‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motrice (volume 2)Chapitre 81 sur 106 · RÉGULARISATION DE LA VITESSE DES MACHINES PAR LES MASSES EN MOUVEMENT · texte numérisé non relu

RÉGULARISATION DE LA VITESSE DES MACHINES PAR LES MASSES EN MOUVEMENT

Dans les machines à mouvement de rotation continu, li mouTement rectiligne alternatif du piston est, le plus souveat^ transformé en mouvement circulaire continu à raide d^imttt' bielte i?t d'une manirelle, avec ou sans balancier intermédiaire entre la tige du piston et la Lielle, et Tarbre qui porte la manivelle transmet par engrenages ou par poulies et courroies, le travail qu'il reçoit du piston moteur.

Si Tengrenage râlé sur Tarbre de la manivelle, éprouvait une résistance constante à sa circonférence, et que Ton fit abstraction de Finliuence de la vitesse acquise de tous les organes de Tappareil, la puissance appliquée au manne ton de la manivelle, ou Teffort exercé par la bielle, devrait changer à chaque instant pour emporter la résistance. Celle-ci et la puissance devraient être, dans toutes les positions de la manivelle, en raison inverse de leurs bras de levier. Cette condition d'uniformité de mouvement rendrait énorme les variations de la puissance, car elle devrait prendre successivement toutes les valeurs com* prises entre un minimum qui aurait lieu quand la bielle et la manivelle font un angle droit, et un maximum qui serait égal à rinfini lorsque ces deux organes se trouvent dans la même direction rectiligne passant par Taxe de rotation, ou lorsque le centre du manneton de la manivelle traverse la li^ne des points moris, et cette valeur infinie serait encore insuffisante pour franchir ces points morts si la machine était prise à Tétat de repos.

Si maintenant, pour rentrer dans la réalité, on ne fait ploi abstraction de Tinertie des pièces de l'appareil et si Ton admel^ que le travail total transmis par la bielle à la manivelle, dam chaque révolution^ soit égal au travail uniformément consomma par la résistance pendant le même temps, on pourra conataterj deux effets : tant que le bras de levier de la puissance sera plus long que celui qui est nécessaire pour faire équilibre à la

le régalarité de la vitesse des macliines, soit assez grande pour |Qe Ton puisse négliger, sans grave inconvénient, Finfluence le la masse des autres organes sur ce degré de régularité, lans le calcul des masses à mettre en mouvement pour obtenir le degré d'uniformité désiré dans la vitesse.

Il est évident^ de plus, que dans la constitution des machines, faut s'efforcer de disposer les organes de fjiçon qu'ils s'équilibrent réciproquement dans toutes les positions qu'ils doivent Iccuper, au moins dans la mesure du possible, afin de ne pas ajouter les différences des travaux de la pesanteur sur ces organes pendant leur mouvement, atix différences des travaux ^eçus de la puissance motrice et transmis aux résistances. Il eut cependant se présenter certains cas dans lesquels les ^xcès du travail de la pesanteur sur les or^ranes, dans certaines phases du mouvement, peuvent servir à atténuer ou à faire disparaître les différences entre les travaux moteur et résistant lans les mêmes phases* Dans ces cas, qui sont aisés à reconlaître il faut se garder d'équililyrer les organe*!* Dans d'autres irconstances, les travaux moteur et résistant croissent et lécroissent en même temps, de quantités égales ou inégales; lorsque les accroissements et décroissements sont égaux, c'est- -dire- quand il y a égalité constante entre les travaux )ntraires, malgré rirrésularito de chacun d'eux considéré Bolément, le volant est inutile; quand ces accroissements et iécroissements des travaux contraires ne sont pas égaux, il sut devenir indispensable au-delà de certaines valeurs des %îifférences momentanées entre ces travaux.

Les masses additionnelles dont le mouvement est solidaire màe celui des machines motrices, ne sont pas toujours destinées ■l rendre le mouvement de celles-ci plus régulier, elles servent H^ussi, parfois, à réaliser une loi spéciale d^irrégularité favo- Hable à raccomplissement de certaines opérations ; ce cas s& présente, par exemple, dans les grands appareils d'épuisement des mines où les pistons doivent se mouvoir avec une faible Kitesse au commencement et à la tin des courses et peuvent ^^cevoir une vitesse plus considérable au milieu de ces courses* Kous examinerons plus tard une de ces applications pour

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