‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motriceChapitre 15 sur 41 · A DU · texte numérisé non relu

A DU

APV = . nv 0,50 = 14,15 calories.

La quantité de chaleur que le réfrigérant devrait enlever serait

lit quantité de chaleur transformée en travail extérieur serait donc de 14,15 — 12,155 = 1,995 calories pouvant produire théoriquement un travail de 1,995. 425 = &i7^^'

Or le travail effectif produit est égal à

V (P-P') « 0,50 (120271^ — 103331^ = Sil^^-

n jr ' 1 cal. 995

coefficient de rendement —ttW- = 0,141 comme ci-dessus.

L'appareil de Stirling peut fonctionner dans un très grand nombre de conditions différentes de celles que nous avons adoptées ci-dessus. Il suffit, pour modifier ses conditions de marche, de faire varier la résistance au mouvement du piston C, et de changer la combinaison des mouvements de ce piston et du refouloir régénérateur. Par exemple, après la course sous pression constante P du piston C et après l'arrêt du refouloir, on peut laisser l'air se détendre en produisant contre ce piston un nouveau travail utile jusqu'à ce que la tension P s'abaisse jusqu'à P'. Si, pendant cette période, l'action du foyer était suspendue, la détente s'effectuerait suivant une courbe adiabatique. Si, au contraire, le foyer fournissait assez de chaleur pour maintenir la température maxima T constante, la détente serait isothermique. Si le foyer était insuffisant pour maintenir la température maxima, tout en fournissant au gaz une certaine quantité de chaleur, la courbe de détente serait comprise entre les deux courbes limites que nous venons d'in- ^îner. La course du piston vers le point de départ pourrait alors commencer immédiatement, la résistance dans cette direction étant devenue égale à celle qui ne se manifestait l^'après un certain temps d'arrêt du piston dans le mode d'action primitivement adopté ; puis en poussant le refouloir jusqu'à l'extrémité inférieure de sa course avant que le piston C ait achevé la sienne, celui-ci produirait, avant de s'arrêter, une compression adiabatique si l'action du réfrigérant était suspendue pendant cette période, une compression isothernûque si le réfrigérant pouvait enlever toute la chaleur produite par cette phase de l'opération, ou enfin une compression

suivant une courbe comprise entre ces deux courbes limites, s'il ne pouvait enlever qu'uDe paitie de la chaleur qui naîtrait dans ces conditions.

Le cycle correspondant à cette condition de marche, se composerait alors de deux lignes d'égale pression et de deux courbes dont la nature pourrait varier suivant l'intensité d'action propre au foyer et au réfrigérant.

Il pourrait être intéressant de rechercher la valeur du coefl&cient de rendement dans ces nouvelles conditions de marche de l'appareil, qui se rapprocheraient plus que les premières du mode de fonctionnement suivant le cycle de Gamot, mais rineflBcacité constatée du régénérateur sur lequel repose toute l'économie de la machine, et la difficulté pratique d'organiser, un foyer et surtout un réfrigérant capables de satisfaire aux conditions de marche adoptées, sont causes que cette étude ne pourrait satisfaire qu'à un besoin de curiosité et nous ne nous arrêterons pas plus longtemps sur cet appareil.

Machine d'Ericsson.

La machine d'Ericsson, dont nous allons donner la description, est une de celles qui firent le plus de bruit lors de leur apparition et qui éveillèrent les plus brillantes espérances. Elle appartient à la catégorie des machines à cylindre ouvert, c'està-dire que l'air chaud s'échappe dans l'atmosphère après sa période de travail. Montée en Amérique sur un navire qui se perdit plus tard, elle fut exhibée au Havre en 1852 et soumise à quelques expériences par M. Lissignol.

Cette machine (fig. 18) se conaposait d'un cylindre moteur M sous lequel se trouvait un foyer E dont les carneaux s'élevaient jusqu'à la partie supérieure de ce cylindre qui se trouvait ainsi entièrement plongé dans ce foyer. Au-dessus du cylindre moteur était placée une pompe à air N, aspirante et foulante, destinée à fournir à l'appareil de l'air à haute pression. Les pistons du cylindre moteur qui était ouvert par le haut et de la pompe qui était ouverte par le bas, étaient fixés à une même tige

et fonctionnaient tous deux à simple effet. Le tuyau z qui recevait Tair comprimé par la pompe alimentaire, débouchait d'un côté et par la conduite ^, dans un réservoir D placé sous le foyer, et de Tautre côté dans la capacité G qui contenait les toiles métalliques constituant le régénérateur. La partie supérieure de ce régénérateur pouvait communiquer directement avecratmosphère extérieure lorsque la soupape y était ouverte, et sa partie inférieure débouchait directement dans le cylindre moteur. Les soupapes m^n^x^y étaient manœuvrées par la machine qui fonctionnait de la manière suivante :

Supposons les deux pistons au bas de leur course, la pompe alimentaire pleine d'air qui vient d'y pénétrer sous la tension Atmosphérique pendant la course descendante des pistons, le régénérateur chargé de toute la chaleur que Tair, qui vient de s'échapper du cylindre moteur par la soupape ^, y a déposée, et le réservoir D plein d'air comprimé.

Si l'on ferme les soupapes m et ^ et que l'on ouvre les soupapes Il et w^ l'air comprimé du réservoir D, remontant par le tuyau g^ relèvera la tension dans la pompe N et dans la capacité C jusqu'à ce que l'équilibre s'établisse sous une tension sapérieure à la tension atmosphérique dans tout l'ensemble de ces capacités qui se trouvent en libre communication entr'elles et avec le cylindre moteur ; puis le piston moteur A, qui a une section plus grande que celle du piston alimentaire B, s'élèvera, parce qu'il est plus énergiquement poussé de bas en haut que celui-ci ne l'est de haut en bas, et l'air comprimé passant dans le cyUndre moteur en traversant le régénérateur C, s'échauffera BOUS l'action du régénérateur qui lui cédera la chaleur emmagasinée pendant la période d'échappement précédente, et sous l'action du foyer. Si cette chaleur communiquée à l'air qui entre dans le cylindre moteur est exactement celle qui convient pour maintenir constante la tension générale dans tout l'appareil pendant la première partie de la course des pistons, malgré l'augmentation de volume dépendant de la différence entre le tolume engendré par le piston A et le volume engendré par le piston B, la quantité d'air contenue dans le réservoir D restera constante pendant cette première période du mouvement et

l'air expulsé de la pompe alimentaire traversera le régénérateur et pénétrera dans le cylindre bous tension constante. Si la quantité de chaleur empruntée au foyer et au régénérateur pendant cette première période de la course dans laquelle la soupape X reste ouverte, était moindre que celle qui maintient la tension initiale, la tension générale s'abaisserait dans tout l'appareil et une nouvelle quantité d'air sortirait du réservoir D pour alimenter le cylindre moteur en même temps que l'air de la pompe alimentaire. Enfin, si malgré l'augmentation da volume occupé par l'air, la chaleur communiquée à la partie do cet air qui pénètre dans le cylindre moteur, était suffisante pour produire une augmentation générale de la tension, une petite partie de l'air expulsé de la pompe alimentaire se dirigerait, vers le réservoir D pour y produire l'accrolBsement de tension nécessaire au rétablissement général de l'équilibre.

Cette première partie de la course montante se continua jusqu'au point où, en fermant la soupape x pour interrompre la communication entre le cylindre moteur et la pompe alimentaire, on peut détendre l'air chaud jusqu'à ce qu'il n'ait pIuB.' que la pression atmosphérique ou une pression légèrement supérieure, qu'il doit atteindre exactement à la fin de la course. Pendant cette seconde période de la course montante, l'air chassé par la pompe alimentaire pénètre directement dans le réservoir D dans lequel il relève la tension suivant une loi qui serait représentée par une courbe adiabatique s'il n'y avait point de chaleur perdue,tet l'air contenu dans la capacité C et dans le cylindre moteur, se détend en recevant du foyer et du régénérateur une certaine quantité de chaleur qui peut suffire pour maintenir sa température constante.

La course montante achevée, les soupapes m et jb se ferment, les soupapes m^ly s'ouvrent et les deux pistons effectuent leur course descendante^ en restant soumis à deux pressions atmosphériques égales qui s'équilibrent sur leurs deux faces. Pendant toute cette période, l'air extérieur entre par aspiration dans la pompe alimentaire et l'air chaud qui emplissait le cylindre moteur s'échappe par la soupape y dans l'atmosphère extérieure en traversant le régénérateur et en y laissant toute la chaleur

qn^ loi avait emprnntée dans le passage précédent ; Ericsson comptait alors sur la complète efficacité de cet appareil.

Dans la machine construite par cet inventeur, le chauffage du qrlindre moteur était réglé de façon que pendant toute la portion de course qui précédait la détente, la tension dans la pompe alimentaire et dans ce cylindre moteur fût très approximativement constante, et de façon à maintenir Tair à la même température pendant la détente ; on obtenait ainsi une détente isoihermique ; puis avant la fin de la course descendante, la soupape de décharge y se fermait assez tôt pour que Téchappement fat supprimé et que le piston moteur, aidé par le foyer, pût relever la tension et la température de Tair emprisonné dans les espaces S et G jusqu'à la température et jusqu'à la tension sous lesquelles devait s'effectuer la première partie de la course montante de ce piston. De cette manière, le réservoir D se trouvait dispensé de fournir de l'air aux capacités M et C lorsqu'on ouvrait les soupapes n et â? ; il suffisait qu'il en sortît la quantité nécessaire pour porter la tension dans la pompe alimentaire jusqu'à la valeur qu'elle devait atteindre pour mettre en mouvement le piston moteur ; le rôle du réservoir se bornait donc à recevoir et à restituer successivement cette quantité d'air. Quant à sa capacité, il est clair que, théoriquement, elle devrait être très grande, afin que la tension à la fin de la période du mouvement pendant laquelle il emmagasine cette même quantité d'air, ne s'élevât pas trop au-dessus de la tension normale BOUS laquelle s'effectuait le travail sous pression constante, et pour que le travail de compression à la fin de la course montante du piston alimentaire, fût réduit à son minimum.

La machine de ce type sur laquelle M. Lissignol afait quelques expériences au Havre, avait un piston moteur composé d'une enveloppe métallique remplie de plâtre pour éviter les refroidissements, et de forme concave comme le fond du cjlindre moteur pour amoindrir l'espace nuisible. La section du piston alimentaire n'était que les | de la section du piston moteur. L'air puisé dans l'atmosphère par la pompe alimentaire était

à la températare de 15" centigrades et il était porté dans là cylindre moteur à une température d'environ 280° centigrades J l'appareil fonctionnait donc entre ces deux limites, ou sons un» chute de température égale à 280° — 15' = 265*. M. Ussignol a mesuré la consommation de combustible et évalue à 0,40 environ la fraction do la chaleur totale développée par la com- 'bustion, qui se trouve utilisée dans l'appareil, le reste se perd par refroidissement de toutes les surfaces métalliques à haute température et se dissipe dans Tatraosphère avec les gaz qni s'échappent par la cheminée du foyer. Le travail a été mesuré sur le cylindre moteur à l'aide de l'indicateur de Watt ; on a obtenu eu ce point le travail absolu transmis au piston dans une oscillation complète comprenant les deux courses, aaiiB déduction du travail résistant qui correspondait à l'alimentaii tion par la pompe et à toutes les résistances passives ; puis une seconde évaluation du travail a été faite sur l'arbre tournant qui recevait ie travail effectif, c'est-à-dire ce qu'il restait da travail a! solu après la consommation des résistances passives et de l'alimentation.

L'expérimental eur évalue à I^^-iSO la consommation dfl houille par heure et par cheval de travail absolu transmis an piston moteur, et à 2""- ,50 la consommation par heure et par cheval de travail effectif transmis à l'arbre moteur.

En admettant que la combustion de !''"■ de houille produise 7500 calories, la quantité de chaleur utilisée serait de 0,40 . 7500 = 3000 calories par kilogramme, et comme un cheval équivaut à 75"'»- . 3600" = 270000'""- par heure, il en résulte qu'un cheval de travail absolu dans le cylindre moteurexigeait la dépense de f'ÔO . 3000 = 4500 calories, qu'un cheval de travail effectif transmis à l'arbre du volant exigeait la dépense de 2,5. 3000 == 7500 calories par heure, que la quantité de travail absolu sur le piston moteur produite par chaque^ 270000

de travail effectif disponible pour un usage quelconqne, pro- 270000

duite par calorie, était do -

^ 36 kilogrammètres.

La quantité totale de travail qu'une calorie peut produire étant de 425*^™-, le coefficient de rendement de cette machine se trouvait être,

en travail utilisable -^ — 0,084, en travail absolu 777^ = 0,141 .

Le cycle de Camot, entre les mêmes limites de température, 280" et 15® centigrades, aurait donné un coefficient de rendement égal à

Ainsi la perte inévitable de chaleur dans un appareil qui réaliserait le maximun de perfection théorique, étant de 1 — 0,48 = 0,52 de la chaleur totale transmise au fluide qui sert d^intermédiaire dans la transmission du travail, la partie utilisée théoriquement dans cet appareil, n'était que de 0,141 et la partie non utilisée par suite des vices du cycle de fonctionnement, s'élevait à 0,48 — 0,141 = 0,339 de la dépense totale.

Pratiquement, la partie non utilisée de la chaleur totale appliquée à l'opération, s'élevait à 0,48 — 0,084 = 0,396 de cette dépense totale.

Ces pertes considérables dans l'appareil d'Ericsson provenaient des pertes d'air par les stuffenbox et autour des pistons et, principalement, de la température très élevée de l'air à l'échappement; le régénérateur qui aurait dû n'abandonner l'air à l'échappement qu'à la température de 15° centigrades, ne remplissant que fort imparfaitement les fonctions qui lui étaient assignées.

Cycle correspondant au fonctionnement de cette machine. — La machine d'Ericsson peut fonctionner dans des conditions différentes de celles que nous avons décrites, mais nous adopterons le mode de fonctionnement de l'appareil examiné par M. Lissignol pour montrer comment cette machine à cylindre ouvert peut être assimilée à une machine à cylindre

i:^ OHAPITRS DBUXIÈKE,

fermé dans laquelle foncttoiiaerait, entre les mèmoB limites de température, uoe masse d'air invariable, afin de déterminer la cycle fiotif qui représente aasBÏ exactement qne possible lea conditions de fonctionnement de la machine réelle an point de vnedela chaleur empruntée an foyer, de la chaleor cédée an ré&igérant et perdue pour l'effet atile, et enfin an point de Tue •de la fraction de la chaleur dépensée, qui s'y trouve transformée en travail utilisable.

Nous supposerons que les parois de l'appareil sont de nature telle qn'il ne se prodoiga point de pertes de chaleur, et qne les frottements ainsi que les espaces nuisibles sont nuls, afin de ne pas trop compliquer notre recherche.

Pendant la marche normale de cette machine, la masse d'air qui, pendant la course descendante des denz pistons, pénètre dans la pompe alimentaire et s'éohappe du cylindre moteur, - est égale à celle qui occupe tonte la capacité de la pompe alir mentaire à la fin de Taspiration et qui s'y trouve & la toision et à la température atmosphériqnes extérieures ; le surplna de Tair compris dans l'appareil peut être considéré comme one réserve invariable qui subit périodiquement des variations de volume, de tension et de températnre qui se reproduisent identiquement et qui, par conséquent, ne donnent lien à aucune déperdition ni à aucune production anale de chaleur, si les parois des capacités qui la renferment sont imperméables à la chaleur et ne la laissent passer ni de dedans en dehors ni de dehors en dedans. On n'a donc à envisager, dans la recherche d'un cycle fictif, que les variations de pression et de température de cette masse d'air constante qui pénètre dans l'appareil et s'en échappe dans chaque phase complète d'une opération. Dans la machine d'Ericsson, la compression de Tair dans la pompe alimentaire, après l'aspiration, s'effectue par une détente adiabatique de l'air contenu dans le réservoir, au lien d'être produite par l'action directe du piston ; on est arrivé ainsi à faire coïncider la période d'expulsion de l'air sous tension

correspondant au mode de fonctionnement de la machine, une difficulté que nous allons chercher à éliminer.

Avant le commencement de la course montante des pistons, une partie de Tair contenu dans le réservoir de cette machine et dans le tuyau de communication de la pompe alimentaire avec ce réservoir, passe brusquement dans cette pompe et y exerce surTair qui vient d'y entrer par aspiration, une compression adiabatique qui en élève la tension de P', pression atmosphérique, à P, tension sous laquelle le piston moteur commence à se mettre en mouvement.

Dans cette opération. Pair du réservoir a passé d*une tension Pnqui dépend de la capacité de ce réservoir, à la tension P, par une détente également adiabatique et Pair comprimé dans la pompe aurait passé en même temps de la température extérieure à la température correspondante à sa compression, s*il ne s'était point mélangé avec Pair venu du réservoir ; de plus, la détente dans ce réservoir y a abaissé la température de la quantité correspondante au travail moteur qu'elle a produit.

On peut comparer (fig. 19) cet ensemble de phénomènes à ce qui se passerait si un piston B poussé par une masse d'air à la tension Pn, contenu dans un réservoir A, passait brusquement de n en z^ en diminuant de tension de Pn à P, et en comprimant dans une capacité G, de Pair pris à la tension atmosphérique P' jusqu'à ce qu'il fût porté à la tension P. Il y aurait, en 17, équilibre de pression sur les deux faces du piston, mais pendant toute sa course, -la tension de l'air qui se comprime serait restée inférieure à la tension de Pair qui se détend dans le réservoir A.

Dans une semblable opération, le travail de compression dans lît capacité G serait plus faible que le travail à détente dans la capacité A, et Pabaissement de température dans cette dernière ne correspondrait qu'au travail de compression dans la capacité C. Nous avons, en effet, démontré précédemment dans le chapitre consacré à l'examen des cycles non réversibles, que, dans un cas semblable, l'excès du travail de détente sur le tra-

rail de compression, se transforme en force Tive dans les part: cules matérielles du fluide qui se détend avec rapidité, puis qa cette force vive se reconvertit en chaleur lorsque l'équilibre 9 rétablit dans la masse fluide.

Si l'on ramenait le piston de la position 2 à la position n, N travail de compression adiabatique dans le réservoir A serai plus grand que ne l'a été le travail de compression dans k capacité C, et la température dans ce réservoir A s'élèveraif plus qu'elle ne s'était abaissée pendant le mouvement inverse du piston B. En reproduisant indéfiniment cette série d'opérations sur l'air contenu dans le réservoir A, la température de cet air s'élèverait indéfiniment.

Gomme c'est toujours la même quantité d'air qui, avant h commencement de la course montante des pistons de la macbine, passe du réservoir dans la pompe alimentaire, et repasse de cette pompe dans ce même réservoir à la fin de cette course montante, il est clair que la température dans cette dernière capacité croîtrait indéfiniment s'il n'y avait aucune déperdition de chaleur à travers ses parois ou de foute autre manière ; m^a une circonstance particulière empêche cet accroissement indéfini de température, même en l'absence de toute perte à travers les parois. Lorsque la température de l'air qui fait irruption dans la pompe alimentaire s'est élevée au-dessus de la limite qui correspond à la compression adiabatique de l'air qui vient d'entrer par aspiration dans cette pompe, le mélange de ces deux quantités d'air de provenances différentes prend une température inférieure à celle de l'air venu du réservoir et supérieure à celle que l'air, entré par aspiration, aurait reçue de sa compression adiabatique, de sorte que la partie du mélange qui est ensuite refoulée dans le réservoir, a été dépouillée de la quantité de chaleur que lui a empruntée l'air qui a été comprimé dans la pompe. 11 en résulte que, lorsque la température de l'air comprimé dans cette pompe s'élève assez audessus de celle qui correspond à sa compression adiabatique,

adiabatique dans le réservoir, la température ne s'élève plus dans ce dernier et qu'il s'établit un état de régime dans lequel l'air du réservoir ne varie plus de tension et de température qu'entre deux limites déterminées.

D est facile de comprendre après cela, que l'air qui passe de la pompe alimentaire dans le cylindre moteur, emporte avec lui dans ce cylindre, indépendamment de la chaleur qu'il a reçue de sa compression adiabatique, une quantité supplémentaire de chaleur égale à celle qui équivaut à la différence qui existe entre le travail de compression adiabatique dans le réservoir pendant la dernière période de la course montante des deux pistons, et le travail de simple compression adiabatique de l'air aspiré dans la pompe, sans réchauffement supplémentaire.

On peut donc, dans la recherche du cycle fictif dont nous allons nous occuper, négliger cet excédant de travail résistant qui se trouve représenté dans l'air moteur, par une quantité équivalente de chaleur que nous négligerons également, parce qu'elle n'est pas fournie par le foyer, et c'est ce que nous ferons en considérant le travail résistant qui correspond au refoulement de l'air dans le réservoir comme simplement égal à celui qu'exigeait l'air entré dans la pompe par aspiration, pour passer de la pression P' à la pression P par une compression adiabatique, et en ne tenant aucun compte de l'excédant de température que reçoit en réalité cet air au-delà de celle qui correspond à sa compression adiabatique sans contact avec l'air du réservoir ; les conditions économiques de fonctionnement de la machine n'en seront pas modifiées.

Nous pouvons maintenant procéder à la recherche du cycle fictif qui représente le mode de fonctionnement de cet appareil.

Représentons par :

V' le volume d'air aspiré par la pompe alimentaire, à la pression atmosphérique P' et à la température extérieure T' ;

V le volume occupé par cette masse d'air quand elle a subi une compression adiabatique qui élève sa température de T' à T" et sa tension de P' à P ; le mouvement du

piston moteur devant commeûcer quand cette tension F

est atteinte ; V" le volume engendré par le piston moteur pendant la période

de travail sous tension constante ; V le volume engendré par le piston moteur pendant sa course

entière ; T la température maxima de l'air dans le cylindre moteur C ;

l'air venant de la pompe prend cette température à

mesure qu'il pénètre dans ce cylindre.

Nous supposerons, en outre, qu'il n'y a point do résistances passives, point de pertes de chaleur à travers les parois de l'appareil ; nous négligerons provisoirement l'action du régénérateur, sauf à indiquer plus tard sa part d'influence sur Ja dépense de chaleur, et enfin nous admettrons, pour simpliHer les opérations, qu'il n'entre dans la pompe alimentaire que 1 ''"■ d'air par aspiration, ce qui ne modifiera point les résultats généraux qui concerneraient l'emploi d'une masse d'air quelconque dans les mêmes conditions.

Avant le commencement de la course montante des deux pistons, le volume V d'air à la pression atmosphérique P' et à la température extérieure T', subit une compression adiabatique qui ramène son volume à v et qui élève sa température àT".

Cette température T" peut être déterminée par l'expression

qui a été démontrée précédemment et qui ne contient que T"

La quantité de chaleur produite par cette compression aura pour valeur Cv (T" — T' ), Cï représentant la capacité calorifique de l*""- d'air sous volume constant.

Pendant les deux courses successives des pistons , on peut négliger entièrement la pression atmosphérique sur leurs faces

pressions exercées sur leurs faces internes tant pendant la montée que pendant la descente.

Lorsque les pistons commencent leur course montante, et pendant toute la période de travail à pression constante P, Pair compris entre les deux pistons passe du volume v au volume V dans le cylindre moteur et de la température T" à la température maxima T. Le travail moteur correspondant à cette partie des courses simultanées des deux pistons, est

et la quantité de chaleur quMl faut emprunter à la source de chaleur pour effectuer cette opération , est égale à

AP (V" - 1>) + Cv (T - T").

Sous le volume V" la température du kil. d'air est T ; Sous le volume v elle est T"; on a donc, d'après ce qui a été démontré précédemment :

PV" - RT == 29,272. T; ?v =- RT" ; d'où P(V"-f ) - R (T-T").

La quantité de calories à emprunter à la source de chaleur, pour cette partie de la course, peut donc être représentée par l'expression

AR (T - T'') + Cv (T — V).

Dans la seconde période de la course montante, l'air se dc-> tend dans le cylindre moteur sous la température T maintenue constante par le foyer, et le piston de la pompe alimentaire produit sur Tair du réservoir une compression adiabatique que nous avons remplacée par une compression adiabatique sur le kil. d'aii* à la pression P' et à la température T', qui est entré dans cette pompe avant la course montante.

La quantité de chaleur à emprunter au foyer pour la course à détente du piston moteur, est

APV" log. p 2,3026 = ART log. p 2,3026,

et la quantité de chaleur produite par la compression adiaba* tique du piston alimentaire , est, comme nous l'avons dit cidessus,

Cv(T"-T').

La quantité totale de chaleur Q qu'il faut emprunter à 3a source de chaleur pour la course montante toute entière, ^ «t donc, *

Q = ART log. p 2,3026 + AR (T — T") + Cy (T - T").

Pendant la descente des deux pistons, les faces que noi:»s venons de considérer ne sont plus soumises qu'à la pression atmosphérique P' qui est motrice sur le piston alimentaire ^3^ résistante sur le piston moteur. Le premier engendre le lume V',le second le volume V, et le travail résistant effectif correspond à cette course, est

P' (V — Y')] d'oîi résulte une production de chaleur

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