‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motrice (volume 2)Chapitre 16 sur 106 · a7tî · texte numérisé non relu

a7tî

Si pendant la détente adiabatique de la vapeur d^eau saturée et sèche, la tension vanait avec le volume, exactement suivant Uloi

F = (v^; «" F = iv'; •

tous les calculs que nous venons de faire, en appliquant Texpotant qui représenterait la loi effective de variation, nous auraient fourni des quantités totales de chaleur neutralisées pendant la détente, égales aux quantités totales de chaleur dégagées pendant Topération complète ; mais, comme on le voit, ces qttantiies de chaleur ne sont exactement é'.^ales ni avec Tun de I exposants, ni avec Fautre, Tantôt, comme dans la détente jdela vapeur prise à 8*^^'"*, c'est Texposaut 1,138 qui fournit les ) résultats les plus voisins de Tégalité, pendant la période do ^«148. 1^2***°*, et Texposant 1 ,135 qui paraît représenter le mieux

Te =

la loi de variation pendant le reste de la détente ; tantôt c^ost ce dernier exposant qui paraît satisfaire le mieux à toutes le phases de la détente, comme dans rexemple ci-dessus d'une dé tente de 4"^"^- à 1»^™*.

Après beaucoup d'essais semblables et en prenant toujout pour bases de nos calculs, les valeurs consignées dans la table fondamentale, nous avons pu nous convaincre que la valeur de Texposant qui satisfait le mieux^ moyennement, à la condition de fournir un travail très approximativement correspondant à la chaleur qui a disparu dans la détente, et celle de 1,135 adoptée aujourd'hui par les mtcaniciens,

C'est donc ce cliiffre qu'il faut adopter et il donne pour t vail absolu dû à la détente adiabatique de la vapeur d'< saturée et sèche ;

rv ( /\^Y'^'^^ \

Nous avons vu, dans le cours do cet article, comment volume V' après la détente, peut être détenniné, et c^eat lui qui, par comparaison avec le volume correspondant de la table fûodamentale, dontie le poids de vapeur condensée à une époque quelconque de Popération.

La détente d'un fluide élastique étant exactement Topération inverse de la compression, il en résulte que lorsqu'on soumet une vapeur saturée à la compression, il faudrait qu'elle contînt au commencement de 1 opératiou une quantité d'eau plus ou moins considérable qui se réduirait en vapeur pendant la durée de cette opératiou, pour que Tensemble de ces vapeurs ' demeurât à l'état de saturation. Si cette quantité préalable d'eau liquide mélangée à la vapeur n'existait pas, cette vapeur se surcLaufferaït pendant la compression,

La quantité d'eau liquide que doit contenir la vapeur pour rester à l'état de saturatioo pendant la compression jusqu'à une certaine tension, est exactemiot la même que celle qui se m formerait par condensation si la vapeur prise sèche, se déteii^| dait adiabatiqnement entre les mêmes limites de tension. Cett^^ eau liquide, pendant la compression, se vaporiserait toute entière ; puis elle redeviendrait liquide pendaut la détente adiaba-

DÉTENTE DES VAPEURS

lae. Ces deux phénomènes contraires pourraient se reproduire Ifinîmeot, mais il faudrait adopter quelques mesures spéciales pour rendre la vaporisation de Teau pendant la compression, aussi rapide que sa condensation pendant la détente, parce que le premier phénomène sous Taction d'une pression croissante ne se produirait qu'avec une extrême lenteur*

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