‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motriceChapitre 29 sur 41 · DES RÉSISTANCES AU MOUVEMENT DE L'AIR DANS LES LONGUES CONDUITES · texte numérisé non relu

DES RÉSISTANCES AU MOUVEMENT DE L'AIR DANS LES LONGUES CONDUITES

Lorsque Tair passe d^on réservoir où la tension est maintenue constante par on moyen quelconque, dans une capacité où règne également une tension constante, et que la communication entre ces capacités consiste en une longue conduite , il s^établit rapidement et dès le début de l'opération, un ét^t de régime uniforme dans lequel il passe d*nne capacité dans Fautre, une quantité d'air constante dans l'unité de temps. Si Ton suppose la conduite coupée par un nombre infini de plans perpendiculaires à son axe, on trouve alors une vitesse et une tension constantes dans chacune des sections ainsi pratiquées, mais cette vitesse et cette tension, constantes pour une même section, varient d'une section à Tautre ; la vitesse est d'autant plus grande et la tension d'autant plus faible que la section considérée est plus éloignée du réservoir alimentaire, parce qu'il doit passer continuellement la même masse d'air par chacune de ces sections.

Si la conduite n'opposait aucune résistance au mouvement de l'air; celui-ci s'échapperait par un orifice S pratiqué à l'extrémité (fig. 52) de cette conduite, comme si celle-ci faisait partie du réservoir ; la même tension et la même vitesse y régneraient d'un bout à l'autre ; mais les choses se passent autrement dans les applications : Les parois de la conduite opposent au mouvement une résistance qui absorbe une partie de la pression exercée sur l'air qui pénètre dans cette conduite, et c'est seulement l'excédant de cette pression sur la résistance totale opposée au mouvement de l'air, qui se transmet à l'extrémité de la conduite et qui produit la vitesse de sortie par l'orifice S.

Lorsque le réservoir alimentaire reçoit la quantité d'air nécessaire au maintien d'une tension uniforme, cette quantité

d'air doit être égale à celle qui s'écoule, le travail d'introduction

de cet air dans le réservoir est égal au travail d'introduction

^ans la conduite, la quantité de chaleur créée par Tintroduction

clans le réservoir égale la quantité de chaleur consommée par

l^introduction dans la conduite, et la température dans le réser-

-voir reste constante lorsqu'il n'y a point de causes extérieures

de réchauffement ni de refroidissement. Tout se passe comme

si le piston de la pompe alimentaire du réservoir, alimentait

directement la conduite sans réservoir intermédiaire, se mou-

-vait continuellement avec une vitesse uniforme à l'entrée de

oette conduite, et engendrait dans son mouvement, en refoulant

l'air, un volume égal à celui de l'air qui pénètre dans cette

oonduite lorsqu'elle est alimentée par le réservoir.

Si P est la tension de l'air en kil. par m', S' la tension du piston,

y la vitesse de pénétration de l'air à Torigine de la con* duite,

le . travail transmis par ce piston imaginaire qui remplacerait rigoureusement le réservoir, serait égal à

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