CHAPITRE IV. — DES SYNDICATS PROFESSIONNELS
Russie , ce régime semblait en effet le seul compatible avec le principe de la liberté du travail et de linduslrie, proclamé par la Révolution française, et adopté par la plupart des Etats. Nous assistons depuis quelques années À une renaissance du régime corporatif ; mais le régime corporatif nouveau, intimement lié aux tentatives de socialisme d Etat pratiquées en Allemagne et Autriche, en vue d améliorer le sort du travailleur, diffère essentiellement du régime corporatif ancien, dont on ne trouve plus guère aujourd'hui de vestiges qucn Turcpiie. Depuis îà Bévolution russe, les ouvriers sont obligatoirement embrigadés dans des Tiomets, semi-professionnels, se mi -politiques, très diiférents de la corporation de métier.
Les législations étrangères jxîuvent donc se diviser, au point de vue (pii nous occui>e, en trois classes : — lo législations qui admettent l'association professionnelle libre (1) ; — 2° législations qui ont conservé le^ corjwrations anciennes ou .institué un régime corporatif nouveau ; — 3» législation soviétiste (2).
§ 1^^. — Législations qui admettent l'association professionnelle libre
451. — l.'associalion professionnelle libre, plus ou moins analogue à l'organisation française des syndicats professionnels, prévaut aujourd'hui, à l'exclusion de tout régime corporatif, en Angleterre et dans les colonies ou Etats coloniaux dépendant de la Grande- Bretagne, aux Etats-Unis, en Belgique et aux Pays-Bas, en Suisse, en Italie, en Espagne et dans les Républiques de lAmérique du Sud, et dans les Etals Scandinaves.