‹ Traité élémentaire de diagnostic, de pronostic, d'indications thérapeutiques, ou cours de médecine clinique (volume 3)Chapitre 25 sur 40 · DES MAEABIES DE IA MOELLE ÉPINIÈRE · texte numérisé non relu

DES MAEABIES DE IA MOELLE ÉPINIÈRE

aussi souvent d’une issue funeste, et les malades peuvent vivre dix, douze et vingt ans frappés ainsi d’une paralysie des quatre membres, en conservant toute l’intégrité de leurs facultés intellectuelles.

« Les caractères organiques de cette maladie sont » à peu près les mêmes que ceux de l’encéphalite.»

Méningite rachidienne.

a L’inflammation des enveloppes membraneuses de la moelle est rarement bornée au canal rachidien ; le plus souvent elle se propage à celles du cerveau dans une étendue variable ; aussi observet-on fréquemment des symptômes de méningite cérébrale avec ceux qui dénotent la méningite rachidienne. Mais si l’on isole ces derniers des premiers, on voit qu’il existe constamment dans cette inflammation à l’état aigu deux symptômes qui sont , sinon toujours réunis , au moins le plus or«^ dinairement.

» Le premier consiste dans une contraction générale des muscles de la partie postérieure du tronc , qui peut varier depuis la simple rigidité musculaire jusqu’à la contraction la plus violente. Il en résulte un renversement de la tête et du tronc en arrière ( opisthotonos ), le rachis formant une espèce d'arc inflexible dans toute sa longueur. On doit noter cependant que , dans la méningite. qui occupe la base du cerveau, la portion cervicale du rachis se courbe quelquefois en arrière; mais

alors le reste du troac conserve sa. rectitude et sa souplesse habituelles. Le second symptôme est une douleu r plus ou moins vive dans toute la région dorsale, douleur dont la violence est variable; elle semble naître en général du point où l’inflammation a le plus d’intensité, et là aussi elle est toujours plus aiguë. Assez souvent elle offre des rémissions et quelquefois même des intermittences complètes. Suivant quelques auteurs, elle est exaspérée par la pression. M. Ollivier n’a jamais observé ce fait, mais ce qu’il a constamment vu, c’est que les plus légers mouvements l’augmentent au point de faire jeter des cris au malade. La douleur suivant la longueur du rachis est un signe assez constant de la méningite rachidienne aiguë.

» Ce qui peut surtout servir à faire distinguer cette inflammation de celle de la moelle épinière elle-même (myélite), c’est qu’en général, et du moins dans tous les cas observés ou rapportés par M. Ollivier, on n’a pas remarqué de lésions dans la sensibilité des membres inférieurs : toujours cette propriété a persisté jusqu’à la fin, tandis qu’elle est constamment altérée et plus ou moins complètement éteinte dans la myélite proprement dite. M. Ollivier considère cette circonstance comme fort importante, puisqu’elle achève de caractériser l’inflammation bornée aux seules enveloppes méningiennes du cordon rachidien.

9 Dans quelques cas on a vu les malades accuser

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