NODOSITÉS NON ÉRYTHÉMATEUSES DES ARTHRITIQUES
V ■ désigné sous ce nom (nodosités rhumatismales des auteurs, «odo-
sitéTlutanées de Féréol, tl^n^ec ce
que ^Pon'appel^con^munément8 e^Fmnc^ l’arthritisme. Nous en ^ ^étudiées que 10 i l signalées tout d’abord par Froriep en LSad, etucliccs
deux variétés. Elles ont 3. ° ,87B nuis mr Besnier Féréol, Troisier, etc.
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cine de Paris).
Symptômes. — 1° Nodosités cutanées éphémères (type Férêol). — Dans cette première variété, les petites tumeurs siègent habituellement au front : elles y forment des saillies souvent mal délimitées, sans changement de coloration de la peau, tout à fait indolentes, même à la pression, sans démangeaisons, ni picotements, ni chaleur : elles varient, comme grosseur, de celle d’une noisette à celle d’un petit pois, et ne sont jamais très nombreuses; quelquefois on ne peut en découvrir qu’une seule; plus souvent il y en a deux ou trois, rarement davantage. Elles sont mobiles avec la peau sur les parties profondes; dans quelques cas, elles semblent cependant adhérer au périoste.
D’après Féréol, elles apparaissent pendant le sommeil sans que leur formation s’accompagne du moindre malaise, du moindre phénomène douloureux. Nous devons dire toutefois que dans un cas des plus remarquables que nous avons longuement observé, elles se montraient surtout vers le soir. Elles sont réellement éphémères, car, au bout de quelques heures de durée, d’un jour au maximum, elles s’évanouissent, pour se reproduire sous l’influence de causes qui nous échappent encore complètement.
2° Nodosités rhumatismales sous-cutanées (type Meynet). — Cette deuxième variété est de beaucoup la plus commune. Elle est constituée par de petites tumeurs sous-cutanées formant des saillies plus ou moins prononcées, ressemblant tout à fait à des gommes ou à des exostoses syphilitiques. Les téguments glissent librement sur elles : c’est à peine si dans quelques cas fort rares, ils leur adhèrent un peu, et ce sont là des faits de passage entre la première et la seconde variété. A leur niveau, la coloration de la peau n’est nullement modifiée; elle paraît cependant un peu plus pâle que sur les parties voisines, peut-être parce qu’elle est distendue. A la palpation, elles donnent une sensation de résistance et de dureté élastique tout à fait spéciale. En les pressant entre les doigts, on ne réussit pas à les faire disparaître, et l’on voit, quand on leur imprime des mouvements de latéralité, qu’elles sont mobiles sur les tissus profonds. Cette dernière particularité est facile à percevoir lorsque ces nodosités siègent autour des articulations, dans les aponévroses, les tendons ou les ligaments périarticulaires; lorsqu’elles siègent dans le péricrâne, il faut les explorer avec beaucoup d’attention pour constater qu’elles sont réellement un peu mobiles sur les os sous-jacents. Il est d’ailleurs on ne peut plus facile de les découvrir dans le cuir chevelu : quand on pose la main à plat sur la tête, elles donnent à travers les téguments la sensation de petites bosses dures, disséminées çà et là, et, nous le répétons, on pense tout d’abord à des exostoses. Elles sont dans quelques cas indolentes; mais le plus souvent elles sont douloureuses à la pression.
Leur volume est très variable : tantôt elles ont les dimensions d’un petit pois, tantôt celles d’une amande; elles sont rarement ovoïdes, plus souvent demi-sphériques; elles sont nettement circonscrites. Cependant nous les avons vues prendre d’énormes dimensions, déformer le crâne, le front, le rebord de l’orbite, etc. ; dans ces cas, leurs limites peuvent être diffuses comme celles des ostéo-périostites spécifiques, et elles semblent vraiment faire corps avec l’os sous-jacent.
Leur apparition n’est signalée par aucun phénomène particulier : elles s’accroissent parfois très rapidement, parfois au contraire avec beaucoup de lenteur. Elles ne sont pas aussi fugaces que les nodosités de la première catégorie : elles restent presque toujours stationnaires, au moins pendant quelques jours et même pendant des semaines entières; puis elles diminuent peu à peu et disparaissent enfin complètement sans laisser aucune trace de leur existence. Il est de règle d’en