REGULARISATION DE LA VITESSE DES MACHINES PAR LES MASSES EN MOUVEMENT
Dans les machines à mouvement de rotation c :j.lj mouvement rectiligne alternatif du piston est, le plus sou. :i transformé en mouvement circulaire continu à l^aide iVu: bielle et (Vune manivelle, avec ou sans balancier interroéiii un eûtœ la tige du piston et la bielle^ et Farbre qui porte la niân; velle transmet par engrenages ou par poulies et courroies, 1« travail qull reçoit du piston moteur.
Si Tcn^renage calé sur Farbre de la manivelle, éprouvait sot résistance constante à sa circonférence, et que Ton fît afaitOétion de Tintluence de la vitesse acquise de tous les organes à lappareil, la puissance appliquée au raanneton de la maniv^lk, ou Teffort exercé par la bielle, devrait changer à chaque instinî pour emporter la résistance. Celle-ci et la puissance devràiau être, clans toutes les positions de la manivelle, en raison inrmt de leurs bras de levier. Cette condition d'uniformité demoU' vement rendrait énorme les variations de la puissance^ elle devrait prendre successivemeot toutes les valeurs prises entre un minimum qui aurait lieu quand la bielle et 11 manivelle font un angle droit, et un maximum qui serait ejgll il rinfini lorsque ces deux organes se trouvent dans la mém« direction rectiligne passant par Taxe de rotation, ou lorsqiKrk centre du manneton de la manivelle traverse la U^ne desyn^k morts, et cette valeur infinie serait encore insuffisante poof franchir ces points morts si la machine était prise à rétal in repos.
Si maintenant, pour rentrer dans la réalité, on ne lait plus ahstraetion de l'inertie des pièces de Tappareil et si Ton admat que le travail total transmis par la bielle à la manivelle, dtns chaque révolution, soit égal au travail uniform^^ment consommé par la résistance pendant le même temps, on pourra conilatef deux efi'ets : tant que le bras de levier de U puissance plus long que celui qui est nécessaire pour fiiire équilibre
RÉGULARISATIOX DE LA VITESSE DES MACHmES. C67
I HÈG
pSsistance^ le travail moteur dû à raction delà puissance remportera sur le travail résistant» il y aura accélcnitiou de vitesse dans toutes les pièces de Tappareil et elles mettront en maga* sin, sous la for oie do force vive, tout Texcédiiut du travail moteur sur le travail résistant* Quand le bras de IcTier de la puissance sera devenu assez court pour que le moment de la résiïstance l'emporte sur celui de la puissance, il se produira le phénomène inverse, la vitesse des organes mécaniques diminuera et ils restitueront le travail qu'ils avaient cnaraagasiné en vertu de leur inertie pendant hi période précédente. A la fin du tour, les travaux moteur et résistant ayant été rigoureusement égaux, les organes auront repris la vitesse qu'ils possédaient au commencement do ce même tour et le mouvement pourra so continuer indéfiniment dans les mêmes conditions, sans que l'influence du passage de la manivelle aux points morts, se praduise autrement que par une diminution de la vitesse des organes mécaniques.
Les positions de la manivelle dans lesquelles les moments de la puissance et Je la résistance sont égaux, et qui sunt aussi des positions d'égalité entre les travaux moteur et résistant,
rnt dites : positions d'équUilre.
Le travail que les organes mécaniques doivent ainsi successivement emmagasiner, puis restituer en venant en aide à la puissance^ pendant la durée de cliaque révolution, est indépendant de leurs masses et ne dépend que de Timpor tance des diffé' rences qui existent entre les travaux moteur et résistant, entre les points d'équilibre ; il en résulte que moins les organes mécaniques auront de masse, plus leur vitesse devra augmenter pour emmagasiner une différence déterminée entre ces travaux, et plus elle devra diminuer pour restituer cette différence. Ainsi, dans une machine d'une puissance déterminée, dont la manivelle fait un certain nombre de tours par minute, les variations de la vitesse, pendant la durée de chaque tour, seront d'autant plus considérables que les pièces dont celte macLine est formée, seront plus légères-
De semblables phénomènes se manifestent dans toutes les machines où il n'y a pas égalité constante entre les travaux