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CHAPITRE PREMIER

B. I^a navigation i

La navigation fluviale. — Klle n’est soumise à aucune prescription d’ordre administratif. Les canaux, fleuves, rivières, sont construits, aménagés et entretenus par l’administration. L’usage en est aujourd’hui presque universellement gratuit En certains points, cependant, l’usage même des voies navigables implique le concours de l’administration.

C’est par le service spécial de la navigation, relevant du minis- > tère des travaux publics, que sont entretenus les barrages et manœuvrées les écluses sur les rivières et canaux.

Sur quelques voies particulièrement fréquentées, les moyens de locomotion sont assurés par des services administratifs.

I^a traction des péniches se fait par le halage, le louage ou le * remorquage. ?

Le halage se pratique parfois à col d’homme, plus souvent par traction animale, exceptionnellement par traction mécanique.

Les chevaux pour le halage appartiennent quelquefois aux i transporteurs, ou sont loués pour le parcours total à effectuer ® ; quelquefois aussi, un système de relais est installé par les soins de l’administration le long des cours d’eau. Le halage devient alors | un service public. J

Cette réglementation a été nécessaire sur les canaux du Nord à jj Paris pour éviter les encombrements et assurer équitablement la circulation:

Le remorquage s’effectue librement. — Le touage, au contraire, exigeant un mécanisme particulier (la chaîne sur laquelle le toueur prend son point d’appui), est exploité par des concessionnaoires

ou par des fermiers, ou même en régie \

L’art. 97 de la loi de finances du 27 février 1912 a décidé la créa- p tion, au ministère des travaux publics, d’un office central de la navi-

galion. Cette institution, investie de la personnalité morale, a pour objet de centraliser tous les renseignements de nature à faciliter

* Bibliographie : Golson, Transports et tarifs, 2® éd., p. 108 à 259. — - Chardon, Les travaux publics, p, 137.

2 Sur 16,000 kilomètres de voies livrées à la navigation, il ne reste plus que 250 kilomètres de canaux concédés et dont l’usage reste soumis à des péages.

3 C’est ce qu’on nomme le halage aux longs jours.

4- L’exploitation en régie des services de touage ou de remorquage rapporte environ 270,000 francs pour tous les cours d’eau où elle se pratique.

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