PREMIÈRE PROPOSITION
Il n'existe y avons-nous dit, et ne saurait exister dans l'économie animale vivante que des organes et des fonctions : les fonctions ne sont autre chose que des organes en exercice ; tout ce qui n'est pas or- ' gane, -principe d'organe, effets d'organe, n'est rien pour le médecin.
Il n'en a que faire, en effet, pour se rendre compte de tous les phénomène* de l'organisme. Une fois cette première proposition , qui nous paraît incontestable , reçue , une seconde en découle naturellement , c'est que : si les organes sont sains , leur exercice aura lieu suivant un type donné , qui constituera l'état normal ou physiologique. Par la même raison, si les organes sont dans l'état morbide, leur exercice n'aura plus lieu suivant l'état normal, il y aura donc dérangement des fonctions. La conséquence est immédiate et rigoureuse. Si la fonction n'est qu'un résultat , qu'un effet , eîle ne pourra être pervertie sans que l'organe , ou le système d'organe qui l'exécute , soit altéré d'une manière quelconque, primitive ou consécutive, légère ou profonde , fugace ou persistante , sensible ou insensible à nos divers moyens d'investigation. Mous ne pouvons trop revenir là-dessus.
20 jg PROLEGOMENES.
Ainsi donc , si les organes, clans l'état de maladie , ne doivent plus exécuter que des fonctions perverties , on en déduira cette conséquence si précieuse pour le diagnostic , à savoir , que lorsqu'une 'fonction est altérée , l'organe qui en est chargé n'est pas dans son état physiologique.