LES INTÉRÊTS AGRICOLES, COMMERCIAUX ET INDUSTRIELS
1945. — Observation générale. — Nous entrons ici dans le domaine de Tiniliative privée ; l'État ne peut se faire agriculteur, commerçant ou industriel que dans les cas assez rares où il s'agit, soit de constituer un monopole en vue de faciliter la perception d'un impôt, soit d'assurer le fonctionnement d'un service public obligatoire. Toutefois, l'État ne doit pas se borner à un rôle de protection sociale ; il est de plus en plus obligé d'appuyer l'initiative individuelle dans la lutte économique qui s'établit entre les nations. Cet appui, l'État le prête en ouvrant des écoles spéciales à l'agriculture, au commerce et à l'industrie, en instituant des expositions et des concours, en accordant des subventions ou primes et même en établissant des droits de douane qui ne sont au fond que des primes d'une nature spéciale.
. Pour éclairer le gouvernement sur les besoins de ces trois branches de l'activité nationale, il a été institué : 1"^ des chambres consultatives d'agriculture ; 2"* des chambres de commerce ; 3* des chambres consultatives des arts et manufactures. La loi a, en outre, autorisé la formation de syndicats professionnels.