‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motrice (volume 2)Chapitre 67 sur 106 · PERTE DE TENSION DANS LES CYLINDRES · texte numérisé non relu

PERTE DE TENSION DANS LES CYLINDRES

le tuyau de communication entre la chaudière et le cylindre n'est ni trop long ni trop étroit, la perte de tension à Fadmission» quand celle-ci est bien réglée, ne dépasse pas souvent 0,1 d'atmosphère et elle est parfois plus faible; mais il se présente aussi des circonstances dans lesquelles elle devient considérable ; c'est lorsque la distance de la chaudière au cylindre est très grande ; lorsque le tuyau de communication est étroit ou exposé aux iotempéries de Tair ; lorsqu'il y a une forte condensation dans le cylindre, ce qui arrive^ principalement quand la machine fonctionne à détente, d'où résultent des refroidissements périodiques des parois de ce cylindre pendant les périodes de détente et d'échappement ; lorsqu'on ne prend aucune mesure pour réchauffer cee parois, ni même pour les empêcher de se refroidir sous l'action de la température extérieure. Dans ces conditions, les pertes de tension entre la chaudière et le cylindre s^élèvent parfois à 1 atmosphère et même au-delà, parce que la vapeur éprouve de grandes résistances à son mouvement, même lorsque les lumières d'admission ont les dimensions ordinaires ; parce que la vitesse dans la conduite et au passage par les lumières, est plus grande qu'elle ne devrait être relativement au volume de vapeur utilisé, et parce que la condensation qui se produit d'un bout à l'autre du conduit de communication entre les deux capacités, augmente la densité du fluide qui passe par les lumières. Lorsque le conduit d'échappement est compris dans le même massif de fonte que le tuyau d'arrivée de vapeur, ce dernier subit un refroidissement qui augmente encore les inconvénients que nous venons de signaler*

A moins d'impossibilité absolue de faire autrement, une machine ne devrait jamais fonctionner dans les fâcheuses conditioos que nous venons d'indiquer.

Jusqu'à présent, aucune expérience sérieuse n'a été faite pour déterminer la loi d'abaissement de la tension de la vapeur lorsqu'elle se meut dans une conduite d'une grande longueur, avec accompagnement de condensation pendant le mouvement. Tout ce que l'on sait, c'est que la résistance et la condensation sont d^autant plus faibles et les pertes de tension d'autant moindres, que Ton prend plus de mesures préventives du

refroidîssemeiit extérieur et que ces coaduites

garanties de rhumidité.

En résumé, daûs les machines convenablement établies, ajw»t leur chaudière à petite distance, avec des tuyaux de conâuitje et des lumières d'admission dont les sections ont été déienuinées diaprés les règles que nous avons exposées, on poumdt sans grave inconvénient diminuer les lumières d^aâmissioD. On augmenterait ainsi plus ou moins la perte de tension entra la chapelle et le cylindre seulement; mais comme on peut presque toujours produire la vapeur à une tension plus élevée que celle dont on a besoin dans le cylindre, cette dernière pourrait toujours être obtenue sans dommage pour Teffet utile. Il se produirait, dans ce cas, une légère surchauffe à radmission, provenant de la force vive de la veine âuide, qui se convertirait en chaleur et Fon obtiendrait du même poids de vapeur, dVprès la loi de M> Hirn que nous avons exposée précédemment, It même travail sous pression constante que si elle avait agi soQ» la tension de la chaudière ; la condensation à radmission s*eii trouverait même un peu dinûnuée.

La même observation^ comme nous le verrons plus loio, ae serait pas applicable aux lumières de décharge.

Avant d'abandonner cette question, nous exposerons un cas particulier d'admission assez curieux et qui se présente lorsque la distribution se fait à l'aide d'une glissière, ou plaque, de même largeur que la lumière d'admission et qu^il o^y a point d'avance ; c'est ce que l'on nomme dUtribution normale par gîiiiiêri.

Soient : EFGH (fig. 44) une glissière ou plaque rectangulaire recouvrant une lumière d'admission s^fql, de même largeur px^ que la glissière; M «T et 0^ la bielle et la manivelle du piston ; ■

MN la ligne des points morts de la manivelle du

piston ; hK la ligne des points morts de la manivelle, ou excentrique, qui conduit la glissière dont la course totale est égale à LK et dont la largeur KH est égale au rayon OK et au côiépx^ de la glissière.

Page 1