C. — SYNDROMES TROPHIQUES PROPREMENT DITS
A. — HÉMIATROPHIE FACIALE
Nous ne dirons que quelques mots de l’hémiatrophie faciale qui sort complètement de notre cadre.
Cette curieuse affection est constituée par un aplatissement et un amoindrissement de toute une moitié de la face. La peau subit dans quelques cas un double processus de rétraction et d’atrophie : elle s’amincit, se rétrécit, s’accole au plan osseux sous-jacent. Sa couleur peut rester normale, mais il se produit assez souvent de l’érythème et des télangiectasies. On a signalé de la canitie, de la pelade, de la fragilité des cheveux du côté dystrophié. H y a parfois de l’anidrose, parfois de l’hyperidrose au niveau de la région malade.
L’hémiatrophie faciale peut s’associer à un processus sclérodermique, à la maladie de M. Raynaud, etc.
B. — HÉMIIIYPERTROPIIIE FACIALE
U hémihypertrophie faciale peut être congénitale ou acquise. C’est une affection des plus rares, par suite peu importante. Parfois tous les tissus delà face semblent participer au processus, parfois le tissu conjonctif seul est atteint. Toute la joue est augmentée de volume, le nez est dévié, le sillon naso-génien soulevé, la commis-
SCLERODERMIES
sure labiale épaissie et abaissée, la fente buccale oblique. L oreille elle-même est plus volumineuse. La joue est hypérémiée, les sueurs y sont plus abondantes.