‹ Traité élémentaire de droit administratifChapitre 3 sur 405 · PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION

N'y a-t-il pas quelque témérité à tenter, après tant d'excellents auteurs, de réduire en formules simples, brèves et précises les principes qui dominent nos institutions administratives ? Nos maîtres ont eu le même dessein. S'ils ont touché le but n'est-on pas en droit de prétendre que ce nouvel effort est inutile ? wS'ils ont incomplètement réussi, l'espoir de mieux faire ne semblera-t-il pas, de notre part, l'effet d'une imprudente illusion et d'une excessive confiance en nos propres forces ?

On nous excusera de ne l'avoir pas pensé. Des vérités juridiques et des règles auxquelles se plient les rapports des hommes on peut écrire sans en retrancher une ligne, ce que disait Pascal des lois physiques et des vérités naturelles : « Le temps les révèle d'âge en « âge... Les expériences qui nous en donnent l'intelligence se multi- (( plient continuellement. C'est de cette façon que l’on peut aujour- (( d'hui prendre d'autres sentiments et de nouvelles opinions sans « ingratitude (envers ceux qui nous ont précédés), puisque les « premières connaissances qu'ils nous ont données ont servi de « degré aux nôtres... S'étant élevés jusqu'à un certain degré où il « nous ont portés, le moindre effort nous fait monter plus haut « et avec moins de peine et moins de gloire nous nous trouvons « au-dessus d'eux, et pouvons découvrir des choses qu'il leur était « impossible d'apercevoir *... ».

A quelques théories près, la substance de ce livre se retrouve entière dans les ouvrages de trois jurisconsultes dont les travaux

1 Fragment d'un Traité du vide.

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