CHAPITRE II
ESPRIT DE LA LÉGISLATION OUVRIÈRE
^Icduclions rigoureuses se ra])prudienl jKir leur précision de etîlles de l'école niathéuialique (1). Les i)rincii)aux rei;réseiilnnts de l'école adiiielleut l'intervention de l'Ivlal dans une certaine mesure; mais il n'y a aucun lien nécessaire entre leurs déductions logiques, et notaninient leuis remanjuables éludes sur la valeur, et leurs conclusions sur la ({ueslion de l'intervenlioiniisme.
22. — Méthode monographique. — Il n'est pas jusqu'aux métliodes dont l'application semble devoir logiquement conduire à des solutions lavorahles à i'élalisme, qui ne soient utilisées par des économistes aux tendances opposées. Ainsi, la méthode monographi(jue, (|ui procède manitesleinent de la méthode in:luctive, préconisée par les écoles interventionnistes, a été mise e,i honneur par récole de Le Play, dont les tendances libérales sur le terrain' économi([ue sont indéniables ;V. infra).
23. — Méthode naturaliste (sociologie biologique) t'I). — L'école de la sociologie biologicfue, (jui envisage la société comme
(1) ^ur les travaux de l'école autrirhicnno, iiolanunenl de Sa\, .Meiigcr, Bohin-Hawcrck, iMalaja, cous, nolanimciil: Cessa, p. 129 cl s.; Ft.Mlbogen ÇJoupfi. tics Ecunomi.stcs, lUU-Ki); (,ide et Risl, p. i307. — Ces derniers auteurs font observer avec raison (iiie, depuis les travaux de Clark, l'aller, etc., telle école est devenue plus américaine qu'aulrichicnne. — Cens. J. B. Clark, Princi/fes d économie, trad. Oualiii et Leroy, 11)11; Nixon Carver, La répartition des richesses, trad. H. Picaiil, 1913.
(2) d'our l'élude des doclrines de la sociologie biolofjiijne. cous, notaminenl: — comme précurseurs: Aui^usle Comte, Cours de philosophie positiUe, l. IV, et La snciolo(jic, édil. Higolage, 97; H. Spencer, Principes de sociologie, i 11; de Hohcrly. Souiteau programme de sociolaqie. 19Û1: — parmi les théoriciens de lécole: Espinas, Les sociétés animales, 1877; Sclia>flle, Bail iind Leben des socialen Kôrpers, 187r)-78: Lilienleld, Pathologie sociale, 189G; de Greel", La structure générale des sociétés^ 2 vol., 1908; Jzoulel, La cité moderne, 1891; Ferri, Soci<ilisme et science positive, Irad. Croce, 1897; Worms, Organisme et société, 1890, et Principes biologiques île Véixilution sociale, 1910; Duprat, Psychologie sociale, 1920. — ,V. aussi Durkhcim, La division du travail social, 1901, etc. — Organe rie l'école: Revue internationale de sociologie. — Certains sociologues, et 3ion des moindres, tout en considérant la société comme une réalité organique, ^commc un individu phgsiolagique, lui refusent la conscience, la i)ersoinialité ou individualité psychologique (Fouillée, La science sociale contemporaine) .
Pour loute .-une école de jurisconsultes, théoriciens du droit public, l'Etat est bien une personnalité réelle, mais d'une réalilé en quelque sorte métaphysique : J'Elat, en d'autres termes, est la personnalité juridique suprême, prgane de l'unité collective de la nation. — Michoud, Im théorie de la personnalité morale, liHKi; Jellinek, System der offentlichcn subjektive Bechten, 1892, etc. — V. aussi llauriou, La science sociale traditionnelle, .1896, et Leçons sur le mouvement social.
D'autres 5ociolo<,mes, enfin, refusent à la société toute réalilé objective, et considèrent son assimilation à un organisme vivant comme une simple métaphore dont il serait périlleux d'exagérer la valeur.— Tarde, Etudes de ^physiologie sociale, 1898; et Psychologie économique, 2 vol. 1902. —
un organisme vivant, analomiquement et physiologiquenient analogue à l'organisme humain, devrait, send)le-t-il, être logiquement conduite, et par son concept, et par sa méthode, empruntée aux sdiences jiaturelles, ù subordonner la i)ar[ie au toul. i'individuj isolé à l'Etat omnipotcjit et souverain. Il n'en est rien cependant, et au point de vue des tendances, les sociolog^ues sont très loin de Gonstituer une école homoi^ène (1).
Sans doute, la plupart d'entre eux .sont favorables à rélatisme ; mais la sociologie compte cependant des individualistes détenninés, tels que Si)encer et Novicow parmi les adeptes de la sociologie bioIogi(|ue (2), et Tarde parmi les sociolo«4ues dissidents. Et, d'autre part, l'on trouve parmi eux toutes les luiaiices do rinter'veiition,-i nisme, depuis l'intervenUonnisme modéré, fondé sur le concept de solidarité, d'Hauriou, Izoulet, Worms, Fouillée ou Diiguit. jusqu'au socialisme d'Etat confinant au socialisme de Sdiceffle, ou aux Conclusions collectivistes de Ferri, Durkheim ou de Greef.
Les écoles économiquks au point dk vue de leurs t;ond.\ncks. — 24. — Envisag<5es au point de vue de leurs tendances, les écoles économiques actuelles peuvent se répartir en trois groupes principaux : écoles socialistes, écoles libérales, écoles intervenlionnistes, <3u'il convient d'étudier successivement.
§ 1er. — Les écoles socialistes
25. — Les principales écoles socialistes. — Ce n'est point ici le lieu d'exposer les théories sociales qui se sont succédé dans le cours des âges (3), ou qui ont cours à notre époque. Xoiis ne
Conf. JI. Michel, U idée de lEtat, 1895 ; Dupont, G. Tarde et r Economie politique, 1910. - V. aussi Duguit: Le droit social: le droit individuel et la transformation de lEtat, 1908. - Cons. encore sur les différentes écoles sociologiques: Bernés, Les deux directions de la sociologie contemporaine (ficp. <f'éco/K ^/., 1894, p. 193); Revue de llnslitut de Sociologie, Bruxelles, 1920-21. ^ '
(1) Sic: Levasseur, Questions ouvrières, p. 382.
(2) Cons. spéc: Spencer, Lindividu contre lEtat (trad. Gerschel 1888) ouvrage .d'un libéralisme intransigeant Novicow, Les gaspillages des 'sociétés modernes, 1891.
(3) Sur l'histoire du communisme et du socialisme, depuis l'antiquité jusquau marxisme exclusivement, cons. nolamment: Souclion, Les théories économiques dans la Grèce antique, 1898; L. Revbaud, Etudes sur les réformateurs pu socialistes, modernes, 2 vol., 1" édit , 1840, 7e éd 1864- 5>udre, Histoire du communisme, 4e éd., 1850; Weill, L'école Saint-Simonienne; Lichtenberger, Le socialisme utopique, 1898; Charléty, Essai sur Ihistoire du Saint-Simonisme, 1896; Prudhommeaux, Histoire de la communauté icarienne. 1907; Dolléans, Robert Owen, 1907; - B. iialon Précis ^l^torique de socialisme, 1892; Engels, Die Entwickelung des Socialismus von fier Utopie zur Wissenschaft, 1882; Maisonneuve, Pecqiieur et Vidal
INTRODUCTION. — CHAPITRE II
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ilécrirons idonc ni tes syslcmcs de reconstruction sociale des prédui-scurs du socialisme moderne, Saint-Simon, Fourier, Robert Owen, ou leurs disciples (Hnfanliu, V. Gonsidéranl, etc.), "i 1<^ oonnnunisnie de Babeul ou de Cabet, ni les conceptious des socialistes de transition, tels que P. Leroux, Pecqueur, Vidal, Stuart- Mill ou Rodbcrlus, ni les vues étalistes et coopcralisles de Louis Blanc, dont l'action a été puissante sur le dcvelopi>cment de la législation protectrice du travailleur, ni les tlicories singuliùreinent ooînplexes, et parfois antinomiques, de Proudlion, enneuii délerminé de la propriété individuelle, mais également liosli'.e ù la centralisation collectiviste, et qui, à ce titre, peut èlre considéré oomme un précui-seur tout à la fois de l'anarcliisme Ihéoriciuc, et de la conception fédéraliste en honneur aujouixl'hui dans les mi* lieux ouvriers.
26. — Nons n'exposerons pas davantage la théorie colîccliviste de récole du matérialisme historique, ou école marxiste, consignée dans l'œuvre monumentale de Karl Marx, Le capilnL et développée, commentée et critiquée depuis lors par toute une pléiade d'écrivains favorables ou hostiles au socialisme scientifique, dont les floamules sont loin d'ailleurs d'être fixées (1). Le cadre de cet
1898; Isambert, Les idées socialistes en France de 1S15 à IS'tS, 1901; Fom'nicre, Les théories snciali.stcs au XIX^ siècle (de Babouf à Proiulhon), 1901; Paul Louis, Les étapes du socialisme, 1901; Hoiirgiii, Le socialisme français de 17^9 à ISiS, 1912; Zexac s, Ilumbert, etc., Histoire des partis socialistes en France, 1912; Guy-Grand, Ilarmel, etc., Proiidhon et notre temps, 1920. — Conf. les ouvrages précités de Cossa, Rumbaud, H. Denis,
Weill, etc.
(1) Cons nofammenl, sur le mouvement socialiste contemporani: — parmi les ouvrages français à tendances nettement collectivistes, ou communistes: Benoît l^Ialon, Socialisme intégral, 3 vol., 1892; Renard, Le régime socialiste ; G. Deville, Principes socialistes, 1898; Fournière, L'individu, r association et VEtat, 1907; Jean Grave, La société mourante et l'anarchie; Jaurès, Etudes socialistes, 1902: Emm. Lévy, L'affirmation du droit collectif (préf. d'Andler), 1903; Georges Renard, Mantoux, Landry, etc.. Le socialisme à l'œuvre, 1907; G. Sorel, Réflexions sur la violence, 1908; — parmi les ouvrages allemands: Engels, op. cit.; Bernstein, Socialisme théorique et ^social-démocratie, trad. Cohen, 1900; Mengcr, L'Etat socialiste, Irad. Milhaud, 1901; Kautsky, Le programme socialiste, trad. Remy, 1910; — parmi les ouvrages belges: H. Denis, op. cit.; Vandervelde, Le collectivisme let l'évolution industrielle; — parmi les ouvrages italiens: Ferri, et science positive, trad. Croce, 1897; Croce, Matérialisme trad. Bonnet, 1901; Labriola, Essais sur la conception matél'histoire, préf. de Sorel, 2e éd., 1902; — parmi les ouvrages The historical bases of socialism in England; — américains: Gronlund, Coopérative commonivealth;
Sociatisme
historique,
rialiste de
pnglais, Hyndmann,
parmi les ouvrages
Bellamy, Looking Backward, roman communiste traduit et réfuté par
M .de Lcstrade sous le titre Seul de son siècle (Comp. Travail, de Zola); —
parmi les ouvrages russes: P. Kropolkinc, La conquête du pain, préf. d'E.
Reclus, 1895, et L'entraide, 190G, etc. — Cons. également, parmi les ouvrages
ouvrage ne nous permet pas de suivre, dans les ceuvres des contem-» j)orains de Marx, tels i[ue Lassallc ou de Paepe, de ses disciples, ^directs, Lngels, Laf argue ou Kaulsky par exemple, ou de ses conti- !iuateiii*s, les déformations qu'a subies la doctrine primitive, soit Alans le sens révohilionnaire, soit dans le sens évolulioimiste :
CoUccliiisinc infrf/rai internationaliste, on rcvoliilionnaire^ pré- •ronisé par l'.Vssociation intcrnalionale des travailleurs, et, depuis la dissolution de celle association, par la plupart des grou|>ements socialistes nationaux et des Fédérations internationales (Intcrnalionale -socialiste de Bruxelles, Internationale syndicaliste d'Ams- (erdam, etc.) ; parti socialiste unifié (adhérent à l'Internai, ouvr., P. S. V. I. O.; avec Jules (iucsde, Lafargue, Jaurès, Vaillant, .Lagardelle, (i. Sorel, etc.) (1); Social-démocratie allemande aveo
favorables, flans une certaine mesure, 3U collectivisme: de Laveleye, Le socialisme 'contemporain, 6^ éd., 1891; Scba'ffle, La quintessence du socia- Jismc, trad. fr., 1891; H. et S. Webb, Industrial demucracy, 1898; Walras, ■ouvr, précité; Ch. Secrétan, Mon utopie, etc.
Pour l'cxposéi dc'^criplif dtvs progrès du socialisme dans les divers pays, cons.: Désirée et Vandervelde, Le socialisme en Belgique, 2c éd., 1903; Métin, Le socialisme en Angleterre; Re ic Gonnard, Le socialisme anglais cjontemporain, 1903: Blondel, Un congrès ouvrier allemand (Quest. pratiques, 1901, p. 1 et s.); de Seilbac, Le monde socialiste, 1901: Sombart,, Socialismus und Soziale Bcwcgung, Gc éd., 1908; Weill, Histoire du mounement social en France, 2^ éd., 1910; Le socialisme à l'étranger, j^ar Rardoux, Gidcl, Isambert, etc., 1909; Tourgau- Karanowski, L'historique du socialisme moderne, trad. Schapiro, 1915. — V. aussi Ilitior, La dernière tvolution /doctrinale du socialisme^, le socialisme juridique (^Rcv. d'éc^ polit., 190C); Brouilhet, op. cit.; Gi<le et Rist, op. cit.
Pour la crititfue des systèmes socialistes, cons. notamment: Paul Leroy- Bcaulieu, ,Le collectivisme, 4^ éd., 19U3, Riclitcr. Où mène le socialisme, trad. y illard; Boillcy, Les trois socialismes: anarchisme, collectivisme, réformisme, 1895; Villey, Le socialisme contemporain, 1898; Bourdeau> L'évolution du socialisme, 1901; ViUredo Pareto, Les systèmes socialiste^, 2 vol., 1902; .\ucuy. Les systèmes socialistes d'échanges, 1907; Bourguin, op. .cit.; Pic, Le conflit des doctrines (^Qiiest. pratiques, 1911.188); Braibant. Le socialisme et l'activité économique, 1911; Turgeon, Le déterminisme marxiste (trav. de l'Univ. de Reims, 1911-15); Sanlaville. Socialisme et propriété, 1920.
Périodiques à tendances socialistes; en France, Revue socialiste, Mouvement socialiste. Vie ouvrière, Floréal; en Allernagne, le Vorivâerfs, etc.
(1) On connaît, par les débats retentissants des Congrès socialit>tes de ces dernières années, les dissenssionfc des partis ouvriers o> socialistes len France. Jusqu'en 1905, ces conflits entre guesdistes, allemanist s ou blanqnisles semblaient tenir plutôt à des questions de méthode ou de tactique fi l'égard des partis bourgeois qu'à des divergences fondamentales de doctrine.
La situation, toutefois, s'était sensiblement modifiée depuis la constitution en 1905 du parti socialiste unifié, à la suite du Congrès international d'.\nisterdam (1904) et du Congrès de Chaton (oct. 1905). Au parti socialiste unifié (1'. Sv F. I. O.), partisan résolu de la lutte de classes^ ennemi de toute compromission avec les partis bourgeois, s'opposait le i^arti socialiste autonome, fraction importante de l'ancien parti ouvrier
LÉ^ISL. INU. 2
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Bei>et, Kautsky, LicbknccUt, etc. ; parti socialiste belge avec Anscele^ H, Denis, Vandervelde, — anglais avec Hyiiclmann, amrr.'ca-n avec Gronloind, — partis ouvriers italien (eu voie d'évolution vers le réformisme) espaginol (à tendiuices anarchisles) et néo-esi.a<jnol (1).
CoUectimsme agraire de l'école auglo américaine de Sliiart-Mill, Waliace, Henry George (comp. Walras) ;
Collectivisme réformiste ou socialisme expérimental de Betioît Malon, Fournière, Miîlernnd (2), Viviani, Briand, Renard, G. Deville, G. Bour{3fin en France, d'Edj^. Mil'haud en Suisse, Vollniar ou Bernsteiii en Allemagne, des nouvelles Trade-Unions (tranaillsme) et de la Fabian Societij en ATigleterre (B. et S. Webb, op. cit.), de la Fédération américaine du traoal (prés. Gompers) aux Elats- Uiîis, dont l'objectif est au fond le môme que celui du col'eetivisme, mais qui prétend arriver au but prosfressivement, grâce à Fextension graduelle et indéfiwe du rôle de l'I^at et de la commune dans Tordre de la production ;
Communisme réuohilionnaire (parti blanquisle) et Collectirisme anar&Nste, dont les adeptes, disciples de Bakounine, Jean Grave, Kropolkine et autres, préconisent connue moyen la destruction violente, l'anéanlissement de la société capitaliste, iV/mr r/^/i/smr, et comme but Vanarchic : l'absence môme de toute contrainte légale leur apparaissant comme un état social idéal, oii la personnalité îhiumaine s'épanouira en toute liberté.
Bien qu'elle s*en défende parfois, la Confédération générale du travail, devenue depuis 1902 l'organe central du syndicalisme
français, qui, bien que poui^suivanl le même idéal, répudiait la tactiqua •révoiutiounaire et acceplait fraiichcmeuit la politique d action commune des parlis radical-socialiste et socialiste pour la réalisation des réformeis pratiques. — Sur le collectivisme altéré de G. Renard, par exemple, cons. Bourguin, op. cit., p. 75 et s. Ce parti français avait perdu du lerrain depuis la signature de la paix (juin 1919). Mais il semble devoir se reconstituer en face du parti communiste, à la suite de ladliésion du Congrès de Tours à la 3^-' internationale (v. infrù).
(1) Falacio , Dos anos de action socialista, lîuonos-Ayres, 1919.
(2) Millerand, Le socialisme réformiste français, 190o (vérilablc manifeste de la traction modérée du parti socialiste français). — V. aussi Challayc, Socialisme révolutionnaire et socialisme réformiste, 1909; Guy Grand,' La philosophie syndicaliste, 1913; Maxime Leroy, La coutume ouvrière. 2 vol. 1W3. — Il convient également de rattacher à ce groupe les syndicats indépendants qui, tout en figurant dans les Congrès social i>;tes, y représentent l'élément pondéraleur et pratique, et s'efforcent, malheu- Teusemcnt sans grand succès, de faire prévaloir les i<léos de progrès méthodique par lorganisation syndicale, et l'action combinée de TEtat et de la commune (socialisme municipal). — Cf. Mater, Le socialisme conscrvatem ou municipal, 1909; Orry, Les socialistes indépendants (Rev. d'Econ. polit., 1912). -- La Fédération du livre se rattache très nettement ^ ce groupe.
ouvrier (v. infra), serait plutiJt orientée dans le sens du collectivisme anardliiste (grèves révolutionnaires de mal 19'>0^
Bien différente à ce point de vue est l'attitude du Labour part,/ anglais, acquis dans son ensemble aux réformes pratiques et nro- •giressives . *^
Lo hoirhrrsmr. ou néo-comnmnismc russe, procède diredement du collocUvLsmo annrc'hisle. Eu effel, les 21 propositions de Leninc et Irolsivi, évaugilc de la 3' Inicrnationalc, ne tendent à ricu niouis qu'à un bouleversement social complel, dont les caraclerisl„|uos sont les suivantes: suppression, au moins théorique de toute propriété individuelle, obli^raliou rigoureuse au travail sanc- Uomiee par le teirorisnic, concenlration aux mains de l'Etat omnipotent et de ses organes régionaux {Sowels\ de toute l'activité nationale, soit politique (gouvernement, armée, relations extérieures^ soit économique (nalionalisation intégrale de l'industrie, du commerce et de l'agriculture).
Toute ri.is loire de la Russie depuis l'avènement des soviets, en octobre 191/, se résume dans là' lutte violente entreprise par le gouverncmKnl révolulionnairc pour briser à linlérieur toute résistance individuelle et favoriser au dehors, par les armes, l'inlri^ua et la corruplion, la propagande communiste. Vainqueur en apparence dans les limites de la Russie proprement dite ou de la Sibérie occidentale, le boldhevisme n'a ou d'autres résultats que de pIon"<.r
P.nTJi •' TT ''^"' *"' °''''°' '^"' "•""' ^«" de terrorisme, d anardiie et de misère. Tel est l'idéal cfue le Congrès de Tours
eu adhérant a l'Internationale de Moscou (30 déc. 1920) sur il proi^sition de Cadnn et de Frossard, ose pro,x>ser ailx' masses ouvrières françaises. La diminution des effectifs de la C G T f/^I!n''\!;''''^ révolntionnaire de mai 1920, et la défection de la plupart des paricmentaires socialistes français, qui, plutôt que d obéir aux ukases insultants de Moscou ont préférer qumer"e Congrès, suffiraient à démontrer que la France, pas S que 1 Angleterre ou les Etats-Unis, n'est mûre pour le communisme (2).
1910. - V aussi /V ,U,v !r' , ' ^ syndicalisme contre lElal,
n.ou"e„ént' cons o. L 1.= oui^ncre - Pour l'étude objective de ce nialla è i.i ' . ouvrages précités de Brouilhcl, Gide-Rist et
et par ein ,qm 4 An.'"'T",- ''". ^!""'"^"'"'"« révolutionnaire (Rev. polU ^t^parlein., 1911-4-130); Martm Samt-Léon, Précis du syndicalisme ouï^ier,
^o'>?^.«^"L.'^92Ô'''Bieuslôck°"^,"°''''"T'"'^ """' ^e Zimmerivald an
n^c, ,020. S e^iLn^^'r^cî. rrrédrt2rt:;;^"
INTRODUCTION