‹ Traité élémentaire de dermatologie pratique comprendant les syphilides cutanées. Tome second. Reactions cutanéesChapitre 98 sur 183 · TUMEURS CON J ON CTI YO-YASCU U AIRES · texte numérisé non relu

TUMEURS CON J ON CTI YO-YASCU U AIRES

« Cette classe comprend des néoplasmes d’une extrême diversité de structure et d’évolution ; ce qui constitue leur unique trait commun, c’est qu’en dernière analyse

1 Sous le nom à’épühéliomes bénins multiples du cuir chevelu. Dubreuilh et Auché ont en 1902 groupé un certain nombre de laits dus à divers auteurs et ayant trait à des tumeurs à longue évolution pouvant siéger en un point quelconque chjs téguments, mais surtout au cuir chevelu. tilles sonl lisses, quelquefois bosselées, glabres ou recouvertes de poils follets, et présentent des bouquets de cheveux dans les espaces qui les séparent. Elles sont assez fermes, font corps avec la peau, mais sont mobiles sur les plans sous-jacents.

Elles sont saillantes ou sessiles ou un peu pédiculées : leur couleur est pâle ou d'un rouge violacé. Elles sont arrondies ou bosselées, lobulées comme des pommes de terre. 11 n’y a pas de tendance

à 1 ulcération. Les ganglions sont indemnes. Elles se développent d’ordinaire d'une manière lente et régulière.

Elles ne récidivent pas après 1 ablation : elles n’affectent en rien la santé générale. D’après Audry et son élève Cantenac (voir thèse de Toulouse, 1905), il y aurait des formes de passage entre cc type morbide et les.loupes vraies du cuir chevelu (voir plus haut).

NÉOPLASIES CUTANÉES

ils tirent leur origine de cette portion du feuillet moyen qu’on nomme le mésenchyme. » (Darier, Pratique Dermat.)

On peut les diviser en deux groupes, selon que les tumeurs ont la structure des tissus normaux, tels que les fibromes, lipomes, ostéomes, myomes, angiomes, toutes tumeurs qui ont une allure clinique bénigne, et selon que leur structure n’a pas son analogue parmi les tissus normaux adultes. Ce second groupe doit luimême être subdivisé : il comprend en effet d’une part des néoplasies qui se rapprochent des néoformations inflammatoires, tels que les sarcomes, et qui sont d’une extrême malignité, et d’autre part des néoplasies bénignes telles que le xanthome qui paraissent composées d’éléments anormalement surchargés de substances sécrétées, qui ne sont peut-être pas étrangères qualitativement à l’organisme normal, mais qui le sont certes quantitativement (Darier).

Nous ne pouvons nous dissimuler tout ce qu’a d’aléatoire et de peu satisfaisant pour l’esprit cette conception que nous sommes encore à l’heure actuelle obligés d’adopter.

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