‹ Traité élémentaire de géographie, contenant un abrégé méthodique de Précis de la géographie universelle en huit volumes ... précédé d'une introduction historique, et suivi d'un aperçu de la géographie ancienne, sacrée et profane;Chapitre 32 sur 142 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

De la distribution géographique des animaux, ou de la

zoologie géographique.

La fQrce inconnue qui a répandu sur le globe la vie animalej et qui l'y entretient, n*a pas sans doute été circonscrite dans une seule région. Partout, la matière a dû s'animer à la voix du graod être ; partout, les molécules élémentaires, en se rapprochant, en se disposant sous ton* tes sortes de formes, tantôt pour donner naîssanoe à la fibre primitive ou élémentaire, tantôt pour transformer en fluides, puis en solides, et créer les musdes, les os, les tissus divers, ont dû présenter le spectacle de cette gèneration spontanée, qui probablement a lieu tous les purs pour les animaux injusoires, pour ces monades que la vi|e armée même n'aperçoit que comme un point , pour ces vohfoces qui ne sont qu'un globe de matière sans organes, pour ces rotifères qui, après être restés desséchées pendant plusieurs années , reprennent de la vie dès qu'on les humecte. Il est difficile de croire qu'il existe dans cette première tendance de la matière vers l'oi^anisation , de» différences fondées sur la position géographique des lieox.

Les mers équatoriales sont le réservoir spécial des auh maux nommés polypes. Leur développement semble réclamer sans partage la chaleur solaire directe. Les polypes rameux forment une ceinture entière autour du globe; on remarque qu'ils sont remplacés dans les latitudes plus froides par des polypes encroûtons ou nulUpores. Le vrai eomîZ seul semble n'occuper que les bassins de la Mali* terranée et de la mer Rouge. Quant aux polypes ou hydres, ce sont, dit*-on , d'immenses poulpes dont l'existence est certainement très-fabnleùse. Le mot kraken, d'ailleors,

esty dans le langage des gens de mer, le synonyme de gasconnade.

Les zoophjtes nous offrent les premières ébauches de la ' force créatrice ; ce ne sont pas encore des êtres individuels, ce sont des masses confuses de plusieurs êtres animés d'un commencement de vie. Les mollusques, tant nus que te^tacés, jouissent déjà d'une vraie existence individuelle. Ces êtres sont répandus avec la plus grande uniformité entre les deux tropiques. C'est ainsi que tout autour du globe on trouve les porcelaines oyule et tigre, le ms tigre, Varonde aux perles , la cériihe blanche; mais certaines mers ont leurs espèces , suivant les bassins qu'elles forment sur les côtes, dans l'Amérique entre autres; puis on remarque que les Terres Australes ont chacune des espèces et qu'elles varient suivant les degrés de latitude. Les coquillages de Timor ne se ti^ouvait sur les côtes de la ^ouvelle-HoUande que jusqu'à la pointe sud-ouest; de l'autre côté, les coquillages de l'tk de V^n-Diémen, tels que Vhaliotis gigantea et le phasianeUuSy diminuent de grandeur en suivant les côtes de la Nouvelle-Hollande jusqu'au détroit du Roi George» et disparaissent au-delà. La pinne-marine, dont le byssus éclatant éclipse la soie, ne prospère que dans les mers de l'Inde et dans la Méditerranée. Vhuttre à perles ne donne des produits riches et parfaits que dans les mers équatoriales. Mais cet arrangement naturel ne s'obseivç pas toujours : les bâti* mens auxquels les coquillages s'accrochent, les transportent d'un pôle à l'autre. Ce n'est que par cette voie que les eaux de la Hollande ont été peuplées de ce teredo navalis qui détruit les vaisseaux.

C'est au milieu de la plus vigoureuse végétation, c'est dans la zone équatoriale que naissent les insectes les plus brillans et les plus forts. Ce sont les papillons d'Afrique, des Indes Orientales et d'Amérique, dont les couleurs éckir tantes rivalisent avec celles des métaux. C'est encore dans ces régions, et surtout dans l'Amérique Méridionale, que les forêts, peuplées de millions de vers luisons, offrent à

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