‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motriceChapitre 35 sur 41 · CO · texte numérisé non relu

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RÉSISTANCES AU MOUVEMENT DE l'AIR COMPRIMÉ. 411

Pour les expériences du 27 juillet, la pression barométrique était de 0»,7587.

Pour les expériences du 17 août, elle était de 0"*,7512.

CoLONKB 3. — Dans les trois tableaux, cette colonne indique la tension absolue H' qui existait dans le réservoir à la fin de chaque expérience.

C'est dans la détermination de cette tension absolue, que nous avons rencontré le plus grave des inconvénients inhérents au mode d'expérimentation que nous avons adopté.

Pendant toute la durée d'une expérience, la tension baisse dans le réservoir par suite de la dépense d'une certaine quantité d'air et aussi par suite du refroidissement qui correspond au travail à détente du volume d'air qui reste dans la capacité à la fin de Texpérience, travail qui sert à surmonter la résistance au mouvement dans toute la longueur de la conduite, la résistance atmosphérique à son extrémité et dont une partie est transformée en force vive dans la veine fluide qui s'échappe .

Le refroidissement qui provient de cette cause peut se calculer par l'expression connue :

aiusi, par exemple, si la température T au début de l'expérience était de 22^» centigrades ou de 295^ absolus, la pression initiale absolue P de 3™ de mercure et la pression finale absolue F de 2",85 de mercure, on aurait :

d'où T' = ^^ = 290^64.

L'abaissement théorique de température serait donc de 295 — 290,64 = 4^,36 ; soit une baisse moyenne de 0°,291 pour chaque diminution de 0",01 dans la tension.

Dans nos expériences, pour un abaissement de tension dans le réservoir, semblable à celui que nous venons de supposer, ^ baisse du thermomètre placé sur le réservoir était à peine le

quart de celle qui résulte du calcul, parce qu'il y avait, pendant la détente, un réchauffement dû à l'action des parois du réservoir. Cette action des parois était facile à constater pendant les périodes de repos entre les expériences ; le réservoir, pendant la l""* série d'expériences, était, à intervalles très rapprochés, tantôt exposé à l'action des rayons solaires et tantôt soustrait partiellement à cette action par les nuages, et Ton pouvait suivre de l'œil les variations de niveau de plusieurs millimètres de mercure qui en résultaient au sommet de la iîolonne dans la branche ouverte du manomètre.

Il est vrai que le thermomètre dont nous nous servions ne pénétrait pas directement dans 1q réservoir ; il était simplement placé dans un tube étroit fermé à l'extrémité et qui faisait saillie dans l'intérieur de ce réservoir ; de sorte que les indications de l'appareil devaient être en retard sur les variations de la température et que celle-ci, malgré le réchauffement dû à l'action des parois, devait baisser plus que le thermomètre ne l'indiquait, mais moins que de la quantité correspondante à la détente adiabatique. Il nous était impossible de mesurer le degré effectif de refroidissement entre les limites que nous venons d'assigner, malgré l'importance du phénomène au point de vue de l'exactitude des observations.

Quant à l'influence propre du réchauffement par l'action des parois du réservoir, après la fermeture du robinet d'échappement de l'air, on peut l'apprécier à l'aide de la loi physique de la proportionnalité des tensions absolues aux températures absolues sous volume constant. Ainsi, par exemple, si l'air après la fermeture de ce robinet était à la température absolue de 273** + 21° = 294° et à la tension absolue de 3"" de mercure, un réchauffement de 1° produirait un accroissement de tension h' qui serait donné par la proportion :

d'où Ji = 0™,0102.

A mesure que la tension diminue, l'accroissement de tension, pour une augmentation de température de P, devient plus faible ; ainsi pour une tension initiale de 2"" au lieu de 3",

RÉSISTANCES AU MOUVEMENT DE l'AIR COMPRIMÉ. 413

raccroissement de la tension pour un échauffement de 1® ne serait plus, d'après la proportion, que de

d'où A' = 0",0068 de mercure.

Ces préliminaires posés, voici ce que nous pouvions constater dans nos expériences :

Comme nous ne disposions que d'un manomètre à air libre et qu'il devait être placé à l'extrémité de la conduite, la baisse de tension dans le réservoir n'était pas mesurée directement. Pendant toute la durée de chacune de ces expériences, le mercure baissait dans le manomètre d'une quantité qui était égale, à chaque instant, à la somme de l'abaissement de tension dans le réservoir et de la perte de charge sur toute la longueur de la conduite et l'on ne pouvait mesurer directement que cette somme. Ce n'était qu'après la fermeture du robinet d'échappement que, la perte de charge disparaissant, l'équilibre se rétablissait et que le niveau du mercure remontait dans le manomètre pour ne plus indiquer que la tension dans le réservoir. La perte de charge était mesurée par la quantité dont le mercure s'était ainsi relevé, et la diflférence entre ce relèvement et la quantité totale dont il avait baissé pendant l'expérience,, représentait la diminution de tension dans le réservoir.

C'est en ce moment que nous pouvions constater qu'immédiatement après la fermeture du robinet, le mercure remontait rapidement, mais que son niveau ne s'arrêtait pas au point correspondant à la tension effective dans le réservoir ; il faisait de part et d'autre de ce point, en vertu de la vitesse acquise, des oscillations qui ne permettaient pas. d'apprécier exactement cette tension effective et comme, pendant ce temps, l'air se réchauffait assez rapidement dans le réservoir, ces oscillations dont l'amplitude s'affaiblissait de plus en plus, étaient accompagnées d'un relèvement progressif du niveau du mercure qu'il était aisé de constater à la simple vue. Lorsqu'elles étaient éteintes, ce niveau continuait encore à monter de quelques millimètres pour n'atteindre la position d'équilibre qu'au bout de 4 à 5 minutes lorsque l'air avait repris la température extérieure.

quart de celle qui résulte du calcul, parce qu'il y avait, pendanl la détente, un rédiaufFement dû à l'action des parois du réservoir. Cette action des parois était facile à constater pendaal les périodes de repos entre les expériences ; le réservoir, pendant la l"" série d'expériences, était, à intervalles très rapprochés, tantôt exposé à l'action des rayons solaires et tantôt soustrait partiellement à cette action par les nuages, et l'on pouvait suivre de l'oiil les variations de niveau de plusieurs milliraètres de mercure qui en résultaient au sommet de la colonne dans la branche ouverte du manomètre.

Il est vrai que le thermomètre dont nous nous serrions ne pénétrait pas directement dans le réservoir ; il était simplement placé dans un tube éti'oit fermé à l'extrémité et qui faisait saillie dans l'intérieur de ce réservoir ; de sorte que les indications de l'appareil devaient être en retard sur les variations de la température et que celle-ci, malgré le réchauffement dû à l'action des parois, devait baisser plus que le thermomètre ne l'indiquait, mais moins que de la quantité correspondante à la détente adiabatique. Il nous était impossible de mesurer le degré effectif de refroidissement entre les limites que noua venons d'assigner, malgré l'importance du phénomène au point de vue de l'exactitude des observations.

Quant à l'influence propre du réchauffement par l'action des parois du réservoir, après la fermeture du robinet d'échappement de l'air, on peut l'apprécier à l'aide de la loi physique de la proportionnalité des tensions absolues aux températures absoluL's sous volume constant. Ainsi, par exemple, si l'aie après la fermeture de ce robinet était à la température absolue de 273" -i- 21" = 294" et à la tension absolue de 3'" de mercure, un réchauffement de 1" produirait un accroissement de tension h' qui serait donné par la proportion :

3'" : S"' + A' = 294° î 205°, d'oii h' = 0™,0IÛ2.

A mesure que la tension liiminue, l'accroissement de tensioni

raccroissement de la tension pour un échauffement de 1° ne serait plus, d'après la proportion, que de

d'où h' = 0",0068 de mercure.

Ces préliminaires posés, voici ce que nous pouvions constater dans nos expériences :

Comme nous ne disposions que d'un manomètre à air libre et qu'il devait être placé à l'extrémité de la conduite, la baisse de tension dans le réservoir n'était pas mesurée directement. Pendant toute la durée de chacune de ces expériences, le mercure baissait dans le manomètre d'une quantité qui était égale, à chaque instant, à la somme de l'abaissement de tension dans le réservoir et de la perte de charge sur toute la longueur de la conduite et l'on ne pouvait mesurer directement que cette somme. Ce n'était qu'après la fermeture du robinet d'échappement que, la perte de charge disparaissant, l'équilibre se rétablissait et que le niveau du mercure remontait dans le manomètre pour ne plus indiquer que la tension dans le réservoir. La perte de charge était mesurée par la quantité dont le mercure s'était ainsi relevé, et la différence entre ce relèvement et la quantité totale dont il avait baissé pendant l'expérience,, représentait la diminution de tension dans le réservoir.

C'est eu ce moment que nous pouvions constater qu'immédiatement après la fermeture du robinet, le mercure remontait rapidement, mais que son niveau ne s'arrêtait pas au point correspondant à la tension effective dans le réservoir ; il faisait de part et d'autre de ce point, en vertu de la vitesse acquise, des oscillations qui ne permettaient pas. d'apprécier exactement cette tension effective et comme, pendant ce temps, l'air se réchauffait assez rapidement dans le réservoir, ces oscillations dont l'amplitude s'affaiblissait de plus en plus, étaient accompagnées d'un relèvement progressif du niveau du mercure qu'il était aisé de constater à la simple vue. Lorsqu'elles étaient éteintes, ce niveau continuait encore à monter de quelques millimètres pour n'atteindre la position d'équilibre qu'au bout de 4 à 5 minutes lorsque l'air avait repris la température eadérieure.

11 résultait évidemment de là que le mercure, à l'instant où il devenait possible de prendre note de son niveau, s'était relevé d'une quantité plus grande que la perte de charge réelle au moment de la fermeture du robinet d'échappement, puisqu'il s'était déjà produit un réchaufiement de l'air, et que la tension ainsi déterminée dans le réservoir était aussi trop grande, puisque le réchauffement Tavait relevée au-dessus de sa valeur minima.

Cependant il faut observer que la dépense d'air du réservoir devant être déterminée d'après la perte de tension dans ce réservoir et dans l'hypothèse d'une température constante, • l'erreur ainsi commise dans l'évaluation de cette perte de tension était plus apparente que réelle et que, rigoureusement, pour apprécier la quantité d'air dépensée pendant l'expérience, il fallait attendre que l'air eût repris sa température initiale dans le réservoir et mesurer seulement alors la diminution de tension qu'il y avait subie.

Four la précision des résultats de ces expériences, il aurait fallu que la perte de charge pût être mesurée immédiatement après la fermeture du robinet d'échappement et que la perte de tension dans le réservoir ne fût déterminée qu'après le rétablissement complet de la température initiale.

Pendant la 1"^ série d'expériences sur la grosse conduite, nous avons pris note du relèvement du mercure bien avant que le réchauffement de Tair fût entièrement effectué et aussitôt que les oscillations étaient devenues assez faibles pour le permettre , mais dans les autres expériences, nous l'avons noté un peu plus tard, ce qui fait que les pertes de charge constatées dans ces dernières doivent remporter sur les pertes réelles au moment de la fermeture du robinet d'échappement, d'une quantité un peu plus grande que dans les premières.

Notre attention n'a, malheureusement, été appelée sur l'importance de ces considérations, qu'après les expériences et lorsque nous avons voulu tirer des résultats obtenus, toutes les conséquences qu'ils comportaient. Cependant nous devons encore observer que les erreurs commises en évaluant trop haut les portes de charge, se trouvaient plus ou moins exactement

RÉSISTANCES AU MOUVEMENT DE l'AIR COMPRIMÉ. 415

^mpensées par une appréciation trop élevée de la baisse de tension dans le réservoir après rétablissement de la températare initiale intérieure, puisque cette baisse était mesurée par la différence de l'abaissement total du niveau du mercure dans le manomètre pendant toute la durée de l'expérience et du relèvement après fermeture du robinet. La tension s'élevant encore d'une petite quantité (quelques millimètres) après l'annotation, le volume d'air dépensé mesuré par l'abaissement de tension sous la température initiale, devenait un peu trop grand, et la vitesse calculée dans la conduite, un peu trop considérable ; de sorte que nous devions attribuer une perte de charge supérieure à la perte réelle, à une vitesse plus grande que la vitesse réelle, ce qui établissait une sorte de compensation.

Quoi qu'il en soit, les erreurs inhérentes à notre mode d'obflervation et à notre manque d'expérience préalable au sujet deces opérations assez délicates, quoiqu'elles aient une certaine importance, ne sont pourtant pas suffisantes pour infirmer tous les résultats obtenus et nous avons inséré dans la troisième colonne des tableaux, les valeurs de H' ainsi déterminées avec plus ou moins d'exactitude, dans la pensée que les formules auxquelles nous serions conduit par ces observations approximatives, seraient suffisantes pour les applications sans présenter toute la précision désirable au point de vue scientifique. Colokne4. — Cette colonne indique les diminutions de tension qui se produisaient dans le réservoir pendant chaque •ôxpérience, elles ont été déterminées comme nous venons de le dire.

CoLOKNE 5. — Celle-ci indique la tension moyenne H" de l'air dans le réservoir pendant la durée de chaque expérience ;

^Ue était égale à ^ — .

Colonne 6. — Elle indique les mêmes tensions moyennes ^n atmosphères absolues. Elles ont été déterminées par l'expression

Colonne 7. — Cette colonne indique la densité moyenne

de Pair dans le réserroir. sous la tension H" et à la températiire moyenne que nous avons pensé pouToir adopter, malgré les légères variations que nous avons constatées tantôt ea plus, tantôt en moins.

L'air a été considéré comme sec, quoiqu'il fût chargé d'une quantité de vapeur d'eau qui nous était inconnue, mais dans les applications de nos formules construites sur cet état hypothétique de l'air, on évitera en grande partie les légères erreurs qui peuvent en résulter, en admettant à priori que l'air sera, également sec dans les appareils que l'on doit établir.

Les densités contenues dans cette colonne ont été calculées à Paide de l'expression connue

La température centigrade ^ adoptée comme moyenne des températures que l'air avait possédées dans le réservoir pendant chacune des trois séries d'expériences, était de 22* pour la première série sur la grosse conduite, de 18*,5 pour la seconde série sur la même conduite et de 16^,5 pour la série d'expériences sur la petite conduite.

CoLONKE 8. — Dans les trois tableaux, les valeurs contenues dans cette colonne représentent les pertes de charge sur toute la longueur des conduites, constatées par le manomètre. Ces pertes de charge ont été déterminées par la méthode exposée dans les considérations sur les valeurs de H', contenues dens la colonne 3.

Dans le tableau C, ces pertes de charge représentent toute Li nésistance opposée au mouvement de l'air dans la petite conduite, parce que celle-ci, construite au niveau du sol sur lequel reposait le réservoir et malgré quelques ondulations dans les plias horizontal et vertical, pouvait être considérée comme pticéi* dans un même plan horizontal et comme rectiligne. liais il n'en est pas de même des pertes de charge manométaiituiiîj indiquées dans les tableaux A et B relatifs à la grosse Mminit» qui avait deux parties verticales, de 465,"09 de hau- 3nr làncune, et qui n'avait, par conséquent, que

1*^I"j:)SJ — 2.465,09 = 50*,90 de locgaenr horizontale.

Dans cette conduite, Tair contenu dans les deux parties verticales, pendant le mouvement, avait une densité plus grande dans la colonne descendante que dans la colonne remontante, et la différence des poids dans les deux colonnes servait à vaincre une partie de la résistance opposée au mouvement dans toute la longueur de la conduite. Il est clair que cette différence de poids évaluée en mètre de mercure, devait être ajoutée à la perte de charge indiquée par le manomètre pour constituer la perte de charge effective correspondante au mouvement de Pair dans cette conduite.

CoLOKNE 9. — Dans le tableau G, les chiffires contenus dans cette colonne indiquent, en secondes, la durée de chaque expérience, depuis l'instant de l'ouverture brusque du robinet d'échappement jusqu'à celui de sa fermeture.

Dans les tableaux A et B, cette colonne contient les pertes de charge correspondantes à la différence des poids de l'air dans les deux parties verticales de la conduite qui avaient 465'",09 de hauteur et, ensemble, une longueur de 930^,18.

Voici comment ces pertes de charge ont été déterminées : Représentons par H^ la tension absolue de l'air au sommet

de la colonne verticale descendante ; H, id. au sommet de la colonne verticale

par laquelle l'air remonte ; H, la tension absolue commune à ces deux colonnes, à leur partie inférieure.

La tension moyenne absolue dans la colonne descendante

H. + H3 sera '^ ;

la tension absolue moyenne dans la colonne remontante

H, +H, sera * ' — ?.

La différence des tensions moyennes absolues dans les deux colonnes, sera

H| + H3 ^ H, + Hg __ H, — H, 2 2 "^ 2 •

Gela siguifie que la différence de poids des deux colonnes est

égale au poids d'une colonne de même hauteur, à la même température, et dont la tension serait égale à la demi-différence des tensions de Pair aux extrémités supérieures des deiu colonnes yerticales.

Ciomme la perte décharge représentée par cette actioninégale de la pesanteur sur les deux colonnes, est toujours assez faible, on peut supposer provisoirement que la perte de charge accusée par le manomètre représente toute la résistance opposée au mouyement de Tair dans toute la longueur de la conduite ; il résultera de cette hypothèse qui est très voisine de la réalité, que la perte de charge inhérente aux parties verticales de la conduite qui ont ensemble 930", 18 de longueur, sera les

' = 0,948 de la perte de charge accusée par le manomètre et que H^ — H, sera effectivement égal à 0,948 de cette perte de charge manométrique que nous représenterons par h!.

Si t représente la température de Tair dans les parties verticales de la conduite, 1q poids de la colonne de tension * T" — -^

sera, en kilogrammes :

ikii. OQO 0.948 .A .273 ,^^^ ^ ^ '^^^ 2 (273 4-^)0,76 *^^ '"^•

Pour le tableau A, t était égal à 22" et Texpression se réduisait à

Pour le tableau B, t était égal à 18'',5 et Texpression se réduisait à

et comme une hauteur de 0°^,76 de mercure exerce une pression de 10333^*^ par mètre carré, la colonne de mercure représentant la différence de poids des deux colonnes, aura, pour loorteur,

Dfliis les expériences consignées dans le tableau A :

qj7 1 A.'

RÉSISTANCES AU MOUVEMENT DE l'AIR COMPRIMÉ. 419

Dans les expériences correspondantes au tableau B :

C'est à Taide de ces deux expressions que la partie des pertes de charge totales qui n était point accusée par le manomètre et qui était surmontée par Faction de la pesanteur dépendante de la profondeur du puits, a été calculée.

Ainsi, par exemple, dans le tableau Â, la 7* expérience donne :

Dans le tableau B, la 5® expérience donne :

Colonne 10. — Dans le tableau C, cette colonne renferme les volumes d'air dépensés pendant chaque expérience, sous la tension moyenne H" ; nous verrons plus loin comment ils ont été déterminés. Dans les tableaux  et B, cette même colonne indique les pertes totales de charge, comprenant les pertes accusées par le manomètre, plus celles qui sont dissimulées par l'action de la pesanteur sur Tair contenu dans les parties verticales de la conduite.

Colonne 11.— Dans le tableau C, la colonne 11 indique les volumes d'air dépensés par seconde, sous la tension moyenne H''.

Dans les tableaux A et B , elle indique la durée de chaque expérience.

Colonne 12. — Dans le tableau C, cette colonne indique la vitesse que l'air possédait à l'entrée de la conduite, en supposant tout le volume dépensé par seconde ramené à la tension moyenne H".

Dans'les tableaux A et B, elle indique, comme la colonne 10 du tableau C, les volumes d'air dépensés sous la tension moyenne H'', pendant chaque expérience.

Dans les tableaux A et B, ces volumes ont été déterminés de la manière suivante :

La capacité totale du réservoir dont la grosse conduite faisait partie, dans notre mode d'expérimentation, était de 125,834 mètres cubes.

Pendant chaqne expérience, la tension absolue y passait de H à H^ on 7 baissait de H — H', et comme nous admettons que la température demeurait inrariable, malgré les légères variations constatées, il est clair que le volume d'air débité correspondait à un volume de 125"',S34 pris à la tension H — H'. Ce volume ramené à la tension moyenne H'', se réduisait donc à

Les cbiffres contenus dans la colonne 12 des tableaux A et B ont été calculés à Faide de cette expression.

Elle ti servi également à déterminer les volumes compris dans la colonne 10 du tableau G, en y Csdsant une légère modification. Dans les expériences sur la petite conduite, la capacité du réservoir qui restait en communication avec la grosse conduite fermée à son extrémité, se trouvait agrandie du volume intérieur de cette petite conduite, qui était de 0,7295 mètre cube ; cette augmentation de la capacité constante la portait à 126,5635 mètres cubes ; de sorte que le volume d'air débité dans chaque expérience, sous la tension moyenne était :

CoLON]!!rB 13. — Dans le tableau C, cette colonne indique la valeur de la constante dans une formule qui représenterait les résultats d'expériences comparés à une expression théorique qui représenterait exactement la loi de variation de la résistance au mouvement de Pair. Nous reviendrons tout à Theure sur cette question à propos de la colonne 15 qui contient les valeurs correspondantes relatives aux tableaux A et B.

Dans ces tableaux A et B, la colonne 13 indique le volume d'air débité par seconde sous la tension moyenne H''.

Dans les trois tableaux, ces volumes ont été déterminés en divisant le volume total dépensé pendant Texpérience, par la durée de cette expérience, exprimée en secondes.

CoLOKKB 14. — Celle-ci indique la vitesse de Fair à l'entrée de la conduite, sous la tension moyenne H'' ; elle correspond à la colonne 12 du tableau C.

Ces vitesses moyennes ont été calculées en divisant les volumes débités par seconde, par les sections des conduites.

Ces sections étaient :

Pour la grosse conduite . . . 0"', 01227 . . . diamètre 0",125. Pour la petite 0'»%004185 . . diamètre 0*",073.

CoLOKNE 15. — Dans les tableaux A et B, cette colonne correspond à la colonne 13 du tableau C, et les valeurs qu'elles contiennent ont été déterminées de la même manière.

Dans toutes les expériences faites jusqu'aujourd'hui sur la résistance que les parois des conduites opposent au mouvement des fluides, tant liquides que gazeux, on a constamment trouvé cette résistance proportionnelle à la longueur des conduites. Nous avons admis cette loi sans faire d'expériences spéciales pour la vérifier.

D'autre part, la résistance a été trouvée dans les expériences antérieures, tantôt proportionnelle au carré de la vitesse des fluides, tantôt proportionnelle au carré de la vitesse plus une fonction de la V^ puissance de cette vitesse. En examinant avec attention les pertes de charge réalisées dans nos expériences, il nous a semblé, malgré les écarts dépendants des erreurs inévitables d'observation et des erreurs inhérentes au procédé d'expérimentation employé, que ces pertes de charge, sous des densités de l'air à peu près semblables, variaient plutôt suivant Xa loi du simple carré de la vitesse que suivant l'autre loi. !^ous avons adopté la loi du simple carré de la vitesse.

D'un autre côté, les expériences de M. Arson ayant mis en évidence la proportionnalité de la résistance à la densité de X'air en mouvement, toutes choses égales d'ailleurs, au moins ^our les tensions de l'air sur lequel ses expériences ont été faites, xious avons pu constater dans les nôtres que cette résistance c^roissait également avec la densité pour des tensions plus élevées, mais peut-être pas aussi rapidement que la première puissance de cette densité. Malgré les' résultats de quelques expériences qui tendraient à faire adopter la loi de proport;lonnalité de la résistance à cette première puissance de la densité, l'ensemble des faits considérés abstraction faite des écarts 'tctntôt dans un sens, tantôt dans l'autre, semble démontrer que

quart de celle qui résulte du calcul, parce qu'il y avait, pendant la détente, un réchauffement dû à Faction des parois du réservoir. Cette action des parois était facile à constater pendant les périodes de repos entre les expériences ; le réservoir, pen- <lant la 1'® série d'expériences, était, à intervalles très rapprochés, tantôt exposé à l'action des rayons solaires et tantôt soustrait partiellement à cette action par les nuages, et l'on pouvait suivre de l'œil les variations de niveau de plusieurs millimètres de mercure qui en résultaient au sommet de la colonne dans la branche ouverte du manomètre.

Il est vrai que le thermomètre dont nous nous servions ne pénétrait pas directement dans 1q réservoir ; il était simplement placé dans un tube étroit fermé à l'extrémité et qui faisait saillie dans l'intérieur de ce réservoir ; de sorte que les indications de l'appareil devaient être en retard sur les variations cle la température et que celle-ci, malgré le réchauffement dû à l'action des parois, devait baisser plus que le thermomètre ne l'indiquait, mais moins que de la quantité correspondante à la détente adiabatique. Il nous était impossible de mesurer le degré effectif de refroidissement entre les limites que nous venons d'assigner, malgré l'importance du phénomène au point de vue de l'exactitude des observations.

Quant à l'influence propre du réchauffement par l'action des parois du réservoir, après la fermeture du robinet d'échappement de l'air, on peut l'apprécier à l'aide de la loi physique de la proportionnalité des tensions absolues aux températures absolues sous volume constant. Ainsi, par exemple, si l'air après la fermeture de ce robinet était à la température absolue de 273° + 2P = 294** et à la tension absolue de 3"* de mercure, un réchauffement de P produirait un accroissement de tension /i' qui serait donné par la proportion ;

<l'où h! = 0",0102.

A mesure que la tension diminue, l'accroissement de tension, pour une augmentation de température de P, devient plus faible ; ainsi pour une tension initiale de 2" au lieu de 3",

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l'accroissement de la tension pour un échaufiFement de 1® ne serait plus, d'après la proportion, que de

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