INDUCTION MUTUELLE
Ces racines sont toujours réelles ; elles doivent être, de plus, négatives, TinteDsité ne pouvant, dans aucun circuit, croître indéfiDÎment avec le temps.
Il faut donc avoir L|Lj>L*^. On ne pourrait avoir L,L. — L*^ à la limite que si les deux circuits coïncidaient.
La condition L,La > L*^ montre égaleoient que si le coefficient de self-induction de l'un des circuits est très petit, le coefficient d'induction mutuelle des deux circuits sera lui-même très petit.
En vertu du principe de la conservation de Téncrgie, pendant un temps élémentaire d/, Ténergie fournie par la source intercalée dans le circuit primaire se compose de deux parties : lune est dépensée en chaleur dans les doux circuits, Tautre représente la variation totale de Ténergie potentielle augmentée du travail extérieur.
Si les circuits sont déformables et peuvent se déplacer Tun par rapport à l'autre, le calcul conduit à une expression dos plus compliquées, insoluble même, eu égard au grand nombre de variables.
Lorsque les circuits sont invariables de forme et de position, L,, Lj et L^ sont des constantes, le travail extérieur est nul, et Ton a à chaque instant
Énergie Énergie Knergic Énerfi^it* |iuteatipll<* Éiicrgio potoutiolli*
intrimèque relative intrinsèque <lu cirt*uit I. <lu l'ircuit i.
du des deux du
circuit I. circuits, circuit 2.
Chacun des termes du second membre représente Ténorgie qu'il faudrait dépenser pour amener le champ de la valeur zéro à son état actuel, et, par suite, Ténorgii» qu'il restiturrail si on annulait en même temps tous les courants.
Cette énergie est égale, pour chacun des circuits, à la moitié du produit de Tintensilé par lo flux de force qui le traverse.
On ne sait rien quant à la forme même de cette énergie potentielle ni sur Tendroit où elle est localisée, bien que les idées de Faraday et de Maxwell supposant Ténergie répandue dans le milieu tout entier paraissent les plus vraisemblables.
463. Énergie relative de deux circuits. — Considérons deux circuits traversés par des courants I, et I^. Leur énei^e relative est, par définition, le travail que peuvent effectuer les deux circuits lorsqu'on les déplace de leur position actuelle jusqu'à rinfini, les courants restant constants. Cette énergie relative dépend des formes des circuits, de leurs positions, des intensités des courants qui les traversent et du setis de ces courants.
Lorsque les deux circuits sont mobiles Tun par rapport à lautre, ils se déplacent de façon à rendre leur énergie potentielle maxima, et, le flux de force résultant maximum ainsi que leur coefficient d'induction mutuelle (468).
CAS PARTICULIERS d'iNDUCTION MUTUELLE.
Nous pouvons étudier Taction dans quelques cas simples répondant aux conditions de la pratique.
464. Fermeture du circuit inducteur sur une pile de force électromotrice constante. — Le courant inducteur passant de sa valeur initiale o à sa valeur finale I,, le flux passera do la valeur o à une valeur ^^. La quantité induite sera :
Vi — rr — -p— •
L'intensité moyenne est d'autant plus grande que le coefficient d'induction mutuelle et Tintensité du courant inducteur sont plus grands, la résistance du circuit secondaire et le teraj»s de la variation plus petits.