‹ Traité élémentaire de législation industrielle [microform]. Les lois ouvrièresChapitre 129 sur 466 · CHAPITRE IV. — DES SYNDICATS PROFESSIONNELS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — DES SYNDICATS PROFESSIONNELS

devenue lun simple rouage de la Confédération qrnêrale du travail, constituée en 1895, au Congrès ouvrier de Limoges.

Celle-ci comprend : 1° Les fédérations nationales d industrie ou de ,métiers et les syndicats nationaux (arsenaux, tabacs, allumettes, iCtc). 2o Les Bourses du travail et les syndicats dont les professions ;ic sont pas constituées en fédération d'industrie ou de métier. ,ElLe ,se divise en deux sections : isection des fédérations et des syndicats isolés, et section de la fédération des Bourses. A sa tête, ,sont placées trois commissions permanentes : la commission du journal, la commission des 'grèves et de la .r/rè:»e générale (ce titre seul fait ressortir la tendance révolutionnaire de la C. G. T.), et la commission de contrôle. — Nous reviendrons ultérieurement sur les tendances générales de la Conféiéralion, et sur les oeuvres sociales des Fédérations de métier '(1).

4:44. — Progression rapide de l'institution. — Les Bourses du travail se sont rapidement midtipliées dans la majorité des piij^s industriels, et spécialement en France, en Belgique, en Suisse, en Italie, aux Pays-Bas. Il en existait 25 en France en 1893 ; le chiffre officiel pour 1913 est de 143 {Bull. Min. trau. 1915, p.33 ; étal au 1er janv. 1914). La plupart d'entre elles, tant en France qu'à l'étrangler, ont été créées par les syndicats ouvriers, avec le concours pécuniaire des municipalités, qui leur ont fourni un local gfratuit, et le plus souvent assuré une subvention annuelle (2).

(1) Cf. Pouget, Griffuelhcs, Jouliaux, M. Leroy, op. cit. — V. supra n»* 25 et puiv., et 436.

(2) D'après l'annuaire de 1901, le total des frais d'installation supportés par (les hudgcts municipaux, pour les 75 Bourses alors existantes, était de 3.123.550 francs, dont 2.872.372 pour la Bourse de Paris, fondé.^ en 1887, 32.500 pour celle de Vvon (18i)l), 33.000 pour celle de Marseille (1888) etc.. Le total des subventions municipalas s'est élevé, pour l'exercic*" l{n3. à 314.510 francs, dont 137.300 j^our Paris, 12.600 pour Bordeaux, 9.000 pour Marseille, 8.500 pour Lyon, etc.. Ces chiffres smt loin d'ailleurs de représenter le montant intégral des subventions allouées par les municipalilés aux organisations syndicales; c'est ainsi qu'en 1913, la ville de Lyon a consacré à cet effet 02. 210 francs: 8.50:1 pour le romctikinnement des services de la Bourse, 15.600 pour location et prix d'entretien do l'immeuble, 2.000 pour cours professionnels, 36.700 à titre de subventioji aux ciiisses syndicales de chômage, Congres corporatifs, ■etc. (Sfatist. de l'Office munie, du trav. de Lyon pour 1913). — Quelques Bourses reçoivent de-s subventions départementales (53.700 fr. au total, <'n 1913). — Certaines Bourees (.Vmieiis, Calais, Limoges, Bourse indépendante de Paris, créée en 1901 par les syndicats jaunes, etc.) ne reçoivent aucune «■id)vention. — Parmi les Bourses les plus importantes de l'étranger, nous signalerons: en Belgique, celles d'.XnVcrs, Bruxelles, Liège. Charleroi c*t VenMcrs; — en Suisse, celles de Genève et Zurich. — Les Bourses du liavail anglaises (Labour Exchanges) n'ont rien de commun avec les

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294 TITRE I. — RÉGLEMENTATION ADMINISTRATIVE DE L'l>'DUbTRIE

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