II. - ABERRATION DE RÉFRAN6IBILITË
175. Dispersion; pouvoir dispersif. — Si nous considérons une lentille mince, et que nous assimilions sa section à celle du prisme de petit angle formé par les plans tangents aux points
CIIAP. XII. — ABERRATIONS. 289
d'entrée et de sortie, la déviation subie par un rayon sera, en appelant A l'angle du prisme,
d — in -i)A.
On appelle dispersion l'angle formé par les rayons réfractés, des deux couleurs extrêmes, qui correspondent à un même rayon incident
8 — (71^ - - I ) A — ( /i;. — I ) A ~ ( /i^ - /ir ) A,
et l'on appelle pouvoir dispersif le rapport de la dispersion à la déviation du rayon moyen, soit, en appelant n l'indice de ce rayon moyen ,
( Fif,'- Fij.) A np — rif.
176. Aberration chromatique. - Considérons ( Jîg. i35) un faisceau de rayons parallèles à l'axe, tombant sur une lentille d'ou-
Fig. i35.
verture 2y. Les faisceaux réfractés correspondant aux diverses couleurs vont former leurs points de concours sur l'axe entre les points extrêmes F^, foyer des rayons violets, et F^, foyer des rayons rouges.
Les deux cônes extrêmes se coupent suivant un cercle de diamètre BB' qui est dit cercle d'aberration chromatique. Il a comme mesure son rayon RB, que nous désignerons par p.
Les triangles semblables KF^B, YF.O donnent