A. — DESQUAMATION ESTIVALE EN AIRES DES MAINS
Fig. 298. — Desquamation vernale en petits éléments de la face palmaire de la main et des doigts.
Cette petite manifestation morbide est connue de tous les dermatologistes. Elle a été bien étudiée par Dubreuilh et par Carayon son élève ( Annales de Dermat. et de Sypli., avril 1903). Elle est essentiellement constituée par des ilôts de desquamation à marche excentrique siégeant à la face palmaire des mains et des doigts, et reparaissant d’ordinaire tous les étés pour disparaître en hiver chez les sujets qui y sont prédisposés.
Ces îlots de desquamation débutent par un tout petit soulèvement foliacé de l’épiderme qui prend une teinte d’un blanc mat sur un espace de la dimension d’une petite, d’une moyenne ou d’une grosse tête d’épingle : l’aspect est tout à fait celui d’une vésicule vidée : mais il n’y a jamais eu de liquide. Puis l’épiderme ainsi soulevé se rompt vers le centre, et le décollement épidermique continue à se faire périphériquement en s’élargissant de plus en plus, de telle sorte qu’au bout d’un certain laps de temps on se trouve en présence d’une zone centrale déjà desquamée autour de laquelle se voit une collerette épidermique soulevée, mince et lamelleuse, en pelure d’oignon. Les îlots de desquamation arrivent ainsi à avoir des dimensions assez.