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LES INSTITUTIONS D*ASSISTANCE

L'assistance médicale gratuite ^

Évolution de la législation. - — On a toujours admis que les malades sans ressources devaient être traités aux frais de la collectivité. Le décret du 22 floréal an II en proclamait le principe, sans se préoccuper des voies et moyens par lesquels il serait pourvu à son application. Il prescrivait la formation d^un « grand-livre de la bienfaisance nationale ». On devait y inscrire les vieillards et infirmes, les mères et veuves sans ressources ; quiconque y figurerait aurait droit en cas de maladie, aux secours médicaux ; à cet effet, il devait être établi dans chaque district trois officiers de santé.

Tout cela était facile à ordonner, difficile à pratiquer. Le décret resta lettre morte. Il n’y eut d’autre moyen de se faire soigner, pour les gens sans ressources, que l’admission à l’hôpital. Encore les hôpitaux qui existaient ou qui furent créés par la suite ne s’ouvrirent-ils pendant longtemps qu’aux malades domiciliés dans la commune.

Une loi du 7 août 1851 vint imposer aux hôpitaux l’admission des malades, sans condition de domicile de secours ; naturellement, il ne pouvait être ici question que des individus tombant malades dans la commune.

D’autre part, cette même loi prescrivait que les mulados d’une commune dépourvue d’hôpital pourraient être admis, moyennant pension, dans les hôpitaux départementaux ou dans les hôpitaux des autres communes. Mais aucune obligation ne pesait de ce chef sur les communes ; de plus, on ne s’était pas préoccupé du nombre des lits disponibles dans les hôpitaux communaux. Ici, il y avait un lit pour 2,000 habitants ; ailleurs, il y avait plus de lits que les indigents n’en pouvaient occuper. La solution du problème semblait avoir plutôt reculé qu’avancé : on ne pensait plus qu’aux secours relativement chers donnés à l’hôpital : on ne faisait rien pour organiser les secours à domicile.

L’administration, à partir de 1892, tenta de sérieux efforts'en ce

• BibliogAaphiE : Campagnoce, L’assistance médicale gratuite, 1894. — Mardis, Guidratiqe pue de V assistance médicale, 1900. - — Monod, L’ assistance médicale obligatoire, 1903.

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