CHAPITRE IV
DES SYNDICATS PBOFESSTONNEI S
ouvriers à se coaliser, et même à s'associer, à la seule condition de ne pas user de violences, de menaces ou d intimidation ix)ur atteindre leur but, et de resi>ecter la liberté du travail. A la faveur de celle loi, les associations professionnelles ouvrières (T renie -Unions)^ se multii>li('rent rapidement dans tout le Royaume; les unes, purement locales, les autres, étendant leur cercle d'action à tout un comté, voire même à tout le royaume (exemple : Fédération des mineurs). Il en est même, comme l Union des mécar.irien«;, qui finirent par créer (à l'étranger, en A^n^i'i^Pi-e ou dans les colonies, notamment en Australie, des Loges ou sections, affiliée à la Loge centrale, dont le sièjîe est à Londres (1).
454. — A leur origine, les Unions étaient, avant tout, des caisses lermanentes de chômage. Mais leur cercle d action s'élargit rapidement : d une part, en effet, ces Unions travaillèrciit à la réforme de la législation industrielle, et c'es-t eu partie à leur instigation que le Parlement anglais, prenajit l initiative d'un mouvement, suivi (îei)uis lors par toutes les nations industrielles, vota toute une série de Lois sur le travail des femmes et des enfants, linslection de.» mines et des iitcjiers, etc. ; d au.tr e part, ces Unions s'appliquèient à créer, entre leurs membres, tout un ensemble d institutions de prévoyance et d assistance mutuelle : secours funéraires, caisses de maladies, -caisses d'accidents, cais.^es de relrai'.e. secours aux émigrants. Toutefois, 4a caisse de chômage est la seule qui fonctionne dans toutes \cs Uniojis,
455. — Fendant les aimées qui suivirent la promulgalion de la loi de 1821, les Unions ouvrières furent vues, par les pouvoirs publics, avec une certaine faveur. Mais leur prospérité croissante finit par ix)rter ombrage aux patmns. qui avaient dû céder à plusieurs rei)rises devant la grève org'anisée. Les poursuites contre les associa lions ouvrières roconinTHencèrent ; il n'était pas difficile aux juges de trouver, dans larscnat inéiTuisa'ble des lois anglaises non abrogées, quelque disposition ix'rmettant de <?ond:imner les administrateurs. Ces rigueurs chi pouvoir eurent exactement les mêmes résultats qu'au oomme:>cement ^u siècle ; (certaines Unions curent recours de nouveau an terrorisme, et les attentats de Sheffield, en 1865, provoquèi-ent dans tout le Royaume une émotion cxxnsidérable. Une enquê'ic parleanôntaire fut ordonnée, e\ comme en l'&24, iaconclusion f-nt <|u"il convenait de renoncer aux mesures répressives et de reconnaître, cette fois expressément et sans ambages, les Trade-Unfons : d'où la loi du 29 juin 1871 ^Trad--Un'ons ad), complétée par ia loi dn 30 juin 1876, et par aine loi du 13 août
(1) Les Conseils de métiers et les Fédérations en Angleterre Ç^Quest. praf^ de législ ouvr., 1903, p. 93).
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300 TITRE I. — RÈGI.EMENTATION ADMINISTRATIVE DE L'iNDUSTHIK