d’ichtyol au 1/20.

On a proposé tous les autres traitements de l’eczéma aigu, lotions et enveloppements de tarlatane amidonnée boriquée, caoutchouc, glycérolé d’amidon, vaseline, pommades au borate de soude, etc... (Voir article Eczéma).

On ne doit pas travailler avec des mains atteintes de dysidrose, surtout s’il s’agit de faire des ouvrages pénibles. On ne doit pas marcher si les pieds sont envahis. En somme dans cette affection le repos de l’organe malade s’impose comme une mesure absolument nécessaire à une prompte guérison.

Si la maladie semble passer a l’état chronique en laissant une surface d’un rouge vif, squameuse, il est bon d’essayer des lotions au borax et des pommades faibles au goudron, à l’huile de cade ou au tanin.

SIXIÈME TYPE OIJJECT1E

PRURITS AVEC LICHÉNIFICATION ET ECZÉMATISATION RÉPONDANT EN PARTIE AUX PRURIGOS DIATHÉSIQUES D E. BESNIER

Voici ce que dit E. Besnier de ce groupe dans le mémoire où il l’a créé. (Première note et observations préliminaires pour servir d’introduction à l’étude des prurigos diathésiques; Annales de dermat. et de syphiligr., 1892, p. 634) : « Dans les prurigos diathésiques le symptôme premier et le premier symptôme est le prurit , prurit intense, rémittent, exacerbant, à paroxysmes nocturnes et réguliers et à exacerbations saisonnières. Très ordinairement la maladie apparaît dès la première enfance, ou dans la jeunesse, mais elle peut débuter aux autres âges d’une manière souvent insidieuse et presque toujours larvée, quelquefois même partielle. Caractère absolument fondamental, aucune des lésions qui l’accompagnent ou qu’elle

PRURIT AVEC LICHENIFICATION ET ECZÉMATISATION

provoque n'est spécifique. Dans la première enfance, ce peut être l’une quelconque des variétés nombreuses des érythèmes infantiles, des urticaires et des pseudolichens, ou l’une des formes d’eczématisation ou de lichénification de la peau que le vulgaire réunit sous le nom de gourmes.

« Plus tard, quand la maladie sera constituée, on verra encore parfois reparaître quelques-unes de ces formes; mais ce seront surtout des lichénisations en papules ou en plaques, ou en grandes nappes, et, au moment des paroxysmes, la folliculite et l’eczématisation sous les formes variées de l’eczéma figuré, folliculaire, diffus, impétigineux, etc...

« Quand la maladie débute dans la première enfance, elle peut en rester aux linéaments, demeurer fruste, avorter, ou, après quelques années de durée, avoir une intermission plus ou moins longue, ou même définitive. Dans beaucoup de cas, le processus abandonne momentanérîient ou décidément la peau, pour avoir des localisations viscérales dont l’emphysème, l’asthme bronchique, le catarrhe des foins, et plus rarement des troubles gastro-intestinaux, constitueront plus tard la manifestation prédominante.

« Dans tons les cas où elle s’est une fois établie, même quand elle a eu un agent provocateur extrinsèque, la maladie devient unè propriété morbide de l’individu, une diathèse de prurit; elle peut s’atténuer ou s’éteindre, mais elle est rebelle à toutes les médications; si elle se guérit ou s’épuise, on ne peut dire qu’on la guérisse jamais. C’est une véritable diathèse prurigineuse avec lésions multiformes dont aucune ne peut servir à dénommer la maladie, c’est-à-dire un prurigo au sens vrai du mot, un prurigo diathésique. ..

(c Dans ces dermatites polymorphes prurigineuses chroniques à poussées successives 1 et qui sont prurigineuses, chroniques, exacerbantes, paroxystiques, les lésions cutanées, au cours de leur longue évolution, sont non seulement multiformes, mais encore restent absolument banales jusque dans leur période d’état. Cette banalité dermatographique distingue immédiatement et radicalement les prurigos diathésiques des dermatites prurigineuses à lésion spécifique ou spéciale, tels que les lichens vrais, ou les pemphigoïdes du type de la maladie de Duhring-Brocq. ..

« Dans ces prurigos, la banalité dermatographique fait partie essentielle de la période d’état, pendant laquelle la peau revêt, sur des points différents, ou sur les mêmes points, les divers aspects de la dermo-épidermite papillaire que l’on désignait dans l’ancienne dermatologie sous le nom de « lichen » comme radical, avec des qualificatifs variés à l’infini, ou les formes et les variétés multipliées de l’épidermo-dermite catarrhale, exsudative, que l’on désigne sous le nom d’eczéma. » (E. Besnier.)

« Ces malades présentent avec ceux qui sont atteints de prurigo de Hehra quelques différences. Les accidents au lieu de débuter dans la première enfance, font souvent leur apparition dans la seconde enfance ou dans l'adolescence : les éruptions banales se reproduisent avec une plus grande facilité; l’affection au lieu de présenter des exacerbations fatalement hibernales, a des maxima, des recrudescences saisonnières très dessinées, mais variables avec chaque sujet : chez l’un, ce sera au printemps que la maladie s’exaspérera; chez l’autre, l’été; chez l’autre, l’hiver; mais, quand la maladie a adopté un type saisonnier, elle le conserve; chez

1 Ne pas confondre ce type morbide avec ceux que dès 1888, quatre ans avant les travaux d’E. Besnier, nous avions déjà désignés sous le nom de dermatites polymorphes douloureuses chroniques à poussées successives (voir plus loin).

chaque sujet, pendant toute la durée de l’affection, l’éruption restera printanière, estivale ou hibernale, suivant qu’elle aura commencé par l’un ou l’autre de ces types; quelquefois cependant on observera deux exacerbations régulières correspondant à deux saisons régulières de l’année.

« Ce qui amène, et ce qui justifie pour les prurigos de cette nature, y compris le prurigo de Hebra, la qualification de diathésique, c’est que les uns et les autres, quelles que puissent être les variétés de leur mode pathogénique, ne se produisent que chez des sujets prédisposés, c’est-à-dire ayant un mode nutritif anormal, lequel provoque ou entretient chez eux des maladies qui peuvent être différentes comme siège anatomique, comme forme symptomatique, comme évolution, comme processus pathologique, selon la lettre exacte du thème de Bouchard.

« Prurigo diathésique veut donc dire prurigo d’origine interne, ou plutôt lié à des conditions individuelles de tissus et d’organes provoquées ou entretenues par un mode de nutrition anormal.

« L’affection peut être mise en mouvement par une cause externe, accidentelle; mais elle est toujours dominée par l’influence diathésique; quand la cause provocatrice aura cessé son action, l’affection cutanée continuera son évolution; l’occasion déterminante n’existe plus; mais une fois établie, c'est-à-dire ayant passé les limites des formes frustes, avortées, temporaires, même quand elle a eu un agent provocateur extrinsèque, l’acariose, par exemple, la maladie devient, à temps ou à vie, une propriété morbide de l’individu, une diathèse de prurit; elle peut encore s’atténuer ou s’éteindre, c’est-à-dire subir une régression spontanée. Ces individus, chez lesquels se poursuit longtemps et quelquefois indéfiniment l’état de prurit, même après que la cause a, depuis déjà longtemps, cessé, sont des prédisposés. De même qu’un prédisposé conservera pendant des années un état permanent de tension ortiée, après avoir contracté de l’usage abusif des moules ou des fraises une urticaire vulgaire, de même il pourra, à la suite de la gale, conserver un prurigo prolongé ou permanent, etc... » (Du Castel, d’après E. Besnier : Traitement des prurits et des prurigos; Traité de thérapeutique appliquée; Traitement des maladies de la peau, t, II, p. 12, 14, 15.)

Tout ce qui précède va peut-être paraître un peu flou : cela tient à ce que les idées d’E. Besnier sur le prurigo ne sont pas les nôtres : « pour lui, la qualification de prurigo ne doit plus être restreinte à la désignation d’une lésion anatomique, la papule de prurigo de Willan; elle doit servir à désigner une série d’affections éruptives où le prurit est la note dominante et où l’éruption peut être d’aspect variable » ( Ibid .*, p. 13-14).

Voici en deux mots comment nous comprenons ce groupe de faits.

Après avoir éliminé de ces prurigos diathésiques d’E. Besnier les prurits avec lichénification (notre troisième type morbide objectif), les prurigos vrais (prurigos simplex, prurigos de Ilebra et prurigo ferox, — notre septième type objectif), il reste tout un groupe de faits assez mal délimités caractérisés par : 1° le prurit exacerbant, tenace; 2° des éruptions banales d’eczématisation et de lichénification; 3° une évolution chronique par poussées successives, etc... (voir ce qui précède).

Gomme on le voit, ces faits sont nettement distincts de nos prurigos vrais puisqu’on n’y observe pas la papulo-vésicule urticarienne typique de ce groupe ; ils ont les connexions les plus étroites avec nos prurits avec lichénification, et avec les eczémas. Mais nous devons bien spécifier que cette manière de comprendre ce

LES PRURIGOS VRAIS

sixième type morbide ne répond pas tout à fait à ce qu’E. Besnier appelle ses prurigos diathésiques, dont la conception est beaucoup plus large et qui renferment également des prurigos vrais.

Pour le traitement de ces formes morbides nous renvoyons aux articles eczéma, prurit, et prurigo de Hebra.

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