II. — Bourses du travail
443. — Des Unions de syndicats doivent être rapprochées les lioiuses de traucùl. Ce n'est pas que toute Bourse du travail iloive être assimilée à une union : envisagée en elle même, une Bourse nest qu'un lieu de réunion, un centre où les adhércnls des divers syndicats dune même ville ou réi»ion se rencontrent et se <oncertenl pour la défense de leurs intérêts, et l'organisation de divers services d intérêt collectif. Même dans le Ciis, très fréquent, où ces isyndicals ont leur siège social dans les locaux de la Bourse, l'on conçoit très bien, théoriquement, que chaque syndicat adhérent de la Bourse conserve toute son indépendance.
Mais, pratifiuement, il est év^ident que lobjectif de la création dans une ville d'une Bourse de ce genre est de constituer cntrcv tous les syndicats adhérents de la ville ou de la régioai ua lien l>ermanent, uaie fédération, qui elle-même s'affiliera à son tour aux fédérations similaires de F'rance.
En fait, à chaque Bourse du travail corresiX)nd une unioji ou fédération de syndicats adliérejits ; et toutes les Bourses françaisi-s ont constitué entre elles, depuis plusieurs années, une vaste fédération nationale. Depuis le Congrès de Montpellier (septembre 1902). la Fédération des Bourses, jusqu'alors indéiKîiidante, est
(1) Cf. Bry, p. 921; Dupont, op. cit. (Quest, pratiques, mai-juill. 1920)