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§ 1»'. — Histoire et principes
Notions économiques. — Ea création et renlretien de voies de communication rentrent dans les attributions obligatoires de Tadministration.
I/État tire avantage des facilités données à la circidation des gens et des choses. Ces facilités sont une cause d’accroissement de la richesse, puisqu'elles permettent la meilleure et la plus utile répartition des produits du sol et du travail. Toute la civilisation y est liée ; une des sources les jilus fécondes du progrès économique est la possibilité de plus en plus assurée des échanges par la facilité de plus en plus grande des transports.
Créer et entretenir des voies de communication, c'est faire l'affaire de tous, même de ceux qui ne circulent pas. Et cependant, sauf exception, la création des voies de communication présente pour chacun en paiticulier un intérêt trop restreint pour qu'on puisse l'attendre de l'initiative privée.
Il faut remarquer, au surplus, que les voies construites par l’initiative privée ne constitueraient jamais qu'un réseau peu commode. On voit bien les habitants de deux villages les relier par un chemin ; mais conçoit-on l'initiative privée créant une route de Paris à Marseille ?
L'action de l'État en cette matière n'est d'ailleurs nullement incompatible avec l'initiative privée ; entre l'action de l'État et l'initiative privée, il y aura même place pour l'action des collectivités secondaires, pour l'action de groupements administratifs (départements ou communes), ou volontaires (associations syndicales).
C'est ainsi que, par la nature des choses, à raison de la diversité des intérêts à satisfaire, le régime des voies publiques n'a jamais présenté d'uniformité quant à leur création, leur entretien, leur usage et leur police.
* Bibliographie : Gourcelle et Brunswick, Législation de la voirie et du roulage, 1910,
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