‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motriceChapitre 31 sur 41 · SP'V · texte numérisé non relu

SP'V

La quatrième sert à imprimer à la veine fluide qui travers* l'oritice S, la vitesse de sortie et se trouve représentée par force vive de cette veine.

On peut encore observer qu'au travail moteur S'PV, s'ajoutf le travail à détente qui est produit par toute la masse d'air qui circule dans la conduite et qui passe de la tension P à la tension qui existe encore près de l'orifice de sortie S ; ce travail. à détente doit abaisser progressivement la température de l'air depuis l'origine de la conduite jusqu'à son extrémité ; mais cet' abaissement de température est plus ou moins neutralisé, d'unS' part, par le développement de chaleur dû au frottement de 1' contre les parois des tuyaux et, d'autre part, par l'action réchauffante de ces parois que le milieu extérieur naaintientï une température à peu près constante.

Il résulte de cette succession de phénomènes qui s'accomplissent dans l'écoulement des gaz, que si la conduite était toute ouverte à son extrémité et qu'elle eût une longueur suffisante, quelle que fut la tension dans le réservoir, l'abaissement de tension à son extrémité pourrait être tel que les gaz n'j eussent plus que la tension du milieu dans lequel ils s'écoulent

Gomme la connaissance des lois du mouvement des gaz dans les longues conduites peut être d'une grande utilité dans rétablissement de beaucoup d'appareils industriels, plusieurs ingénieurs s'en sont spécialement occupés, principalement au point de vue des pertes de tension que subissent ces gaz quand ils drcnlent plus ou moins vite dans ces longues conduites.

Les premiers travaux sur cette importante question sont dus à MM. Girard, Péclet, Ma^niel et surtout d'Aubuisson , en France et, en Angleterre, à M. Clegg à propos des distributions de gaz d'éclairage. Le dernier travail qui remporte sur tous les antres par son importance et par la perfection des moyens d'observation, est dû à M. Arson, ingénieur en chef de la compagnie parisienne d'éclairage et de chauffage par le gaz, avec la collaboration de deux anciens élèves de l'École centrale de Piiris, MM. Monard et Honoré.

Tous les premiers observateurs avaient admis que la résistance au mouvement d'un gaz dans une conduite, ou la perte de tension du gaz d'un bout à l'autre de cette conduite, que l'on nomme aussi perte de charge^ était proportionnelle à la longueur de cette conduite, en raison inverse de son diamètre et en raison directe du carré de la vitesse de circulation du gaz, c'està-dire proportionnelle à l'expression

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